
Harmonium
Harmonium propose un ensemble de voix, ou plutôt de registres, allant de l?aigu au grave, du ludique au rhétorique, de la forme brève du quatrain à des formes longues se déployant sur plusieurs pages. Le poète expérimente les ressources qu?il a accumulées. Le mot harmonie sous-jacent dans le titre manifeste sa préoccupation essentielle : trouver un ordre au chaos du monde. L?accent est mis non seulement sur l?imagination, mais sur les liens de la poésie avec les autres arts, en particulier la musique. Rythme et sonorités jouent un grand rôle dans ces poèmes, bien que l?influence de la peinture moderne, impressionniste ou cubiste, y soit tout aussi présente. Mais la séduction n?exclut pas la dérision et la distanciation. Stevens apparaît ici comme un magicien, un illusionniste lucide, traversé par des moments d?espoir, mais conscient que se cache, sous les diaprures de son art, une réalité âpre et désolante. «La poésie», a-t-il dit, «est une façon de rendre acceptable l?expérience, presque entièrement inexplicable, que l?on est en train de vivre.»
| Nombre de pages | 297 |
|---|---|
| Date de parution | 24/04/2002 |
| Poids | 375g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782714307835 |
|---|---|
| Titre | Harmonium |
| Auteur | Stevens Wallace |
| Editeur | CORTI |
| Largeur | 135 |
| Poids | 375 |
| Date de parution | 20020424 |
| Nombre de pages | 297,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'ange nécessaire. Essais sur la réalité et l'imagination
Stevens WallaceL'oeuvre de Stevens, même si elle ne parvient que lentement en France, est l'une des plus rayonnantes - et l'une des plus énigmatiques - du XXème siècle. Par "l'ampleur et la délicatesse" de sa pensée, écrit Randall Jarrell, la poésie de Wallace Stevens, tout en constituant "un lien avec le passé", est l'un de "nos plus sûrs liens avec le futur", car elle "appartient à ce que, de nous, le futur connaîtra." Né en 1879 en Pennsylvaie et mort en 1955 dans le Connecteur, Stevens, qui, après des études de droit à New York, a travaillé de 1916 jusqu'à sa mort dans la même compagnie d'assurances, n'a quasiment jamais quitté les Etats-Unis. Stevens l'immobile a pourtant aimé se tourner vers la France. "Le français et l'anglais sont une seule et même langue" dit-il. Et son anglais aime à s'infléchir du côté du français ou du latin. C'est de France, justement, qu'en automne 1949 Stevens fait venir un tableau de Tal Coat. Et cette nature morte lui inspire un poème - d'où il tirera bientôt le titre de son recueil de proses L'Ange nécessaire. Ces proses ne sont pas séparables des vers de Stevens, L'Ange nécessaire contient d'ailleurs deux admirables poèmes. Et si dans ses essais tardifs, qui condensent les réflexions issues de toute une vie d'écriture nocturne, Stevens s'aventure en prose dans ce qu'il appelle "théorie" (et qui parfois l'amène à des confrontations philosophiques), il l'avait d'abord fait dans ses vers, allant jusqu'à parler de la poésie comme de la "théorie de la vie". Sa prose est, tout autant - quoiqu'autrement - que ses vers, "imagination". Il arrive d'ailleurs que Stevens y cède la parole à un poète fictif. Se détachant de l'auteur de L'Ange nécessaire, c'est alors à la seule "figure" d'un jeune poète possible qu'il revient de parler à cette redoutable compagne qu'est la poésie : "Inexplicable soeur de Minotaure, lui dit-il, énigme et masque, quoique je sois part de ce qui est réel, entends-moi et reconnais-moi en tant que part de l'irréel. Je suis la vérité, mais la vérité de cette imagination de la vie dans laquelle, d'une marche et d'une manière non familières, tu me guides en ces échanges de parole où les mots sont miens, et mes mots tiens."Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER19,06 € -

3 VOYAGEURS REGARDENT 1 LEVER SOLEIL
STEVENS WALLACEA travers trois voyageurs chinois, la solitude de l'homme devant les émotions, un suicide, une jeune fille hébétée par la démesure de la passion. Cette pièce montre la relation entre les objets de la nature et nous-mêmes. 6 hommes, 1 femme / 1 hEpuiséVOIR PRODUIT7,50 € -

Carlos parmi les bougies. Bol, chat et manche-à-balai. Une Cérémonie
STEVENS WALLACETrois textes brefs et denses d'"un théâtre sans action ni personnages" de Wallace Stevens, théâtre qui repose essentiellement sur des propositions de nouvelles structures dramatiques. Carlos parmi les bougies, texte pour un personnage et vingt-quatre bougies, s'articule autour d'un crescendo et decrescendo d'associations d'idées, de créations d'images. Bol, Chat et Manche-à-Balai est une critique littéraire théâtralisée et très drôle. L'objet de la pièce est un livre et selon le regard jeté sur lui, l'objet se modifie sans cesse. Il est question dans Une cérémonie des degrés d'étrangeté d'une culture selon les cultures auxquelles on la confronte. Pièce ouverte aux possibilités scéniques infinies.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,10 € -

