Face au scepticisme radical de David Hume (1711-1776), les philosophes écossais, avec son chef de file le Pr Thomas Reid (1710-1796) et son plus fameux élève le Pr Dugald Stewart (1753-1828), vont tenter de rétablir des fondements fermes pour une connaissance sûre. Ils vont s'appuyer sur le sens commun, qui est dans la raison, et qui doit fonder la validité des convictions de l'homme de la rue et donc aboutir au bon sens raisonnable. La philosophie du sens commun suppose au départ une science de l'esprit. Qu'il s'agisse du monde extérieur, du moi, d'autrui, de la causalité ou de la morale, il est nécessaire de déterminer comment nous arrivons à nos jugements et dans quelle mesure ils sont fiables. C'est l'esprit qui se retourne ici sur lui-même, se prend comme objet pour étudier sa manière de connaître. Il est donc important d'adopter une méthode qui a fait ses preuves : ce sera la méthode inductive. Reid et Stewart l'utiliseront pour développer la science ou philosophie de l'esprit. Cette psychologie eut un immense succès en France au cours de la première moitié du XIXe siècle après les leçons de Pierre Paul Royer-Collard (1763-1845) puis de Victor Cousin (1792-1867) qui ont vu dans cette philosophie un moyen de combattre le sensualisme condillacien représenté alors à la Sorbonne par l'enseignement de Pierre Laromiguière (1756-1837). Les psychologues éclectiques français vont s'efforcer alors de rendre accessible au public les plus fameux écrits de cette école écossaise représentée alors par la philosophie de Dugald Stewart. C'est Théodore Jouffroy (1796-1842) qui va s'engager résolument dans cette voie en traduisant d'abord en 1826 les Esquisses de philosophie morale de Dugald Stewart dont la première édition date de 1793 et qui représentent le résumé de son cours entier de philosophie de l'esprit donné à l'Université d'Edimbourg. Ce livre s'adresse aux philosophes, aux psychologues et aux historiens intéressés à la redécouverte de la philosophie et de la psychologie écossaise du XVIIIe siècle.
Nombre de pages
231
Date de parution
15/06/2006
Poids
306g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296008991
Titre
Esquisses de philosophie morale
ISBN
2296008992
Auteur
Stewart Dugald ; Nicolas Serge
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
306
Date de parution
20060615
Nombre de pages
231,00 €
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Dugald Stewart (1753-1828) fut l'élève de Thomas Reid (1710-1796), le fondateur de la psychologie écossaise du sens commun. Sa Philosophie des facultés actives et morales de l'homme, publiée en deux volumes, constitue son oeuvre ultime. Il y analyse avec soin chacun de nos penchants, chacune de nos facultés actives et morales. Cet ouvrage contient la substance des leçons faites à l'Université d'Edimbourg entre 1792 et 1822. Il y propose une théorie des facultés actives et morales humaines fort différente de celle de Thomas Reid, son prédécesseur et la plus grande autorité de l'école écossaise. Ce traité des facultés de l'homme se compose de quatre parties. Seules les deux premières, celle consacrée aux principes instinctifs et celle consacrée aux principes rationnels d'action forment le premier volume. La philosophie du sens commun suppose au départ une science de l'esprit, c'est-à-dire une psychologie. Stewart la construit en développant, dans la première partie, ses idées sur les principes instinctifs : appétits, désirs et affections. Il poursuit son étude, dans une seconde partie, en développant nos principes rationnels d'action et en s'attardant sur la faculté morale. Cette psychologie eut un immense succès en France au cours de la première moitié du XIXe siècle après les leçons de Pierre Paul Royer-Collard (1763-1845) puis de Victor Cousin (1792-1867) qui ont vu dans cette philosophie un moyen de combattre le sensualisme condillacien représenté alors à la Sorbonne par l'enseignement de Pierre Laromiguière (1756-1837). Ce livre s'adresse aux philosophes, aux psychologues et aux historiens intéressés à la redécouverte de la philosophie et de la psychologie écossaise du XIXe siècle.
En 1828, Dugald Stewart (1753-1828) fit paraître sa Philosophie des facultés actives et morales de l'homme. Il s'agit de sa dernière oeuvre publiée l'année même de sa disparition, un des principaux ouvrages de l'auteur et un des monuments de la philosophie écossaise. Le second volume de ce traité se compose de deux parties et d'un appendice dont la première est relative aux différentes branches du devoir et la seconde à nos devoirs envers nos semblables ; enfin l'appendice est un traité du libre-arbitre. Stewart ramène tous les devoirs particuliers à trois chefs : 1- Dieu ; 2- nos semblables ; 3- nous-mêmes. Les devoirs envers nos semblables sont la bienveillance, la justice et la véracité. Nos devoirs envers nous-mêmes, pris dans leur ensemble, se réduisent à un seul : employer tous les moyens possibles pour faire notre bonheur. L'auteur développe cette théorie avec une ampleur qui fait de cette partie du livre une oeuvre à part. Dans l'appendice, où il est question du libre-arbitre, Dugald Stewart commence par avertir le lecteur que son oeuvre entière n'a de sens que si le libre-arbitre existe. Le libre-arbitre est un mode de la volonté. L'ouvrage de Dugald Stewart a joui d'une grande autorité dans les universités anglaises et dans les rangs de l'école éclectique française. Pour cette raison, tout psychologue doit connaître cette philosophie écossaise du sens commun. Ce livre s'adresse aux philosophes, aux psychologues et aux historiens intéressés à la redécouverte de la philosophie et de la psychologie écossaise du XIXe siècle.
Quand la beauté et la perfection du ballet rencontrent la dureté de la vie de deux jumelles ballerines et les conséquences d'une obsession malsaine. Sadler?s Wells, Londres, 1933. Depuis le décès de leur père et l'entrée de leur mère dans un hôpital psychiatrique, Clara et Olivia ne peuvent se reposer que l'une sur l'autre. Disciplinée et déterminée, Olivia est la ballerine parfaite. Mais peu importe qu'elle s'épuise au travail, elle ne pourra jamais atteindre l'attrait de sa s'ur jumelle, Clara, rebelle et indépendante. Sans savoir qu'elle a elle-même un admirateur secret, Olivia est jalouse du charme de sa s'ur qui a conquis le pianiste Nathan Howell. De son côté, elle ne sait pas que l'un des visiteurs habituels du Sadler?s Wells n'est là que pour elle : Samuel, un apprenti fabricant de chaussons de ballet, qui passe autant de temps qu'il peut à l'observer répéter... Olivia commence à devenir jalouse de l'adoration de Nathan pour Clara, alors que Clara découvre qu'être adorée peut être étouffant au possible? Samuel rêve d'être vu par Olivia et se demande jusqu'où aller pour arriver à son but, tandis que Nathan, prodige de la musique depuis l'enfance, tente de s'adapter aux difficultés de la vie d'adulte et commence à faire fondre les lignes entre la réalité et son monde imaginaire extrêmement sombre... Alors que les répétitions s'accélèrent pour le ballet Coppélia, Clara et Olivia ont l'impression d'être de plus en plus observées. Et elles vont se rendre compte que l'admiration peut rapidement tourner à l'obsession et les conséquences néfastes que cela peut entraîner.