Les mémoires de 'Issa al-'Issa. Journaliste et intellectuel palstinien (1878-1950)
Tadros Khalaf Noha
KARTHALA
24,99 €
Epuisé
EAN :9782811101602
`Issa al-Issa fut l'un des pionniers du journalisme moderne en Palestine. Il fut sans aucun doute le plus grand journaliste palestinien du Xxe siècle et l'un des intellectuels arabes les plus éminents de sa génération. Fondateur du journal Falastin, généralement considéré comme le quotidien palestinien le plus influent de 1911 à 1967, `Issa al-Issa ouvrit la voie à un journalisme éclairé en abordant certains sujets clés comme le patriotisme palestinien. Il fut également très attentif aux progrès de l'entreprise sioniste, dont la rapidité contrastait avec la lenteur de l'évolution sociale et économique palestinienne, et perçut très tôt le danger que représentait le sionisme pour les aspirations nationales palestiniennes. Le livre de Noha Tadros Khalaf, original et extrêmement bien documenté, offre non seulement le premier portrait détaillé de ce personnage majeur de l'histoire politique et culturelle palestinienne, mais également de longues citations de ses écrits, entre autres ceux publiés dans le quotidien Falastin. Il contient aussi le texte complet de l'autobiographie que rédigea le journaliste au crépuscule de sa vie. [...] Les événements historiques y sont retracés à travers le parcours singulier de `Issa al-Issa : les premières années en Palestine, durant lesquelles il fonda le journal Falastin, puis ses voyages fréquents en Egypte, son exil en Anatolie pendant la Première Guerre mondiale, son séjour damascène et enfin les longues années où, doyen des journalistes palestiniens, il écrivit des articles prémonitoires sur la catastrophe qui menaçait les Palestiniens. [...] Une voix aussi intelligente, équilibrée, mesurée et en même temps aussi passionnée est rare aujourd'hui dans le journalisme et la politique arabes. Grâce au livre novateur de Noha Tadros Khalaf, les lecteurs pourront faire la connaissance de ce personnage clé de l'histoire palestinienne et se familiariser avec ses opinions avant-gardistes. Extraits de la préface de Rashid Khalidi.
Nombre de pages
274
Date de parution
01/03/2009
Poids
460g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811101602
Auteur
Tadros Khalaf Noha
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20090301
Nombre de pages
274,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La problématique qu'Antoine Tadros a choisie, relève autant du droit des sociétés que du droit des biens. Loin de régir concurremment la question de la jouissance des titres sociaux d'autrui, le droit des biens et le droit des sociétés oeuvrent de conserve à sa résolution. Il n'existe pas une définition propre au droit des sociétés, et différente de celle à l'oeuvre en droit des biens, de la propriété, de l'usufruit, de la nue-propriété ou de la jouissance. Le régime des titres sociaux n'est pas dans les cadres généraux du droit des biens mais dans la réglementation des sociétés. L'étude proprement dite commence par l'examen de la situation des titres sociaux au regard de la notion et des critères du bien. Antoine Tadros identifie l'utilité des titres sociaux dans "la participation" : un titre social est un pouvoir de prendre part à la direction et aux résultats, positifs ou négatifs, d'un groupement formé par une mise en commun ; cette opération initiale fonde la participation à partir de la figure de l'indivision, que la société prolonge et dépasse mais qui ne demeure pas moins comme dans ses gènes (apport, part sociale, participation, partage). Les titres sociaux ne constituent donc pas des droits de créance, non plus que des droits réels. Le titre social est un bien. Notre auteur se préoccupe de déterminer en quoi consiste la jouissance d'un titre permettant de participer, sous toutes les dimensions, à la vie d'un groupement. Jouir, c'est accéder aux utilités, autrement dit, aux services que peut rendre la chose. Lusufruitier et le locataire de titres sociaux participent à la vie politique et économique du groupement dans toute la mesure permise par les orientations que le propriétaire a données à cette participation ; pour ce faire, ils exercent, dans la même mesure, les pouvoirs inhérents au titre ; au-delà de cette mesure, la participation demeure l'apanage du propriétaire. Il ne s'ensuit aucun transfert de telles ou telles des prérogatives impliquées par un titre social : la jouissance de ce bien n'emporte, ni peu ni prou, aucun partage matériel des pouvoirs qui lui sont afférents - autrement dit : aucun démembrement. L'importance, dans la vie économique et sociale, des titres sociaux et des situations dans lesquelles un autre que leur propriétaire est en droit d'en user est telle que l'adoption des propositions énoncées par le présent ouvrage servirait grandement le souci d'efficacité du droit - toujours premier ; et elle ne constituerait pas le moindre hommage rendu à une analyse qui a su faire toute sa part aux conceptions pures." Thierry Revet.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.