Walter Benjamin (1892-1940), longtemps méconnu du public français, parce que desservi par la transmission de ses textes, ne cesse de nous surprendre par la force plurielle de sa pensée. Son impact dans le champ intellectuel contemporain ne cesse de progresser, avec insistance. Et cependant, il reste vrai que Benjamin n'est lu, le plus souvent, que de façon fragmentaire. D'où l'urgence d'une introduction qui fasse droit à l'ensemble de son œuvre et articule une pensée qui ménage une véritable entrée dans les textes, suffisamment polysémique pour ne pas les enfermer dans un système. Dans cet esprit le présent essai - qui n'est pas une biographie, encore moins une synthèse unifiante - se propose de montrer que tout le travail de Walter Benjamin est traversé par trois axes majeurs : la philosophie du langage, la réflexion sur l'art et la critique de l'histoire. Ces trois perspectives nous font pressentir que son œuvre n'a pas fini de questionner la pensée qui s'ouvre à nous.
Nombre de pages
142
Date de parution
01/11/2003
Poids
204g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747500340
Titre
Petite introduction à Walter Benjamin
ISBN
2747500349
Auteur
Tackels Bruno
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
204
Date de parution
20031101
Nombre de pages
142,00 €
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L'importance de l'uvre de Benjamin dans le champ de la pensée esthétique et politique du vingtième siècle n'est plus à démontrer. Dans ce livre, Bruno Tackels tente de reconstituer la genèse de cette " histoire d'aura ", en s'appuyant sur les multiples versions du texte, ainsi que sur des fragments inédits, essentiels pour retrouver la cohérence profonde de la pensée benjaminienne.
L'attention du spectateur, c'est d'être surpris et ramené à des espaces qui lui sont proches, des sensations intimes qui lui parlent directement et profondément, sans la médiation d'une signification commune. C'est bien quelque chose qui part de l'indicible, et qui trouve forme sur la scène pour revenir, indicible à nouveau, dans l'imaginaire de chacun. [...] Il est des paroles, des présences, difficilement qualifiables ni programmables, comme des étoiles qui fulgurent, elles sont rares, incernables, elles ne laissent de traces, inattendues, que dans le noir éclairé de nos mémoires vacillantes.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...