De l'urgence d'être conservateur. Territoire, coutumes, esthétique, un héritage pour l'avenir
Scruton Roger ; Strauch-Bonart Laetitia
ARTILLEUR
22,45 €
Epuisé
EAN :9782810007103
En France, qu'il vienne d'ici ou d'ailleurs, le conservatisme a mauvaise presse : quand pour certains tout commence à la Révolution française, que la liberté ne se conçoit que comme table rase et que le Progrès et le progressisme jouent le rôle de religion moderne, on comprend qu'être conservateur y soit difficile. D'autant plus que depuis longtemps, le progressisme est majoritaire dans les milieux intellectuels. Cependant, l'un des plus grands philosophes anglais contemporains a su offrir un puissant fondement intellectuel au conservatisme. Avec De l'urgence d'être conservateur, son livre le plus abouti, Roger Scruton dévoile le fil conducteur de sa pensée : l'importance de la tradition comme forme de connaissance, l'amour de la transmission, l'éloge d'une société civile autonome comme garante de la responsabilité et de la vertu, et le rôle central de la nation comme source de loyauté et objet d'affection. Partant de la politique, Scruton aboutit à la métaphysique et à l'esthétique, pour appeler à la préservation du sacré et de la beauté, seuls capables de donner du sens à l'existence humaine dans un monde désenchanté. Et c'est sans doute là qu'il est le plus original, parvenant à relier une philosophie de la polis à une réflexion sur les grandes questions de la condition humaine." Laetitia Strauch-Bonart.
Nombre de pages
280
Date de parution
21/09/2016
Poids
370g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782810007103
Titre
De l'urgence d'être conservateur. Territoire, coutumes, esthétique, un héritage pour l'avenir
Auteur
Scruton Roger ; Strauch-Bonart Laetitia
Editeur
ARTILLEUR
Largeur
140
Poids
370
Date de parution
20160921
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Voué à l'incompréhension, Spinoza a été accusé d'impiété et même d'athéisme. La finesse et virtuosité de ses constructions rationnelles laissent perplexes les logiciens, et il est par ailleurs - même par les principaux penseurs de notre temps - considéré comme un esprit un peu trop subtil. Et pourtant, comme le montre Roger Scruton dans cette introduction d'une admirable lisibilité, les préoccupations et intentions de Spinoza sont à la fois simples et sublimes. Qui sommes-nous ? Pourquoi existons-nous ? Comment devons-nous vivre ? Ces questions qui orientent l'aventure métaphysique spinoziste ne peuvent laisser indifférent quiconque se soucie de sa condition d'être pensant. Spinoza est trop grand pour qu'on s'en débarrasse en le qualifiant de "pur génie" ; on redécouvrira dans ce court texte sa simplicité sereine et consolatrice.
Si le conservatisme est une manière particulière d'être, un "tempérament" - qui revendique sa part dans toutes les activités humaines, les arts, la musique, la littérature, la science, la religion et, bien sûr, la politique -, la philosophie politique à laquelle il a donné son nom est issue quant à elle de trois grandes révolutions : la Glorieuse révolution anglaise de 1688, la Révolution américaine achevée en 1783 et la Révolution française de 1789. C'est l'histoire de ce courant de pensée mal aimé et mal connu que le philosophe Roger Scruton, l'un de ses plus éminents représentants, retrace ici avec brio. L'image d'Epinal du conservateur nostalgique, réactionnaire, dont la pensée, comme toujours en deuil, ne semble tournée que vers le passé se trouve fortement remise en question par Roger Scruton, qui révèle l'étendue et la richesse insoupçonnée de cette tradition intellectuelle.
Les anciens avaient trouvé une solution au problème de l'alcool: ils l'intégraient aux rituels religieux, le considéraient comme l'incarnation d'un dieu et écartaient le comportement perturbateur comme étant le fait du dieu et non de l'adorateur. Peu à peu, grâce à la discipline du rituel, de la prière et de la théologie, le vin s'est séparé de ses origines orgiaques pour devenir avant tout une libation solennelle aux Olympiens puis à l'Eucharistie chrétienne ? cette brève rencontre avec le sacré qui a pour but la réconciliation. Nous connaissons l'opinion médicale selon laquelle boire un verre ou deux par jour est bon pour la santé, ainsi que l'opinion concurrente qui veut que boire plus d'un verre ou deux nous soit fatal. Qu'il soit bon ou non pour le corps, Roger Scruton soutient que le vin, bu dans le bon état d'esprit, est incontestablement bon pour l'âme. Et la philosophie est ce qui existe de mieux pour accompagner le vin. En pensant avec le vin, vous n'apprenez pas seulement à boire en pensant mais à penser en buvant.
