La Guinée. Locomotive des indépendances africaines
Sy Savané Alpha Oumar ; Keita Souleymane
L'HARMATTAN
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EAN :9782343118864
Le "Non" historique et légendaire des populations de la Guinée française, sorti de l'usine de la dynamique populaire, au référendum gaulliste du 28 septembre 1958, a fait une brèche dans l'Empire colonial français. Les dates des 25 août, 28 septembre, 2 octobre et 12 décembre 1958 ont été des gifles au général Charles de Gaulle alors président du Conseil du gouvernement français, et en même temps des pas de géant vers la libération totale du continent africain du joug colonial européen. Ces dates ont marqué d'emprunts particuliers non seulement l'histoire de la Guinée, mais aussi et surtout celle des rapports franco-guinéens. A ces dates, la Guinée a refusé et rejeté la Communauté franco-africaine, a accédé à l'indépendance et a pris la place qui la sienne à l'Organisation des Nations unies. Ce livre met en valeur l'impact de la lutte de la Guinée sur l'éveil politique de l'Afrique pour l'indépendance. Ainsi, la Guinée devient la locomotive des indépendances africaines. Il est destiné à la jeunesse guinéenne car, une jeunesse qui s'ignore et s'égare ne saurait se projeter dans l'avenir.
Nombre de pages
106
Date de parution
09/10/2017
Poids
140g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343118864
Titre
La Guinée. Locomotive des indépendances africaines
Auteur
Sy Savané Alpha Oumar ; Keita Souleymane
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
140
Date de parution
20171009
Nombre de pages
106,00 €
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Ce livre constitue un support géostratégique pour la promotion de la République de Guinée dans ses rapports avec les autres nations du monde, et avec le système des Nations Unies. L'auteur fait d'abord une présentation d'ensemble du pays et démontre ensuite la nécessité de réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies. Enfin, il présente les facteurs géostratégiques militant en faveur de l'obtention d'un siège permanent pour la Guinée au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Depuis plus de trente ans, ce sont quasiment eux qui gouvernent l'Etat de Guinée. Les mêmes dignitaires qui ont servi tous les régimes et qui entretiennent la gestion calamiteuse des biens, services et affaires de l'Etat de Guinée. Il est temps de passer la main pour que le pouvoir et la gestion de l'Etat soient dans les mains non souillées de biens frauduleusement soustraits du denier public. Le combat de maintenant doit être celui de la cohésion face à ceux qui imposent au pays une pauvreté intentionnelle en dilapidant les biens, en personnalisant les services et en accaparant les affaires de l'Etat de Guinée. Les Guinéennes et les Guinéens doivent être capables de minimiser ensemble ce qui les divise pour maximiser ensemble ce qui les unit.
Le peuple et l'Etat de Guinée m'ont tout donné en m'offrant l'opportunité, à travers son système éducatif gratuit, de former mon intelligence et mon caractère, et de développer mes capacités de jugement. Cette éducation m'a permis aussi l'acquisition d'une aptitude à l'exercice d'un métier, celui d'enseignant. Quarante et trois ans ont marqué mon parcours avec NNa Gnalén. L'amour que j'ai eu pour cette mère a été immense". Ce récit de vie raconte le parcours d'un Guinéen né avant les indépendances et qui, à force de courage et d'abnégation, a eu un parcours honorable et gravi tous les échelons de la vie.
La Guinée, hier, aujourd'hui et demain. C'est le meilleur résumé que l'on puisse donner au contenu de ce livre qui dépassionne les débats politiques sur le pays. La première partie traite des pans relatifs aux dates glorieuses de 1958, à la paire de gifles de Sékou Touré au général Charles de Gaulle, et à la ségrégation de la Guinée par l'Occident. La deuxième partie traite de la lutte menée par la Guinée pour l'intégration africaine, et des questions d'actualité qui viennent compléter ce paysage historico-politique. Les questions d'actualité sont relatives au cinquantenaire de la République, au concept de changement après les évènements des mois de janvier et février 2007 et au combat associant davantage les femmes au pouvoir face à l'incapacité des hommes de sortir la Guinée du sous-développement chronique. La conclusion du livre présente la Guinée sur ses genoux malgré son histoire glorieuse, sa géographie bien fournie et diversifiée et sa population endurante.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...