
Symptômes. Lectures transversales de l'art contemporain
Eric Suchère est critique d'art et poète, non pas dans le sens d'une double activité menée de concert, mais dans celui d'une création duale avec tout ce que ce mot contient de porosité, de perméabilité, d'ambivalence. Ses textes dits de critique d'art sont soit véritablement de la poésie en prose, soit ces textes s'apparentent pleinement à des dispositifs littéraires. Et ces dispositifs d'écriture oeuvrent toujours en cohérence avec l'artiste qui est le motif du texte et dont le texte est le motif. Il écrit pour l'art tout autant que sur l'art. La position de Suchère est unique. Et comme tout poète il interroge ses outils et la place de la création dans le monde actuel, ses enjeux sociétaux, les modes - non sans ironie et critique, seules voies pour avancer. L'art, la politique, l'art, la politique, l'art, la politique... Quelle est la question ou pourquoi poser la question ou pourquoi relier les deux comme s'il était évident qu'il y avait un art politique, que l'art avait été lié au politique, que l'art serait lié au politique, que l'art devrait être lié au politique ? Ou, en quoi ce qui est relatif à l'exercice du pouvoir ou à la réflexion sur cet exercice concerne l'art et plus spécifiquement les arts plastiques contemporains ? Une fois la question posée, rien ne va plus de soi. On pourrait simplement se replonger dans l'histoire et dans quelques liens déjà bien établis entre les deux domaines mais l'on manquerait la cible. La cible serait : en ces temps troublés où les populismes et le capitalisme triomphent et où les utopies politiques ont presque disparu remplacées par le pragmatisme économique et la célébration de la démocratie comme seul mode de gouvernance acceptable, en quoi l'art peut-il quelque chose ? Que peut-il faire ? Que faire ...
| Nombre de pages | 173 |
|---|---|
| Date de parution | 19/09/2018 |
| Poids | 425g |
| Largeur | 165mm |
| EAN | 9791092444681 |
|---|---|
| Titre | Symptômes. Lectures transversales de l'art contemporain |
| Auteur | Suchère Eric |
| Editeur | ATELIER CONT |
| Largeur | 165 |
| Poids | 425 |
| Date de parution | 20180919 |
| Nombre de pages | 173,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Résume antérieur
Suchère EricIl reste le souvenir d'un jour, la marche le long des berges, le jaune d'un vêtement peint, la suite naturelle des éléments, la répétition des jours en identique, le longitudinal des pins, l'expulsion d'une albertine, l'arrêt optique sur une lectrice et Le Bernin en invisible. Les pins résument et condensent : que la lumière soit par-dessus les pins, voilée : résume antérieur.EpuiséVOIR PRODUIT14,00 € -

Trajectoires
Suchère EricTrajectoires" est la résultante d'un voyage de l'auteur sur la côte ouest de l'Amérique du Nord, de San Francisco à Los Angeles puis Portland, Seattle et Vancouver dont toutes les références au lieu ont cependant été gommées. Il y a plusieurs strates de textes, chacune correspond à un mode de notation : carnet de voyages (les passages les plus "larges"), photographies (à la justification réduite) et enregistrements sonores (à la justification encore plus réduite). Il y a une quatrième strate qui est la reprise inversée du texte qui a une justification entre le "carnet" et la description des photographies. Ainsi, le dernier alinéa est repris dans le deuxième mais réduit de moitié au signe près et ainsi de suite. Le mouvement va également en sens inverse puisque le premier est repris en avant dernier, toujours réduit exactement de la moitié de sa longueur. L'idée suivie par l'auteur étant de créer un sentiment d'anticipation et un autre de réminiscence, les deux s'interpénétrant et conférant au lecteur un rôle d'acteur. Une impression de déjà vu, mais pas tout à fait identique, dans lequel les temps se mélangent et la chronologie est bousculée au profit de formes figées du souvenir. A tout cela s'accolent plusieurs procédures et contraintes, toutes s'enrichissant l'une l'autre : - l'idée d'une phrase qui soit en même temps paragraphe et dans laquelle se lit, à quelques reprises, l'influence de l'alexandrin. Avec cette question : comment créer du rythme dans le "vers libre"? - l'expulsion du sujet. Le sujet, le "je" disparaît. Qu'est-ce que cela suppose en termes d'organisation formelle ? Comment la phrase demeure-t-elle saisissable et qu'est ce qui sourd d'elle quand sujet et objet y deviennent difficilement discernables ? Comme dans cet exemple : "S'observent les échanges de" au lieu de "J'observe les échanges de" . - l'instantané : que cela impose-t-il à la phrase et au rythme d'être d'abord suscité par une primauté iconique ? Car c'est l'oeil, l'image, qui est ici première. - la dilatation et la compression : que peut produire dans un espace (celui du livre) le gonflement ou l'étrécissement de certaines de ses parties, idée explorée musicalement par Boulez avec ses "noeuds de connexion". Le tout produit, au sens propre, une expérience de lecture.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER16,00 € -