A l'instant de quitter la pièce. Le Rocher et derniers poèmes Adagia, édition bilingue français-angl
Stevens Wallace ; Malroux ClaireRarement un poète se sera mis en scène de façon aussi nue à ce moment de son existence, aura livré avec autant de franchise les humeurs et les pensées de la vieillesse, plus détestée peut-être par lui que par tout autre homme, sans pour autant céder à la sensiblerie. Aux yeux de Stevens, Le Rocher (The Rock) constitue un point d'aboutissement. Après la sortie d'Auroras of Autumn, en 1950, il n'était pas pressé de publier à nouveau, pressentant que le recueil alors en gestation serait le dernier. Pour cette raison, Le Rocher, outre le fait qu'il réunit seulement vingt-cinq poèmes, n'a pas fait l'objet d'une publication séparée. Il apparaît à la fin des Collected Poems, publiés à l'automne 1954, moins d'un an avant la mort de Stevens, le 2 août 1955, et fait pendant à Harmonium, sur quoi s'ouvre ce livre. L'opposition des titres est éloquente. Au riche éventail d'investigations et de possibilités que proposait le premier recueil, s'oppose la vision définitive, fondamentale, épurée, donnée par le dernier. Le rocher est le symbole de cette réalité à laquelle l'imagination ne cesse de s'enlacer pour lui donner sens, à la façon du feuillage qui le recouvre. Entre Le Rocher et les poèmes posthumes, parus en 1957 dans Opus Posthumus, il n'y a pas de hiatus et c'est pourquoi nous les présentons conjointement. Nous complétons cet ensemble par Adagia, une suite d'aphorismes sur la poésie ayant paru eux aussi, à la différence de l'essai structuré The Necessary Angel, dans Opus Posthumus. Ils forment, s'étalant sur une longue période, une sorte de contrepoint à celle, relativement courte, qui a vu l'élaboration des derniers poèmes. Enfin, quelques extraits de la correspondance jettent un éclairage sur les dernières années de la vie de Stevens, témoignant à la fois de son déclin physique et de sa vitalité intellectuelle intacte.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,25 €
Du même éditeur
-

L'air et les songes. Essai sur l'imagination du mouvement
Bachelard Gaston« Dans le vol onirique, si nous revenons au sol, une impulsion nouvelle nous rend aussitôt notre liberté aérienne. Nous n'avons à cet égard aucune anxiété. Nous le sentons bien, une force est en nous et nous connaissons le secret qui la déclenche. Le retour vers la terre n'est pas une chute, car nous avons la certitude de l'élasticité. Tout rêveur du vol onirique possède cette connaissance de l'élasticité. Il a aussi l'impression du bond pur, sans finalité, sans but à atteindre. En revenant vers la terre, le rêveur, nouvel Antée, retrouve une énergie facile, certaine, enivrante. » (Gaston Bachelard)Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,00 € -

L'eau et les rêves. Essai sur l'imagination de la matière
Bachelard Gaston« Si le regard des choses est un peu doux, un peu grave, un peu pensif, c'est un regard de l'eau. L'examen de l'imagination nous conduit à ce paradoxe : dans l'imagination de la vision généralisée, l'eau joue un rôle inattendu. L??il véritable de la terre, c'est l'eau. Dans nos yeux, c'est l'eau qui rêve. Nos yeux ne sont-ils pas ?cette flaque inexplorée de lumière liquide que Dieu a mise au fond de nous-mêmes? ? Dans la nature, c'est encore l'eau qui voit, c'est encore l'eau qui rêve. » (Gaston Bachelard)Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER17,00 € -

Le Rivage des Syrtes
Gracq JulienÀ la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,00 €
De la même catégorie
-

L'invention des ailes
Monk Kidd Sue ; Kiefé Laurence1803, Caroline du Sud. Fille d'une riche famille de Charleston, Sarah Grimké aspire dès le plus jeune âge à accomplir de grandes choses. Lorsque, pour ses onze ans, sa mère lui offre la petite Handful comme esclave personnelle, Sarah se dresse contre ce système inhumain. Entre les fillettes naît alors une véritable amitié, qui grandit au fil des années. Guidée par ses idéaux mais surtout par son affection pour Handful, Sarah n'abandonnera jamais l'espoir d'affranchir son amie. Superbe ode à la liberté et au courage, L'Invention des ailes dépeint les destins entrecroisés de deux personnages inoubliables, à la force de caractère incroyable, unis par le même profond désir d'indépendance.EpuiséVOIR PRODUIT24,70 € -

