Les plus anciens textes chrétiens du Nouveau Testament l'attestent Jésus de Nazareth est mort abandonné par ses disciples. Jugé coupable par l'autorité romaine, à l'incitation des responsables religieux juifs, il a été exécuté comme un criminel de droit commun. Son corps a très probablement été jeté dans une fosse commune, comme il était d'usage pour les condamnés. Les quatre évangiles situent sa mort aux alentours de ta Pâque juive. Que s'est-il passé ensuite, au tournant des années trente de notre ère, pour que ses premiers disciples en viennent à parler de lui comme du Seigneur ressuscité ? La résurrection de Jésus se trouve au fondement même du christianisme. C'est cette expérience appelée "Pâques" qui a propulsé le mouvement chrétien dans l'histoire. John S. Spong tente donc, dans ce Livre, de reconstruire le moment de cette expérience qui a transformé des disciples effondrés en intrépides témoins. Fidèle à sa méthode, L'auteur rappelle qu'il ne faut pas chercher de biographie historique dans les évangiles. Les textes qu'on y trouve ont été mis par écrit plusieurs dizaines d'années après ta mort de Jésus. Une des originalités du présent ouvrage est de nous rappeler l'importance du midrash, cette façon juive de comprendre le présent à ta lumière des textes anciens de La Bible. Ainsi, les images de ta Victime expiatoire, du Serviteur souffrant et du Fils de l'homme, appliquées à Jésus par les premiers chrétiens, sont-elles incompréhensibles sans le recours aux textes de l'Ancien Testament. En s'éloignant de ses racines juives - et ce dès le IIe siècle - te christianisme a rapidement perdu te sens de ses textes sacrés auxquels il a alors attribué une valeur littérale parfois extravagante. Est-il encore possible d'entrer dans l'expérience pascale au XXIe siècle ? Spong en est persuadé et il nous emmène au tréfonds des textes bibliques pour retrouver l'expérience spirituelle des disciples, affirmant que Jésus est vivant. J. Spong écrit lui-même : "J'invite mes lecteurs à mettre de côté toutes leurs assurances religieuses et à pénétrer avec moi dans cette aventure qui tiendra un peu du roman policier quand nous explorerons la tradition midrashique qui nous conduit au coeur de Pâques".
Nombre de pages
320
Date de parution
01/03/2016
Poids
520g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811115999
Auteur
Spong John Shelby ; Tourneux Henry
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20160301
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
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Spong John Shelby ; Rakower Raymond ; Bassac Abiga
John Shelby Spong, qui appartient à l'Eglise épiscopalienne des Etats-Unis (tradition anglicane), a été pendant vingt-cinq ans évêque de Newark dans le New Jersey. Dans son travail de terrain, il a très vite réalisé que le message sur Jésus était devenu confus, voire incompréhensible, pour beaucoup de femmes et d'hommes, rebutés par des textes enveloppés de mythes, de légendes et d'interprétations d'une autre époque. A partir d'une relecture des textes, il nous propose dans cet ouvrage un portrait du Jésus réel, à la fois prophète, porteur d'un message de fraternité et inventeur d'une voie dans laquelle le monde traditionnel du divin se trouve bouleversé. Il aborde avec la plus grande lucidité des sujets comme la naissance et l'enfance de Jésus, les miracles, la résurrection et l'ascension de Jésus. La version originale (Jesus for the Non- Religious, 1re éd. 2007 chez HarperCollins) s'est vendue à plus de cent mille exemplaires et a suscité un écho de grande ampleur dans le monde anglo-saxon. L'ouvrage de l'évêque J. S. Spong se situe dans la lignée des recherches qui, depuis le XIXe siècle surtout, ont entrepris de faire le tri, dans les quatre évangiles et les autres parties du Nouveau Testament, entre l'expérience faite en et avec Jésus et la culture alors disponible dont on s'est servi pour la dire. Cet énorme travail s'est encore accéléré dans la seconde moitié du XXe siècle, comme l'ont montré les livres de Jacques Giri, Les nouvelles hypothèses sur les origines du christianisme (Karthala, 5e éd. 2015), et de José Antonio Pagola, Jésus, approche historique (Le Cerf, 2012). Encore aujourd'hui, ce travail critique reste trop souvent entre les mains des exégètes et des spécialistes. Beaucoup de chrétiens, et de catholiques en particulier, n'y ont pas accès ou ne perçoivent pas les conséquences considérables que ces acquis devraient apporter dans les prédications et les homélies, dans la rédaction des catéchismes, dans les prises de parole des évêques et du pape et, tout simplement, dans la culture religieuse et les débats de société. En s'inscrivant dans ces traditions critiques, Jésus pour le XXIe siècle est un essai libre et franc pour donner sens et puissance à une vie de Jésus revisitée.