Le philosophe anglais Roger Scruton passe en revue les thèmes et ouvrages des principaux penseurs qui ont influencé la gauche occidentale des cinquante dernières années : E. P. Thompson, Michel Foucault, Ronald Dworkin, R. D. Laing, Jurgen Habermas, Gyorgy Lukacs, Jean-Paul Sartre, Jacques Derrida, Slavoj Zizek, Ralph Milliband, Eric Hobsbawm et Alain Badiou. Qu'est-ce que la gauche pour ces intellectuels ? Par quels détours le combat historique de la gauche pour l'égalité a-t-il pu délaisser la classe ouvrière pour les minorités ? Quelles responsabilités pour les intellectuels de gauche dans les désordres, déséquilibres et fragmentations de la société contemporaine ? Peut-il y avoir une base pour la résistance à l'agenda de gauche sans foi religieuse ? Après les évaluations critiques de chacune des oeuvres des penseurs choisis, le livre propose une section biographique et bibliographique qui résume leurs carrières et écrits les plus importants.
Historien belge, David Engels compare dans ce livre les dernières années de la République romaine à la crise que connait l’Union européenne. Richement annotée et historiquement fouillée, cette étude présente divers convergences entre Rome et Bruxelles sur des thématiques telles que l’identité, les libertés individuelles, la religion ou encore la démocratie. Pessimiste, cette étude est néanmoins fondamentale pour comprendre ce que notre société expérimente et vers où elle se dirige.
Universitaire espagnol et arabisant mondialement reconnu, Serafín Fanjul a consacré sa vie à l'étude de l'islam comme phénomène religieux, sociologique, économique et politique. Ses travaux majeurs, dont le présent ouvrage est la première traduction en français, ont fait grand bruit en Espagne et l'on peut aisément comprendre pourquoi. Il s'est en effet penché principalement sur Al-Andalus, cette Espagne médiévale dite des trois cultures, où la domination politique de l'islam aurait permis pendant des siècles d'extraordinaires échanges culturels entre les communautés islamique, chrétienne et juive, sur fond de cohabitation harmonieuse. Il montre avec érudition comment l'imaginaire des romantiques est passé par là, laissant en héritage une vision du passé hispanique qui relève davantage du fantasme que de la réalité. La vérité historique a été emportée par la croyance, et celle-ci est d'autant plus séduisante que les sirènes du conformisme ont su la détourner à leur profit pour faire de l'Espagne d'alors un véritable paradis perdu du multiculturalisme européen. La réalité que le travail de Fanjul restitue est celle d'une péninsule où règnent entre les communautés l'intolérance et le conflit, la souffrance et la violence, bien loin de l'ouverture et de l'apaisement trop souvent soutenus.
La France, de près ou de loin, côtoie l'islam depuis ses débuts. De la conquête de l'Espagne et la maîtrise de la Méditerranée jusqu'aux guerres de décolonisation, en dehors de quelques rares périodes d'accalmie, cette relation ne fut qu'une longue suite de guerres et de conflits. Mais, depuis la fin des années soixante et l'arrivée en métropole d'une immigration musulmane de plus en plus importante, un changement majeur s'est produit : l'islam ne fait plus seulement valoir ses revendications au-delà des frontières mais au coeur de l'Hexagone. Préceptes vestimentaires et alimentaires, place de la religion à l'école et dans l'entreprise, liberté d'expression et de conscience, statut de la femme, relations avec les fidèles d'autres religions : depuis maintenant quarante ans les élites politiques et médiatiques se voient sans cesse confrontées au défi d'une religion puissante qui n'a jamais rien cédé. Qu'ont-elles fait, qu'ont-elles dit et écrit pour défendre notre bien commun, la République ? Quasiment rien. C'est ce renoncement que ce livre se propose de rappeler, sans y ajouter quoi que ce soit. Rappeler les faits, les décisions. Redonner à lire les textes et les discours qui les ont accompagnés, tels qu'ils furent écrits et prononcés, au mot près. Dire l'histoire telle qu'elle fut et telle qu'elle avance. Sous nos yeux.