« Vous savez, madame, ce genre de situation en pleine nuit, c'est un peu la panique. On fait ce qu'on peut, mais c'est le système D. Un neurochirurgien de garde arrive en urgence à cinq heures du matin, il tente un geste désespéré et... »Il ne finit pas sa phrase. Tout le monde baisse les yeux. Elle les regarde ne pas la regarder et elle comprend : la mort, c'est le trou dans le récit. Pour ne pas laisser son petit garçon face à ce trou béant, elle se bat, seule face à l'omerta, pour comprendre et transmettre la vérité. Elle refuse de porter seule la responsabilité du récit à son fils, lorsque celui-ci sera en âge de comprendre. Elle ne veut pas être la seule à chercher les mots justes. Elle veut que la nation s'y penche pour pouvoir tendre à son fils le jour J un rapport officiel avec pour en-tête : « République française, au nom du peuple français ».
Nombre de pages
184
Date de parution
21/04/2021
Poids
229g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343223100
Titre
L'après
Auteur
Streva Solana
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
229
Date de parution
20210421
Nombre de pages
184,00 €
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Ortega Y gasset jose ; Vauthier Bénédicte ; Struva
Jean Cassou disait d'Ortega y Gasset qu'il ne craignait pas la frivolité, voire la recherchait. Ce n'est pas le moindre des paradoxes, quand on lit ce texte-ci, mélange de critique "sérieuse" et de fascination-répulsion pour un art devenu aux yeux de l'auteur futile. L'auteur s'attaque à une tendance de l'art de l'époque (ce texte est publié pour la première fois en 1925) à éliminer la figure humaine de ses sujets au point de devenir autocritique, voire un jeu entre artistes. Cela conduit à le rendre impopulaire. Dégagé du sérieux et de tout pathos, l'art perd sa transcendance au profit de la superficialité, du divertissement. Il est le symptôme d'une crise culturelle, qui annonce la décadence d'une société de plus en plus tournée vers le spectacle.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...