L'arc romain d'Orange, vieux de plus de 2000 ans, a depuis ses origines capté l'attention de personnes d'époques et aux intérêts très différents. Il a été perçu comme modèle architectural idéal, comme triste ruine ou, au contraire, comme ruine évocatrice dans un paysage pastoral fictif, en passant par de multiples reconstitutions de son aspect antique. Dans cet ouvrage, nous présentons les témoignages les plus marquants qui illustrent d'une manière exemplaire la richesse et l'ancienneté du patrimoine culturel de la France. Après l'analyse des rôles assumés par l'arc romain d'Orange à travers les siècles, nous proposons une nouvelle datation pour sa construction, non - comme cela est admis jusqu'à présent - vers 26 apr. J. -C. , à l'époque de Tibère, mais au début du règne d'Octavien-Auguste, après la bataille d'Actium de 31 av. J. -C. et au plus tard vers 12 av. J. -C. A ce moment, l'élite locale fortunée a réuni d'impressionnants moyens pour ce projet suivi par un architecte de premier ordre ; avec l'arc d'Orange, les dignitaires locaux visaient non seulement à exalter le pouvoir de Rome et la gloire de l'empereur, mais aussi à souligner leur propre statut : les notables d'Orange marquaient leurs noms sur le monument, noms inscrits sur des boucliers sculptés entendus comme offrandes. La présente étude ouvre une nouvelle voie dans la valorisation du patrimoine en France en retraçant le Nachleben, c'est à dire la fortune ou la survivance, d'un monument antique depuis sa création jusqu'à nos jours. Ces recherches qui analysent systématiquement pour chaque période le contexte historique, la perception contemporaine, la fonction et l'aspect changeants du monument, s'appuient sur un vaste corpus documentaire et iconographique, conservé en grande partie à la Bibliothèque Nationale de France (dans différents départements : Manuscrits, Estampes, Imprimés) : des dessins de Giuliano da Sangallo de 1496 jusqu'à Google Earth, en passant par des croquis et des tableaux d'Hubert Robert, de Clérisseau ou de Percier, l'arc d'Orange est inscrit dans des contextes les plus divers par l'imagination artistique, tout en devenant, à partir du milieu du XIXe siècle, un célèbre monument historique classé, sujet d'innombrables cartes postales, d'un timbre postal ou de cérémonies solennelles.
Nombre de pages
262
Date de parution
17/02/2017
Poids
1 340g
Largeur
230mm
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EAN
9782251446165
Titre
L'arc d'Orange. Origine et Nachleben
Auteur
Stilp Florian ; Sauron Gilles
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
230
Poids
1340
Date de parution
20170217
Nombre de pages
262,00 €
Disponibilité
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La sagesse du moine qui vendit sa Ferrari est la suite très attendue du Moine qui vendit sa Ferrari, un livre initiatique mondialement célèbre. A travers une fable spirituelle, Robin S. Sharma développe une méthode basée sur huit rituels puissants pour développer sa confiance, apprendre à se concentrer et devenir un leader respecté, efficace et créatif. Avec ce guide pratique et inspirant, vous découvrirez le sens de votre vie et réussirez à atteindre les objectifs ambitieux que vous vous êtes fixés.
Forest Marie-Cécile ; Coron Anne ; Stilz Anne Devr
Matisse fut l'élève de Gustave Moreau, un élève passionné, rempli d'admiration pour le pédagogue comme pour l'artiste. Sa dette envers le maître du symbolisme est immense. Ne déclarait-il pas : "C'est à Gustave Moreau que je dois de connaître le Louvre ; on n'y allait plus. Moreau nous y a ramenés, en nous apprenant à voir, à interroger les maîtres ?" Relire l'oeuvre de Moreau à travers celle de Matisse se révèle un exercice passionnant, ce dernier prenant soin de se définir lui-même comme un "élève indépendant" et non un disciple du chantre du mysticisme. Dans le cadre de "Nice 2013. Un été pour Matisse", événement regroupant huit expositions, le catalogue Gustave Moreau, maître de Matisse présente l'exposition se déroulant au musée des Beaux-Arts de Nice en partenariat avec le musée national Gustave Moreau.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Depuis sept ans, Le Bulletin des Belles Lettres est le compagnon idéal de vos bibliothèques, arpentant les livres et les époques avec pour seule boussole un thème annuel. Ce numéro part à la rencontre des langues imaginaires, nées par frictions étincelantes avec notre réalité commune. Il rend hommage à l'intraduisible, à ce qui se joue à la lisière des langues et des mondes connus. Certains tissent des mots comme un flot, de conscience ou de rimes. Chez Simine Dânechvar, Virginia Woolf et James Joyce, la langue romanesque prend des formes intimes qui subjuguent la conscience ; les poètes Yahya Kemal et Ahmet Hâsim réinventent l'art poétique turc ; avec Rilke la poésie passe d'une rive à l'autre ; Lewis Carroll fait du langage sa créature. D'autres parlent des langues nouvelles. Déchiffrez l'elfique de Tolkien et conversez en na?vi ; adonnez-vous à la glossolalie jubilatoire d'Antonin Artaud ; inventez des hiéroglyphes avec Athanasius Kircher ; écoutez la confession d'un interprète extra-terrestre mise en récit par Alexander Dickow et animée par Laurent Gapaillard. Cryptogrammes pirates, alphabets sorciers, runes merveilleuses et faux japonais d'un mythomane génial vous initieront au mystère des signes.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Émilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce « grand coeur catholique », qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot « prophétie ». Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un « théâtre dont la scène est le monde », épouse en une langue sublime les contours de l'Écriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l?Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.