Fixe, désole en hiver
Suchère EricIci, un narrateur se souvient d'un paysage, d'une femme, d'une ville, et zoome sur ces quelques images. Ces boucles, bribes, fragments d'histoires apparaissent, s'estompent, se déplacent puis s'intensifient, se fixent jusqu'au gel.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,00 € -

Playlist
Suchère EricRésumé : Playlist est une exploration des affects provoqués par la musique ou, plutôt, par les souvenirs de ces affects, par la mémoire involontaire qui ressurgit à l'écoute. 100 disques - datant de 1967, année de la naissance de l'auteur, jusqu'à 2017, année de ses 50 ans - sont évoqués dans de courts textes en prose mesurée.EpuiséVOIR PRODUIT14,00 €
Du même éditeur
-

Ecrits sur l’art
Storr RobertCet ouvrage est la traduction d'une sélection d'articles du critique et historien d'art étatsunien Robert Storr, acteur essentiel de la scène contemporaine depuis les années 1970. La traduction de Robert Storr s'impose d'abord en raison du rôle central qui a été le sien dans la réception d'une scène artistique américaine parvenue à maturité, émancipée de la tutelle européenne et capable d'articuler une tradition d'avant-garde suffisamment riche et continue pour susciter ses propres retours critiques. Storr se fait ainsi le chroniqueur attentif des séquelles du formalisme greenbergien, des surgeons de l'art conceptuel et minimal et de l'émergence du postmodernisme, qu'il observe avec une conscience aiguë des enjeux soulevés par les avant-gardes du début du xxe siècle. C'est précisément en dialogue avec les attitudes esthétiques propres aux avant-gardes et à la postmodernité que, bousculant les hiérarchies, il s'intéresse avec une inlassable curiosité aux pratiques les plus traditionnelles et à la culture populaire - avec une longue prédilection pour les formes du grotesque. De cette ouverture témoigne également son attention à la circulation de la production contemporaine entre Europe et Amérique du Nord. Observateur avisé des débats politiques et sociaux qui nourrissent la création artistique, il développe enfin un discours critique, sensible à l'expression des minorités, qui anticipe l'ambition des studies sans jamais renoncer à l'exigence conceptuelle ni céder aux modes intellectuelles. La production critique de Robert Storr s'illustre également par sa qualité littéraire et intellectuelle, nourrie d'une connaissance approfondie de la théorie et de l'histoire de l'art mais aussi de l'expérience du travail en atelier et du processus de production. La situation de chaque artiste dans l'histoire, il ne l'appréhende pas seulement en fonction du développement logique de chaque discipline à l'intérieur du vaste processus de la modernité - comme le formalisme américain s'y est longtemps astreint -, mais aussi des nécessités propres à l'artiste, de sa biographie et de son environnement matériel dans un contexte social donné.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER28,01 € -

La terre tourne et la flamme vacille. Peintures & dessins de Louis-René des Forêts
des Forêts Guillaume ; Rabaté Dominique ; BettencoProlongeant la publication en 2015 des oeuvres complètes de Louis-René des Forêts en "? Quarto ? ", ce livre collectif présente pour la première fois de manière exhaustive tout l'oeuvre peint et dessiné de l'écrivain. On connaissait déjà par des expositions dans les années 70 et par des publications en revue (notamment le "? Cahier du Temps qu'il fait ? " en 1991, certaines reproductions dans le "? Quarto ? ") l'activité picturale de Louis-René des Forêts, à laquelle il s'est consacré durant plusieurs années alors qu'il avait cessé d'écrire. Mais on en avait jamais eu que des vues partielles, plus ou moins bien reproduites. C'est donc un manque que vient combler cette publication collective, en permettant de reproduire en grand format les soixante et une peintures de l'auteur et la totalité de ses dessins. L'ouvrage sert donc de catalogue raisonné de toute cette oeuvre secrète pour la donner à voir de la façon la plus exacte et la plus agréable, de la découvrir enfin dans l'ampleur et l'originalité de ses compositions, dans la variété de ses réalisations plastiques. Reprenant son titre à celui d'un des tableaux de des Forêts, cet ouvrage propose aussi une véritable enquête biographique et critique de la constitution de l'oeuvre picturale, en reprenant patiemment la chronologie des dessins et des tableaux, pour établir précisément l'archéologie ancienne d'une activité qui remonte aux années de collège entre 1930 et 1932. On trouvera ainsi l'ensemble des dessins que le jeune des Forêts fait sous nom d'emprunt de ses camarades et de ses maîtres, et où il jette les bases de l'univers adolescent qui irrigue son oeuvre jusqu'à Ostinato. On découvrira aussi une série de dessins de facture plus réaliste, des choses vues prises plus ou moins sur le vif, comme lors d'un voyage en Angleterre en 1970. Il faut donc souligner que l'ouvrage donne accès pour la première fois à une part véritablement cachée de l'oeuvre, qui est ainsi mise en rapport avec les tableaux, eux aussi donnés à voir pour la première fois de façon exhaustive, et dans un format qui leur rend mieux justice. Cessant d'écrire entre 1968 et 1974, Louis-René des Forêts trouve dans la liberté du dessin et dans l'aventure de la gouache une autre manière de s'exprimer, sans doute plus proche d'un monde onirique auquel il donne libre cours, dans des compositions souvent baroques qui jouent des effets de redoublement et de miroir. Quand il entreprend à partir de 1975 "? Légendes ? " qui deviendra Ostinato, il pose définitivement crayons et pinceaux. Mais le détour par la peinture, par les visions qui s'imposent à lui pendant ces années, a nourri le retour à une écriture poétique et obliquement autobiographique. Pour accompagner ce voyage dans les tableaux et les dessins, l'ouvrage propose aussi plusieurs pistes de réflexion sur les liens entre écriture et dessin. L'introduction de Dominique Rabaté revient sur la puissance onirique des tableaux. Bernard Vouilloux établit avec soin la chronologie des dessins en commentant précisément leur évolution. Pierre Vilar déplie les trois temporalités qui fabriquent le pouvoir d'étrangement de visions qui consonnent avec celles de Klossovski ou de Bettencourt (dont les textes sont ici repris en fin de volume). Nicolas Pesquès suggère deux récits critiques qui rendent compte du hiatus et des liens entre littérature et peinture chez des Forêts.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER30,00 € -