American Housewife
Ellis Helen ; Brissaud SophieAprès de premiers échanges d'une cordialité toute bourgeoise, deux voisines en viennent à se livrer une véritable guerre (chantage, insultes, incitation au divorce?) pour une histoire de lambris que l'une veut repeindre dans le hall de l'immeuble et l'autre pas. L'une d'elles finira par disparaître dans de mystérieuses conditions. Une nouvelle recrue d'un club de lecture est reçue par sa présidente qui lui en présente les membres, une à une. A mesure qu'elle raconte leurs goûts littéraires (gore, romance coquine) ainsi que leurs histoires intimes (insémination de l'une, morts suspectes des maris successifs de l'autre), elle distille son venin... Voici quelques exemples tirés de ces douze nouvelles empreintes d'un humour féroce. Des portraits cruels de femmes toutes plus névrosées les unes que les autres, qui sont aussi les révélateurs d'une société américaine aisée, qui tient à tout prix à se montrer sous son masque de perfection. Helen Ellis fait éclater les apparences et décrit la solitude de ces femmes au foyer, mais aussi le pouvoir qu'elles ont sur leur petit royaume ? leur appartement, leur club de lecture, leur immeuble, leur mari ?, allant parfois jusqu'à la pulsion criminelle? Une satire de notre époque qui contraint au bonheur et à sa représentation en toute circonstance.EpuiséVOIR PRODUIT18,00 € -

Rien dans la nuit que des fantômes
Benz Chanelle ; Fauquemberg DavidLe passé n'est jamais mort. Il n'est même pas passé." (William Faulkner)Voici trente ans que Billie James n'a pas remis les pieds dans le Mississippi. Un sacré tempérament, quelques dollars en poche et son chien Rufus au bout de sa laisse, elle débarque à Greendale et s'installe dans une bicoque décrépite où vécut autrefois son père. Ce dernier, poète noir de renom, est mort de manière accidentelle alors que Billie n'avait que quatre ans. La petite fille était présente au moment du drame, mais n'en a conservé aucun souvenir.Alors que les voisins font preuve d'un comportement étrange, que des rumeurs circulent, laissant soupçonner une tout autre vérité quant à la mort du père de Billie, celle-ci mène son enquête, aidée par son oncle et un drôle d'olibrius universitaire. Ensemble, ils vont exhumer de lourds secrets, dévoilant peu à peu l'histoire de ses origines mais aussi, en toile de fond, celle d'un pays marqué par les blessures toujours à vif de la ségrégation.Campé dans le décor à la fois somptueux et inquiétant du Sud profond, le premier roman de Chanelle Benz fourbit les armes du polar pour nous raconter ce qu'a été - et ce qu'est encore - l'Amérique tourmentée par les spectres les plus sombres de son Histoire.Traduit de l'anglais par David FauquembergChanelle Benz, britannique et antiguaise d'origine, vit et enseigne aujourd'hui à Memphis, dans le Tennessee. Elle est diplômée de l'université de Syracuse, où elle a eu pour mentor l'écrivain George Saunders, qui a salué en elle " une nouvelle voix sidérante de la fiction américaine ", et a également étudié l'art dramatique à l'université de Boston. Après un virtuose premier recueil de nouvelles, Dans la grande violence de la joie (Seuil, 2018), elle signe avec Rien dans la nuit que des fantômes son premier roman.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,00 € -

Front de lune
Mandanipour Shahriar ; Sarotte Georges-MichelAvant de s'engager dans l'armée iranienne pour combattre l'ennemi irakien, Amir Yamini était un playboy, qui passait le plus clair de son temps à séduire les femmes et exaspérer sa très pieuse famille. Cinq ans plus tard, sa mère et sa soeur le retrouvent, amputé de son bras gauche, dans un hôpital psychiatrique pour soldats traumatisés. Quasi amnésique, Amir est hanté par la vision d'une mystérieuse femme sans visage, au front orné d'un croissant de lune. De retour à Téhéran, le fils prodigue est tour à tour salué comme un martyr de la Révolution islamique et confiné dans sa chambre comme un fou dangereux. Avec la complicité de sa soeur, il s'évade en escaladant le mur de leur jardin et repart sur le champ de bataille à la recherche de celle qu'il surnomme « Front de lune », accompagné dans ce périple au fil de la mémoire par deux scribes perchés sur ses épaules - l'ange de la vertu et l'ange du péché - qui consignent depuis toujours son histoire. Avec cette épopée amoureuse, guerrière et poétique d'une inventivité exubérante, porteuse d'un regard subtil sur la société iranienne contemporaine et empreinte d'une sensualité tout droit héritée de la grande tradition des contes persans, le grand romancier iranien Shahriar Mandanipour signe une oeuvre forte, envoûtante et pleine d'humanité.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,00 €

