Entre récit personnel et essai philosophique, Laetitia Strauch-Bonart pose les jalons d'une pensée de droite renouvelée pour le xxie siècle, à la fois attachée au passé et ancrée dans le présent. Depuis son enfance marquée par l'absence d'un père jusqu'à sa découverte du conservatisme britannique, elle retrace son cheminement intellectuel vers la droite libérale-conservatrice. De Jean-Claude Michéa qui fut son premier maître à penser au philosophe Roger Scruton qui devint son mentor, en passant par les aristocrates libéraux de la Révolution française, Chateaubriand, Guizot, Tocqueville, Raymond Aron, Friedrich Hayek ou encore Thomas Sowell, elle dialogue avec les grandes figures de la pensée libérale-conservatrice pour forger sa propre voie. À travers ce parcours intime et intellectuel, l'auteure esquisse une histoire subjective des droites françaises, de la Révolution à nos jours, et développe une vision politique qui promeut, en lieu et place de la facilité du ressentiment, le chemin de la gratitude - envers la liberté et la prospérité dont nous avons hérité, envers les institutions qui nous protègent, envers nos attachements particuliers, de la famille à la nation. Un livre ambitieux qui donne à la pensée de droite un visage à la fois exigeant et humain. Une réflexion nécessaire qui s'adresse à tous ceux qui s'interrogent sur ce que signifie être de droite aujourd'hui.
Nombre de pages
239
Date de parution
12/02/2025
Poids
266g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9791032934180
Titre
La gratitude
Auteur
Strauch-Bonart Laetitia
Editeur
L'OBSERVATOIRE
Largeur
136
Poids
266
Date de parution
20250212
Nombre de pages
239,00 €
Disponibilité
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Aux quatre coins du monde, la barbarie qui s'abat sur les femmes est terrifiante et nécessite à tout prix d'être combattue. Mais elle ne doit en aucun cas nous empêcher de regarder l'autre mouvement d'émancipation et de progrès que celles-ci connaissent. En Occident, les femmes ont acquis une position sans précédent. Contrairement aux discours rebattus, c'est plutôt chez les hommes que le bât blesse. Echec scolaire, retrait du marché du travail, célibat. De plus en plus, les symptômes de leur malaise s'accumulent. Dans un monde où la réussite dépend des diplômes et des compétences interpersonnelles, leur sort ne fait qu'empirer... mais jusqu'où ? Les garçons sont-ils victimes d'une "féminisation" du monde ? Ou bien nostalgiques d'un privilège mâle injuste et révolu ? C'est à ces questions que tente de répondre Laetitia Strauch-Bonart dans cet essai informé et à contre-courant. Mêlant sociologie quantitative, économie et neurosciences, elle nous invite à explorer la "catastrophe silencieuse" à laquelle nous assistons, passifs. Et si, nous pousse-t-elle à concéder, les hommes non seulement n'étaient plus le "premier sexe" , mais sur le point de devenir obsolètes ?
La vraie France expliquée par l'histoire et auscultée par une analyse novatrice et optimiste. A rebours des idées reçues et de la radicalité ambiante. " Le déclin français ", pour reprendre le titre du célèbre essai de Nicolas Baverez, omnubile les journalistes et les intellectuels depuis une génération, inspirant une littérature brillante et à succès (Alain Peyrefitte, Jean-François Revel , Alain-Gérard Slama, Marcel Gauchet, Christophe Guilly Patrick Buisson etc.) dont le dernier représentant est Jérôme Fourquet. Tous ces best-sellers souffrent pourtant de deux défauts récurrents : le déclinisme et la spécilisation. Le pari de Laetitia Strauch-Bonart, jeune intellectuelle et figure de proue du conservatisme libéral, est tout autre. Offrir un essai global conjuguant l'histoire et l'actualité en mobilisant pour la première fois une large gamme de disciplines (philosophie politique, économie, sociologie, sciences) au service d'un propos limpide cherchant à comprendre et à expliquer le mystère français sans dogmatisme ni esprit de système. Le point de part pose un concept novateur : " la société de créance ", avant de dérouler un tableau large qui dépasse " le mal Français " pour montrer tout ce qui fonctionne et nous permet toujours de " faire nation " pour emprunter un concept familier aux lecteurs de Pierre Rosanvallon. Le regard de l'auteur, à mi-chemin entre l'Angleterre et la France, ouvertement francophile mais distancié et ouvert sur le monde, offre une large gamme de perspectives novatrices et parfois iconoclastes, qui vont largement contribuer à animer le débat en cette année-charnière . La grande enquête qui répond aux questions d'une France qui doute et ne s'aime plus.
