Tu es, Havane, les corps de tes gens, la chaleur sur l'épiderme, la caresse d'une main, les regards lascifs. Tu es cette envie de rire tout le temps, même de nous-mêmes. Tu es le type assis au bord du trottoir, attendant qu'une femme passe pour lui lancer:"Hé! la fille, on va te faire ta fête!"Tu es le sourire de la femme, les déhanchements de son corps. Le vieux qui chante en marchant. La vieille qui fume sous le porche. Les ombres de tes arbres. La musique qui fuse aux fenêtres. Le bruit. Le voisin qui invoque les saints afro-cubains, que Chango, nous protège et qu'Eleggua nous ouvre les chemins." Sans nostalgie, à travers des chroniques autobiographiques, Karla Suârez raconte Cuba et dialogue avec les photos de l'Italien Francesco Gattoni au fil d'un voyage imprévisible. Ses souvenirs, racontés avec un détachement joyeux, constituent un prolongement littéraire insolite à la découverte de son pays. Biographie de l'auteur Née à La Havane en 1969, Karla Suarez est l'auteur de deux romans traduits en français, la Voyageuse (Métailié, 2005) et Tropiques du silence (Métailié, 2002 / collection "Suites, Métailié", 2005), Prix du premier roman en Espagne, Karla Suarez vient d'être désignée comme l'une des trente-neuf meilleurs écrivains latino-américains de moins de trente-neuf ans dans le cadre de "Bogota capitale mondiale du livre" et du Hay Festival. Elle vit actuellement à Paris. Né à Rome, Francesco Gattoni collabore à de nombreux magazines en France et à l'étranger, dont le Monde, Il Corriere della Sera, la Repubblica, la Stampa... Ses photographies sont régulièrement exposées et font partie des collections permanentes de la Bibliothèque nationale et de la Bibliothèque historique de Paris.
Nombre de pages
125
Date de parution
28/02/2007
Poids
219g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782916073262
Titre
CUBA, LES CHEMINS DU HASARD
Auteur
Suarez Karla ; Gattoni Francesco ; Bleton Claude
Editeur
BEC EN AIR
Largeur
130
Poids
219
Date de parution
20070228
Nombre de pages
125,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
À La Havane, une petite fille aux yeux clairs et aux cheveux crépus négocie le difficile tournant de l'enfance à l'adolescence, dans une famille condamnée à la cohabitation par les conditions sociales du pays : un père, officier de toutes les guerres de la Révolution, une mère argentine droguée au tango, une tante amateur d'opéra, un oncle masseur et une grand-mère plaintive, gardienne de la morale. L'enfant va peu à peu découvrir que tout le fragile édifice familial ne tient que sur le mensonge, à commencer par ses origines à elle ; ses cheveux crépus lui font découvrir la faute cachée et inavouable de la grand-mère : un grand-père noir et très sympathique, puis l'homosexualité de l'oncle, la double vie du père... Celle qu'on a surnommée P'tit Mec fuit la famille pour les amis de son âge, fréquente les fêtes des années 80, les débats où l'on refait le monde, et goûte à la drogue, loin de l'apocalypse annoncée du système politique. Également étrangère à cet univers, tout aussi faux que celui de sa famille, l'adolescente cherche sa voie dans la solitude et le silence. Karla Suârez utilise une langue originale, moderne, directe et lucide, séduisante par son rythme expressif et sa concision. Ce premier roman construit autour de personnages attachants, loin des clichés, révèle des aspects inattendus de la Cuba actuelle.
A La Havane, une petite fille négocie le difficile tournant del'enfance à l'adolescence entre un père officier de toutes lesguerres de la Révolution, une mère argentine droguée autango, une tante passionnée d'opéra, un oncle masseur et unegrand-mère inflexible. Peu à peu, elle découvre que tout lefragile édifice familial ne tient que sur le mensonge. Cellequ'on a surnommée P'tit Mec fuit alors sa famille pourfréquenter des amis de son âge, les fêtes des années 8o, lesdébats où l'on refait le monde, mais se sent toujours aussiétrangère. Et comprend que c'est dans la solitude et le silencequ'elle doit chercher sa voie.
«?Amour et fascination sont deux choses différentes. L'amour arrive lentement, en toute inconscience, et il court le risque de durer ; la fascination est instantanée et souvent éphémère. Sur ce point, Rome en sait plus long que moi, voilà sans doute pourquoi elle m'a séduite lentement, me tendant des pièges pour m'obliger à revenir?: les papiers en règle, les amis, les amours.?»Après Cuba, les chemins du hasard, paru dans cette collection, l'écrivaine cubaine Karla Suárez et le photographe italien Francesco Gattoni mêlent à nouveau leurs regards. Les voici à Rome, ville natale du premier, bien connue de la seconde qui pourrait être finalement la plus romaine des deux.Tous les chemins mènent à Rome... mais ils peuvent aussi mener beaucoup plus loin et parcourir les siècles. En réalité, nous rappelle Karla Suárez, le sens d'un chemin dépend des pas de celui qui l'emprunte, parfois il conduit à la ville, parfois il s'en éloigne, et c'est dans ce va-et-vient constant de l'histoire que Rome est devenue peu à peu éternelle.
