La maison Menier, de la droguerie au chocolat. 1816-1869 - Aux origines de l'industrie pharmaceutiqu
Sueur Nicolas ; Faure Olivier
L'HARMATTAN
35,50 €
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EAN :9782343137933
L'entreprise Menier reste associée, dans les représentations populaires, à la célèbre affiche de Firmin Bouisset montrant une petite fille espiègle " taguant " sur un mur le nom du chocolatier français. On peut encore voir, à Noisiel, en Seine-et- Marne, les bâtiments de ce qui fut, au XIXe siècle, l'une des plus importantes chocolateries européennes. On sait moins que cette spécialisation de l'entreprise dans ce secteur fut relativement tardive et que Menier débuta dans le domaine de la droguerie pharmaceutique, révolutionnant profondément le secteur. Ce livre souhaite revenir sur l'histoire de cette entreprise et, au-delà, sur les origines de l'industrie pharmaceutique française dans les deux premiers tiers du XIXe siècle.
Nombre de pages
322
Date de parution
13/04/2018
Poids
490g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343137933
Titre
La maison Menier, de la droguerie au chocolat. 1816-1869 - Aux origines de l'industrie pharmaceutiqu
Auteur
Sueur Nicolas ; Faure Olivier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
490
Date de parution
20180413
Nombre de pages
322,00 €
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Scandales sanitaires, lobbying éhonté et quête illimitée du profit au mépris de la santé publique, la " Big pharma " souffre aujourd'hui d'une image négative. Pourtant les entreprises pharmaceutiques nées en Europe (et plus particulièrement en France) au cours du XIXe siècle ont contribué à l'amélioration de l'état sanitaire des populations. Ce livre nous plonge dans la genèse de cette industrie, au travers d'une entreprise emblématique : la Pharmacie centrale de France. Fondée en 1852 par un pharmacien parisien, François-Louis-Marie Dorvault, la Pharmacie centrale de France est devenue en 50 ans la plus grande fabrique, et en même temps la plus grande maison de vente de produits chimiques et pharmaceutiques française.
Née en 1782 à Valenciennes, Augustine Debaralle entreprend des études pour devenir sage-femme mais se retrouve chassée de l’hospice de la maternité de Paris. Elle commence alors à rédiger un mémoire à destination des sages-femmes, chose peu courante à l’époque pour quelqu’un de son âge, puis cherche à exercer la médecine dans le département du Nord, mais fait, très rapidement, l’objet de plaintes. Se heurtant à un certain nombre d’obstacles, Augustine Debaralle refuse de se contenter des possibilités d’exercice médical ouvertes aux femmes (obstétrique, herboristerie) pour exiger d’exercer pleinement la médecine et la pharmacie. Mais aucune de ses demandes de certificat d’exercice n’aboutit et sa paranoïa se renforce. La trajectoire d’Augustine Debaralle questionne les marges de manoeuvre et l’autonomie féminines dans le champ de la santé, et permet d’aborder le cadre plus large de l’exercice illégal de la médecine et de la pharmacie et celui de la présence médicale « officielle » dans les espaces urbains et ruraux.
L'enfant n'a pas toujours été une catégorie juridique homogène, et il ne l'est peut-être pas encore, en dépit de l'omniprésence de son image. Mais il n'a jamais cessé d'être encadré, surveillé, puni au besoin par la règle de droit. L'histoire est éloquente dans cet ordre d'idées, qui voit se succéder différentes politiques de l'enfance et de la famille. Il en résulte, dans les pays industrialisés comme dans tous les autres, une multitude de régimes et de situations qui trahissent un peu des conflits traversant la société dans son ensemble (enfant roi, enfant objet, enfant sauvage...) et aussi beaucoup des antagonismes existant sur la scène internationale (enfants soldats, travail des enfants). Il y a là aussi un excellent révélateur de l'ambiguïté de l'" état d'enfance ", entre l'innocence et le marché. Le colloque organisé par le CERC et dont on va lire les actes entendait prendre la mesure de cette diversité des régimes de l'enfance : ceux qui protègent, ils sont nombreux, comme ceux par lesquels la société entend se protéger elle-même, car il arrive que l'enfant soit perçu à son tour comme un péril ou une menace... La conclusion qui s'est imposée, au terme de cette confrontation entre spécialistes de plusieurs disciplines, est que la technique juridique, nécessaire en tout état de cause, est encore impuissante à garantir pleinement ce qu'on doit appeler, plus que jamais, le respect dû à l'enfant.