Val de Loire patrimoine mondial. Identité, protection, valorisation
Tanchoux Philippe ; Priet François
PU RENNES
17,00 €
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EAN :9782753533455
Inscrit depuis 2010) sur la liste du patrimoine mondial culturel et naturel prévue par la Convention UNESCO de 1972, le Val de Loire est de par son étendue (280 km de long) le plus imposant site français labellisé. Or la notion de bien relevant du patrimoine mondial soulève des problématiques en partie différentes et donc assez largement inédites par rapport aux procédures de protection du patrimoine culturel telles que notre législation les appréhende. Elément déterminant pour classer les biens au titre du patrimoine mondial, la notion de Valeur universelle exceptionnelle (VUE) oblige les Etats dont les biens sont labellisés à définir précisément sur la bue de la convention de 1972 leurs qualités intrinsèques qui justifient ce label prestigieux. La détermination de la VUE du site du Val de Loire conduit à interpréter le champ du patrimoine à protéger de manière dynamique et extensive (châteaux classés, villes historiques et villages des bords de Loire, éléments d'architecture fluviale liés à la navigation ou aux autres activités qui complètent les données paysagères du fleuve). Elle invite également à s'interroger sur l'articulation possible entre les composantes de cette VUE avec d'autres éléments, témoignages de nouveaux processus de patrimonialisation, tels que le patrimoine immatériel, le patrimoine naturel, industriel, etc. Mais les notions de patrimoine mondial et de VUE appliquées au Val de Loire peinent à se construire juridiquement et ce alors même que les procédures de protection ne manquent pas. Le plan de gestion adopté en 2012 risque de s'insérer avec difficulté dans les dispositifs existants. Enfin l'enjeu de conservation des patrimoines culturel et naturel n'est pas exclusif. La labellisation doit également engendrer des actions de valorisation économique au sens large des territoires concernés.
Nombre de pages
243
Date de parution
12/06/2014
Poids
416g
Largeur
164mm
Plus d'informations
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EAN
9782753533455
Titre
Val de Loire patrimoine mondial. Identité, protection, valorisation
Auteur
Tanchoux Philippe ; Priet François
Editeur
PU RENNES
Largeur
164
Poids
416
Date de parution
20140612
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Apparue dans les années soixante, l'utilisation de la technique du label en matière de patrimoine connaît depuis quelques années une croissance spectaculaire. Issue du domaine de l'activité économique, ce label appliqué au patrimoine rend compte de l'ouverture du champ patrimonial à toute une série de nouveaux objets, en référence au sens anthropologique. D'initiative publique ou privée, il se retrouve à toutes les échelles territoriales : régionale, nationale mais aussi européenne et internationale. Au regard de cette évolution, l'ouvrage entend porter l'accent sur la typologie diversifiée de ces labels, sur leur portée juridique et leur impact auprès des acteurs du patrimoine et des publics.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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