Figures du traître. Les représentations de la trahison dans l'imaginaire des lettres européennes et
Sys Jacques ; Pollet Jean-Jacques
PU ARTOIS
24,00 €
Epuisé
EAN :9782848320748
Le mal, insondable, incompréhensible, scandaleux, a de multiples visages, l'un d'entre eux étant celui de la trahison, dont Judas Iscarioth représente, dans l'imaginaire occidental, l'archétype. Mais au-delà de celui qui " livre " ou " vend " l'ami, la trahison met en jeu un processus de défiance, qui affecte l'intimité profonde de l'individu en le rendant incapable d'assumer une relation. Il y a là quelque chose d'inexplicable qui vient hanter la littérature, les arts, la philosophie, l'historiographie de toute la culture occidentale, de Judas à Iago, de l'atmosphère de Joseph et ses frères aux Frères Karamazov, des petites lâchetés quotidiennes qui peuplent les romans de Simenon jusqu'aux hautes trahisons des mondes tragiques de Racine et de Corneille. Il y a trahison lorsque quelque chose fait défaut, que ce soit nos sens, notre intellect, notre volonté... et à chaque fois nous réintroduisons dans le monde, nous " inaugurons " comme le dit Paul Ric?ur, une forme nouvelle de la perversité et nous remettons en cause la capacité d'échange en privilégiant le retour sur soi, le retrait dans les zones les plus sombres de l'âme et de ses complaisances. Le sort de Judas, qui va se pendre après avoir jeté les trente deniers sur les marches du temple, est emblématique d'un phénomène profond et certainement mystérieux qui faisait dire à Péguy : " le véritable traître est celui qui vend sa foi, qui vend son âme ".
Nombre de pages
200
Date de parution
14/02/2008
Poids
412g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782848320748
Titre
Figures du traître. Les représentations de la trahison dans l'imaginaire des lettres européennes et
Auteur
Sys Jacques ; Pollet Jean-Jacques
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
412
Date de parution
20080214
Nombre de pages
200,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
Le protestantisme a renouvelé, en son temps, le rapport à la famille. Cellule sociale de base (parmi d'autres) de la société d'Ancien Régime, la famille devint le cadre privilégié où s'exerça dès la fin du Moyen Age l'apprentissage de la pratique religieuse et, par là-même, l'apprentissage de la vie dans une société qui devait être régie par la " Parole de Dieu ". Une journée d'études organisée par l'Université d'Artois (Arras) le vendredi 18 octobre 2002 se proposa de dégager une spécificité de la famille protestante du XVIe siècle à nos jours en explorant plusieurs thèmes de réflexion (la prière familiale, l'éducation religieuse des enfants, les relations parents/enfants, les rapports à la société et à la morale,...).
L'objet du colloque organisé les 21 et 22 octobre 2004 à l'Université d'Artois, dont les actes sont ici présentés, fut de saisir la légitimité de toute forme de création dans le monde protestant. Créer de nouvelles formes en matière artistique, produire de nouveaux sons et de nouvelles harmonies, imaginer de la fiction littéraire, n'était-ce pas sacrilège et démarche blasphématoire aux yeux de protestants qui se référaient à l'interdit du Décalogue: "Tu ne feras pas de statue..." (Ex, 20-4)? Les protestants surent contourner cet interdit et développèrent une création artistique et littéraire multiforme tant dans le domaine de la poésie, du théâtre et des lettres que dans celui de la musique. Musique sacrée bien sûr avec Johann Sebastian Bach et la création hymnologique, mais aussi musique des Romantiques allemands du XIXe siècle. L'interdit divin, les artistes protestants le contournèrent également dans le domaine de la création picturale. L'exercice fut ici plus délicat, les protestants ayant montré à maintes reprises leur rejet de ce genre artistique par de violentes manifestations iconoclastes. Eugène Devéria au XIXe siècle et les auteurs de "Vanités" protestantes du XVIIe siècle apportèrent la preuve qu'on pouvait conjuguer Réforme et peinture mais toujours en s'interrogeant sur la légitimité de cette création. Interrogation qu'on retrouve d'ailleurs dès le début du XVIe siècle dans la pensée des premiers grands Réformateurs. En définitive, les participants au colloque des 21 et 22 octobre 2004 de l'Université d'Artois montrèrent que le protestantisme n'était sans doute peut-être pas "une théologie vidée d'esthétique".
Boisseau Maryvonne ; Chauvin Catherine ; Delesse C
Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.
Le volume n°12 rassemble plusieurs inédits du romancier Jean Giono, dont deux longs extraits jusqu'alors inconnus d'une version de Deux cavaliers de l'orage (1965). Les carnets de travail de l'écrivain font l'objet d'une autre publication inédite prolongeant pour l'année 1959 un témoignage sur l'activité de polygraphe de Giono. La partie critique du volume reprend les principales communications prononcées à l'occasion des "Rencontres Giono" de 2018 à Manosque, placées sous le signe des héroïnes gioniennes. C'est toute une galerie de portraits de femmes fortes (et d'âmes fortes) qui s'y trouve brossée, de Pénélope et Hélène de Troie à Ennemonde, en passant par Pauline de Théus, par les spécialistes de l'oeuvre de Giono. Un cahier iconographique en couleurs présente une "belle édition" de l'oeuvre de Giono, ici celle du Haut pays illustrée en 1965 par Pierre Ambrogiani. Une bibliographie actualisée de l' "année gionienne" 2018 clôture l'ouvrage.