La grande préoccupation de l'évêque John Shelby Spong a toujours été de sauver la Bible d'une lecture littéraliste. Il est l'un des pionniers de l'initiation du grand public à une lecture de la Bible selon la méthode critique.
Au début du XVIe siècle, le christianisme était en crise, en proie à des conflits qui donnèrent naissance à la Réforme protestante. Un peu plus tard, le mouvement de Martin Luther fut suivi par une période révolutionnaire dans les connaissances humaines. Ces évolutions historiques et scientifiques eurent pourtant peu d'impact sur l'adhésion des chrétiens à des doctrines élaborées durant les premiers temps de l'ère chrétienne. C'est la raison pour laquelle le christianisme est devenu "in-croyable" (Unbelievable). L'exégète biblique et évêque John Shelby Spong soutient l'idée que le déclin progressif des Eglises nécessite d'élaborer un tout nouveau genre de christianisme : une foi profondément en phase avec l'expérience humaine plutôt qu'avec des dogmes dépassés. Pour la vitalité du christianisme, il lance un appel aux chrétiens à actualiser leur foi à la lumière des progrès dans nos connaissances, notamment bibliques, et à questionner les enseignements rigides qui se sont renforcés avec la Contre-Réforme catholique. Par sa résistance révolutionnaire à l'autorité de l'Eglise au XVIe siècle, le mouvement de Luther peut encore servir de modèle, selon Spong, pour les chrétiens insatisfaits d'aujourd'hui. Alors que les réponses des Réformateurs sont, elles aussi, devenues insuffisantes, leur démarche peut encore nous servir de guide. L'idée de Dieu a-t-elle encore un sens ? Pouvons-nous encore en toute honnêteté suivre les credo historiques ? Des prétentions telles que l'infaillibilité du pape ou l'inerrance de la Bible ne sont-elles pas irrecevables ? L'auteur expose ici douze "thèses" pour aider les croyants d'aujourd'hui à reformuler leur foi. Avec cet ouvrage qui conclut sa carrière d'écrivain, l'évêque Spong continue à conjuguer une tradition intellectuelle rigoureuse et la recherche d'une foi chrétienne innovante. Son approche incite les chrétiens et autres croyants à entrer dans des perspectives qui donnent sens.
Pourquoi le christianisme doit-il changer ou mourir ? Comment dire Dieu dans le langage du XXI siècle ? Quel est le sens de l'athéisme moderne ? Quelle est la valeur historique des évangiles ? Quelle révolution Jésus, le croyant juif, a-t-il initiée par ses paroles et ses actes ? L'Eglise catholique peut-elle se réformer en profondeur ? Telles sont quelques-unes des questions de ses lecteurs auxquelles répond l'évêque John Spong. Ce recueil de lettres, sélectionnées et traduites par Gilles Castelnau, ne s'adresse pas seulement aux chrétiens à la recherche d'une foi croyable. Il peut intéresser aussi toute personne sensible à une nouvelle vision du christianisme. L'évêque anglican américain possède une grande culture en exégèse qui lui permet de relire la bible juive et la bible chrétienne d'une manière critique et non littérale. Il a intégré aussi depuis longtemps, dans sa manière de penser et de croire, les connaissances philosophiques et scientifiques modernes. Notamment en astrophysique, en sciences de la vie et de l'homme. Une pratique de cinquante ans, comme pasteur et évêque, l'a mis à l'écoute de ses contemporains. En complément de ses six ouvrages déjà traduits et publiés en français, ce livre pédagogique, fait de dialogues, en forme de questions/réponses, nous livre de nouvelles manières de dire Dieu, Jésus de Nazareth, notre humanité et comment vivre, de manière honnête et responsable, dans le monde qui vient... et qui est déjà là.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.