Nicolas Sténon, en danois Niels Stensen (1638-1686) eut une vie riche en événements et en vicissitudes. Après avoir été un homme de science protestant, exceptionnellement doué et admiré par l'Europe entière pour son approche méthodique rigoureuse des questions scientifiques et par ses découvertes en physiologie, en anatomie, en géologie et en paléontologie, il se convertit au catholicisme en 1667, devint prêtre en 1675 et évêque titulaire en 1677, se consacrant désormais entièrement au service de l'Eglise comme missionnaire dans les pays protestants. II mourut en 1686, à l'âge de quarante-huit ans dans une grande pauvreté dans une petite ville du Mecklembourg et fut béatifié en 1988 par Jean-Paul II à Saint Pierre de Rome. Le présent livre rend accessibles, pour la première fois, à un public francophone ses principaux traités scientifiques et celles de ses nombreuses lettres qui éclairent le mieux les aspects religieux et spirituels, ainsi que ses rapports avec la France, où il séjournait de 1665 à 1666 et où il prononça, dans le cercle de Melchisédec Thévenot à Paris, son célèbre Discours sur l'anatomie du cerveau. Les Oeuvres choisies de Sténon sont présentées, annotées et, pour celles qui ont été écrites en latin et en italien, traduites par Birger Munk Olsen, professeur à l'Université de Copenhague.
Nombre de pages
263
Date de parution
16/11/2010
Poids
334g
Largeur
135mm
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EAN
9782251711164
Titre
Oeuvres choisies
Auteur
Sténon Nicolas ; Munk Olsen Birger
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
334
Date de parution
20101116
Nombre de pages
263,00 €
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Dans le Discours sur l'anatomie du cerveau publié à Paris en 1669, Sténon évalue les connaissances les plus débattues de son temps. Il y critique notamment les systèmes de Descartes et de Willis, qui instrumentalisent l'anatomie au profit de spéculations sur le "siège de l'âme". Cet ouvrage n'a jamais bénéficié en France d'édition commentée, ni d'étude prenant en compte à la fois sa dimension scientifique et ses enjeux philosophiques. L'histoire de sa réception montre pourtant comment le texte a d'abord été utilisé de manière polémique contre le cartésianisme, puis lu comme un manifeste permettant de conduire rigoureusement l'analyse de "la machine du corps humain".
Des hommes à tête de chien supposés peupler des contrées lointaines jusqu'au fils du yéti figurant sur une photographie récente. Ce livre magnifiquement illustré et documenté nous propose un voyage à travers les représentations que l'Europe s'est faites, tout au long de l'Histoire, des autres peuples et des autres cultures. C'est aussi un voyage à travers nos préjugés, souvent enracinés dans des traditions nées non de l'émerveillement d'une rencontre mais d'une peur ou d'un étonnement face à la différence. Ces préjugés, enfouis au plus profond de notre mémoire, sont toujours prêts à renaître, nous rappelle l'auteur, pour nourrir d'une mythologie perverse les théories racistes. Le commentaire, attrayant et clair, nous guide dans le labyrinthe de cet imaginaire, souvent délirant, parfois poétique, plus rarement empreint d'humanisme que de xénophobie.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
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Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
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