Deux jeunes Cubaines décident de faire leur vie hors de Cuba. Lucía se marie à un homme d'affaires italien et s'installe à Rome, tandis que Circé part dans le monde à la recherche de "sa" ville et ne se manifeste que par des cartes postales.Des années plus tard, Circé arrive chez Lucía et s'installe "à la cubaine", en compagnie de son petit garçon et d'un bonsai. Elle donne à lire à Lucía son carnet de bord. Au fil de la lecture, Lucía découvre la vulnérabilité de son amie. De leurs conversations naîtront des déplacements de points de vue qui les font évoluer toutes les deux.Plongée subtile dans les méandres de l'amitié féminine, voyages de rencontres en rencontres de Sâo Paulo à Mexico, Madrid ou Rome, vision caustique de l'exil, Karla Suàrez écrit ici un roman plein de vitalité et d'ironie, crée des personnages cocasses ou touchants, tout particulièrement Circé, qui par sa simple présence révolutionne la vie des autres.Dans un style direct, nourri de sensations et de musique, voici le roman vital d'une jeune romancière cubaine pleine de curiosité pour le monde.
Gerbehaye Cédric ; Rousseaux Xavier ; Deceulaer Ha
Panoptik ouvre des portes rarement entrebâillées : celles de trois prisons bruxelloises. Pendant plus de dix ans, Cédric Gerbehaye y a partagé le quotidien des détenus et du personnel pénitentiaire. Dans un livre construit comme une enquête, il y fait dialoguer ses images avec un ensemble d'archives photographiques exceptionnelles ? portraits anthropométriques de prisonniers réalisés dès les années 1910 ? pour raconter l'histoire de l'enfermement sur plus d'un siècle.À la croisée du documentaire, de l'histoire et de l'art, ce livre révèle la nécessité d'une transformation en profondeur du paysage carcéral, en Belgique comme ailleurs en Europe. Éclairé par les textes de deux historiens, il invite à repenser notre rapport à la peine et l'idée même d'humanisme que nous souhaitons défendre.
« Les éditions le Bec en l'air proposent de redécouvrir le talent de ce photographe proche des gens, aux antipodes de l'imagerie coloniale de l'époque. En mariant qui plus est, la beauté de l'image et l'intérêt du texte. » --Le Monde diplomatique« Les portraits sont magnifiques, souvent concentrés sur un seul sujet, comme si Sved était littéralement hypnotisé. » --Libération« La puissance architecturale et monumentale de certains paysages, la beauté de personnages hiérarchiques, certaines images illuminées font, de ce Maalesh, un récit visuel intemporel qui laisse entrevoir des fragments d'éternité. » --Le Photographe
Jacob Nzudie photographie ses clients dans un supermarché au Cameroun tels qu ils désirent être vus. Ce lieu n est pas anodin. Destiné à une clientèle privilégiée, souvent composée d'expatriés occidentaux, il n'accueille pas la plupart des Camerounais. Il est utilisé par certains de ceux qui le fréquentent comme un instrument de rêve. On se rêve en nanti, en « indigène évolué » qui se passerait des marchés à ciel ouvert, de leur manque d'hygiène, de leur offre de produits exclusivement locaux et de la promiscuité des compatriotes peu fortunés. Le supermarché nourrit le fantasme. Même si ce sont d'abord les nécessités professionnelles et économiques qui ont conduit Nzudie à faire du magasin son « studio », son travail photographique possède un sens caché: sa production explicite les rapports ambigus de ses compatriotes à l urbanité et le désir d'ascension sociale dans cette société très hiérarchisée. --rencontres-arles.com
Depuis 2017, au cours de ses consultations, Fred de Casablanca, médecin généraliste, demande à certains de ses patients - avec qui la confiance est suffisamment forte - s'il peut photographier leurs mains. Parce qu'elles sont le lieu du premier contact avec eux lorsqu'il les accueille, parce qu'il peut déjà y ressentir l'anxiété, la sérénité, la souffrance ou l'exaltation. Il photographie en noir et blanc, en plan serré, dévoilant les marques laissées par le temps et par la vie sur leur corps et leur peau. Les images sont éclairées par de brèves histoires recueillies lors de la consultation qui sont autant de témoignages de vie. Le médecin généraliste est le premier médicament. De son bon dosage dépend la qualité de la relation médecin-patient, transposée ici avec une empathie rare.