Mutations alimentaires au Laos. Salade de papaye ou pizza ?
Strigler Florence
KARTHALA
24,99 €
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EAN :9782811125967
Salade de papaye ou pizza ? Les Laotiens peuvent désormais choisir parmi une offre variée de mets " traditionnels " ou internationaux, à condition toutefois d'habiter en ville et de disposer de revenus suffisants. Ils entrent de plain-pied dans une société de consommation globalisée. En plein essor économique, le Laos vit une période charnière, en ce début du XXe siècle. Les évolutions des modes de vie, de l'agriculture, du commerce et de la distribution, ou encore des médias et des réseaux sociaux, entraînent des changements alimentaires, tant sur le plan des pratiques que sur celui des représentations. L'analyse des modalités, des causes et des conséquences de ces transformations met en lumière l'importance de facteurs économiques, sociaux et culturels. Elle fait ressortir les spécificités du Laos, mais aussi ses points communs avec les autres pays qui connaissent ces mutations alimentaires. Pour cela, l'auteure mobilise la notion de " transition alimentaire ", comme cadre conceptuel pour analyser les changements alimentaires de la population laotienne, mais s'en affranchit aussi pour effectuer une observation plus fine de l'alimentation dans toutes ses dimensions, à l'échelle des familles comme des individus. Elle aborde les questions de la diversification alimentaire, de l'occidentalisation de l'alimentation, du lien entre le local et le global, de la résilience et de l'adaptation. L'ouvrage s'intéresse à tous les maillons de la chaîne alimentaire, de la production agricole à la consommation, en passant par le commerce et la restauration hors foyer. Il explore les représentations de l'alimentation dans l'éducation, dans le système de santé, dans les projets de développement. Par une approche d'ensemble des évolutions de la vie quotidienne en milieu urbain, il appréhende les changements alimentaires dans leur interaction avec les autres mutations de la société.
Nombre de pages
230
Date de parution
02/05/2019
Poids
400g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811125967
Auteur
Strigler Florence
Editeur
KARTHALA
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160
Date de parution
20190502
Nombre de pages
230,00 €
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A travers l'alimentation, c'est la culture d'un peuple que l'on découvre, ici celle des Lao, ethnie majoritaire du Laos. L'alimentation est une porte d'entrée qui se situe dans le concret des aliments et des techniques culinaires, mais qui s'ouvre aussi sur un monde de symboles, de croyances, de conceptions de la vie. Elle entretient des liens étroits avec la médecine, la religion, les grandes étapes de la vie et de la mort. Acte banal et quotidien, il n'en est pas moins d'une grande complexité. Ses modalités obéissent à des déterminismes multiples, aussi bien d'ordre biologique que d'ordres culturel, économique, technique, etc. Une approche multifactorielle est donc indispensable si l'on veut comprendre comment se construit l'identité alimentaire. Des jeux complexes d'influences entrent en ligne de compte : effets historiques, générationnels, géographiques, migratoires et sociétaux. Jusqu'à une période récente, la cuisine lao a traversé les siècles relativement inchangée. L'intégration progressive du Laos dans les échanges internationaux est en train de bouleverser les modes d'approvisionnement alimentaire des familles. Les villes et les villages situés près des axes routiers (ce qui est le cas de la plupart des villages lao) entrent de plain-pied dans une société de consommation, avec des conséquences notables en termes de mode de vie et de santé. En France, la diaspora lao s'attache à conserver "la tradition", et l'alimentation en est l'un des supports privilégiés. Parmi les croyances et les pratiques alimentaires traditionnelles, certaines persistent alors que d'autres sont rapidement abandonnées et que d'autres encore se modifient. Les enfants nés en France ont des besoins et des désirs qui induisent de nouvelles habitudes alimentaires au sein des familles, sans occulter cependant des marqueurs identitaires forts.
Mordekhai Strigler, qui vit actuellement à New York où il dirige le journal « Jewish Forward », a publié en yiddish en 1947 un livre « Maidanek » qui relate son expérience dans ce camp de travail et d'extermination (à l'instar d'Auschwitz) où il a été détenu pendant plusieurs semaines avant d'être envoyé dans un autre camp. Le traducteur a estimé que cette expérience devait être portée à la connaissance du public car l'auteur ne s'est pas contenté d'un simple récit factuel de la vie et des souffrances des déportés mais il a profondément réfléchi à la psychologie et aux réactions tant des victimes que des bourreaux confrontés à des situations exceptionnelles. L'auteur n'a rien caché de leurs défauts et humaines faiblesses puisqu'il a voulu décrire des êtres de chair et de sang et non des héros désincarnés.
Cette histoire des Indiens des États-Unis commence ayant que Christophe Colomb n'ait accosté aux rivages d'un autre Ancien Monde et prend fin sur une tentative d'esquisser un tableau de la vie des Indiens aujourd'hui, au sein de la société majoritaire. Il apparaîtra qu'au fil du temps, la politique fédérale a été contradictoire, passant de périodes d'assimilation forcée, avec la création des réserves, la Loi de Morcellement, la dramatique période de Terminaison, grâce à laquelle l'État fédéral pensait se dégager de son devoir de tutelle, et des périodes de rétablissement tribal avec la Loi de Réorganisation Indienne de John Collier dans les années 1930, et les Droits Civils Indiens de 1968. Quels sont leurs choix pour aujourd'hui et pour demain? Ils luttent pour faire revivre leurs traditions culturelles tout en participant de la mondialisation. Leur vie et leurs problèmes sont, à bien des égards, semblables à ceux de nombreux autres citoyens américains. Cependant, en dépit de la manne apportée par les casinos indiens pour certaines tribus, la pauvreté règne encore souvent chez des peuples qui ont une relation unique avec le gouvernement fédéral américain.
La mythologie navajo est peuplée de créature animales ou humaines qui changent de nature au gré des circonstances, où le naturel et surnaturel n'ont pas de limites bien définies. Leurs aventures expliquent comment le monde dans lequel nous vivions a été crée et pourquoi il est tel qu'il est. Ces histoires sont transmises oralement, donc varient au fil du temps et selon les narrateurs.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.