Le conservateur, en France, est comme l'enfer : c'est l'autre, et plus encore un autre qui suscite l'incrédulité, provoque la dérision et soulève le coeur. Autant son contraire, le progressiste, est auréolé de toutes les vertus, autant lui est suspecté de tous les vices. Pourquoi cette réduction obligée du conservatisme à un méli-mélo contradictoire de réaction politique, d'ordre moral et de libéralisme économique ? Pourquoi cette ignorance délibérée du fait que le conservatisme a structuré la vie politique et intellectuelle pendant au moins deux siècles, outre-Manche et outre-Atlantique ? Pourquoi la tradition conservatrice est-elle inexistante chez nous ? Quelle vision du monde recouvre-t-elle ? Cette vision n'aurait-elle pas désormais un avenir dans notre pays ? Autant de questions auxquelles répond Laetitia Strauch-Bonart dans cet essai brillant qui tient autant de l'analyse que du plaidoyer, et qui s'appuie sur une vaste enquête menée auprès de grands intellectuels français, comme Chantal Delsol, Philippe Bénéton, Jean-Pierre Le Goff ou Jean Clair. Repenser le rôle de la société civile, renforcer notre méfiance envers les systèmes politiques et notre confiance envers les liens humains et reconnaître la différence entre le temps qu'il faut pour construire et l'instant qui suffit à détruire : ce livre de savoir et de conviction est aussi un livre d'éveil et de réveil.
En France, qu'il vienne d'ici ou d'ailleurs, le conservatisme a mauvaise presse : quand pour certains tout commence à la Révolution française, que la liberté ne se conçoit que comme table rase et que le Progrès et le progressisme jouent le rôle de religion moderne, on comprend qu'être conservateur y soit difficile. D'autant plus que depuis longtemps, le progressisme est majoritaire dans les milieux intellectuels. Cependant, l'un des plus grands philosophes anglais contemporains a su offrir un puissant fondement intellectuel au conservatisme. Avec De l'urgence d'être conservateur, son livre le plus abouti, Roger Scruton dévoile le fil conducteur de sa pensée : l'importance de la tradition comme forme de connaissance, l'amour de la transmission, l'éloge d'une société civile autonome comme garante de la responsabilité et de la vertu, et le rôle central de la nation comme source de loyauté et objet d'affection. Partant de la politique, Scruton aboutit à la métaphysique et à l'esthétique, pour appeler à la préservation du sacré et de la beauté, seuls capables de donner du sens à l'existence humaine dans un monde désenchanté. Et c'est sans doute là qu'il est le plus original, parvenant à relier une philosophie de la polis à une réflexion sur les grandes questions de la condition humaine." Laetitia Strauch-Bonart.
De Camus, Hannah Arendt disait en 1952 qu'il était "sans aucun doute pour le moment le meilleur homme en France" parmi ses pairs qu'elle trouvait "tout juste supportables" . Comment expliquer un jugement aussi tranché à l'encontre d'un milieu intellectuel où l'écrivain algérois côtoyait pourtant Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty ou encore Georges Bataille ? C'est que l'auteur de L'Homme révolté a su incarner, à une époque d'extrême polarisation du débat d'idées, le difficile équilibre de la nuance. Sa lucidité, dont son ami Char disait qu'elle est la blessure la plus rapprochée du soleil, face à la réalité de l'idéologie totalitaire et son refus obstiné de céder aux sirènes du manichéisme ont fait de lui un penseur souvent caricaturé et incompris. Les Justes, Lettres à un ami allemand, Le Mythe de Sisyphe, La Chute... A l'heure de l'immédiateté numérique et de la polémique permanente, il importe plus que jamais d'entendre cette pensée exigeante, tendue comme un fil d'Ariane entre des extrêmes mortifères.