Le chef-d'oeuvre inutile
Saint-Jacques Camille ; Suchère EricSans qu'on y prête attention la notion de chef-d'oeuvre est sortie du vocabulaire de l'art contemporain. On ne parle plus de chef-d'oeuvre que pour l'art du passé, et encore. Pris séparément, les mots qui composent l'expression sont eux-mêmes démodés. A l'heure du management libéral, "Chef" et "oeuvre" sonnent trop "vieux monde" , on ne trouve plus de chefs que dans quelques niches : les gares, les cuisines, les orchestres symphoniques... ! Les artistes pensent davantage leur production comme un continuum au sein duquel les pièces découlent les unes des autres et pour lequel c'est la cohérence de l'ensemble qui fait sens. A l'heure des réseaux sociaux et de l'interactivité sans fin, il y a dans "chef" et dans "oeuvre" quelque chose de bourgeois et de vaniteux qui date. Les historiens eux-mêmes n'utilisent plus guère le mot, même pour les oeuvres anciennes préférant laisser cette forme superlative à la littérature touristique et à l'emphase des marchands. On peut donc se demander de quoi cette disparition est-elle le symptôme, par quoi elle a été comblée et ce qu'est devenu ce mot maintenant qu'il ne joue plus son rôle de référence absolue, s'il a rejoint les poubelles de l'Histoire ou s'il se tient tapi dans des limbes d'où l'on peut s'attendre de le voir surgir à un moment ou à un autre. Le livre se propose de voir ce qu'il en est du chef-d'oeuvre aujourd'hui et si sa disparition est un symptôme permettant de comprendre notre contemporanéité. Deux textes pour deux approches différentes, celle d'un artiste et celle d'un critique. Deux approches qui se reflètent, se complètent, se contredisent... pour que chacun puisse faire le procès critique de cette notion.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Art et nihilisme. La parole critique d'Yves Bonnefoy, 1e édition
Dorn JeanneAucun poète, aucun écrivain ni aucun philosophe de la tradition française et européenne ? pas même Diderot, pas même Stendhal, pas même Baudelaire, Proust ou Rilke ? n'a jamais comme Bonnefoy misé sur l'élucidation de l??uvre des peintres, des architectes, des sculpteurs et des photographes pour orienter sa réflexion ; ni consacré d'aussi nombreuses pages, aussi sérieusement et patiemment averties que les siennes, à ces arts visuels. Or ces essais critiques sur l'art ? le massif le plus considérable de son ?uvre ? restait jusqu'à ce jour très peu étudié, relativement méconnu par la plupart des historiens. Loin de s'en tenir à l'entreprise inédite de présentation, d'explication et de compréhension des écrits sur l'art du poète (ses monographies, ses articles parus dans des revues savantes sur l'art, ses traités d'histoire des formes, ses catalogues d'expositions, son enseignement et son activité éditoriale, etc.) le présent ouvrage se propose une seconde tâche, plus radicale, qui ourdit l'ensemble de son propos : celle de refonder l'histoire de l'art dans son rapport à l'histoire du nihilisme. Le geste original de Bonnefoy consiste à appréhender les ?uvres du passé et du présent non pas sous le régime objectivant et distancié d'une histoire des styles ou des courants esthétiques successifs, mais en élaborant une herméneutique existentielle des trajectoires artistiques qui met à chaque instant la démarche historique à l'épreuve de la singularité. Car seules des singularités, des artistes bien réels et non des objets culturels, seront susceptibles de défaire la totalité hégémonique du monde-image. D'où suit que l'enjeu ultime de l'explicitation de l??uvre critique de Bonnefoy est la possible reconfiguration de la discipline constituée de l'histoire de l'art par une pensée du poétique comprise comme résistance spirituelle à l'expérience dévastatrice du néant.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER30,00 €
