
Oeuvres Tome 4. Traité politiques ; Lettres
Je suis aise d'apprendre que les philosophes dans le cercle desquels vous vivez, restent fidèles à eux-mêmes en même temps qu'à leur pays. Il me faut attendre, pour connaître leurs travaux récents, le moment où, rassasiés de sang humain, les Etats en guerre s'accorderont quelque repos pour réparer leurs forces. Si ce personnage fameux qui riait de tout, vivait dans notre siècle, il mourrait de rire assurément. Pour moi, ces troubles ne m'incitent ni au rire ni aux pleurs ; plutôt développent-ils en moi le désir de philosopher et de mieux observer la nature humaine. Je ne crois pas qu'il me convienne en effet de tourner la nature en dérision, encore bien moins de me lamenter à son sujet, quand je considère que les hommes, comme les autres êtres, ne sont qu'une partie de la nature et que j'ignore comment chacune de ces parties s'accorde avec le tout, comment elle se rattache aux autres. Et c'est ce défaut seul de connaissance qui est cause que certaines choses, existant dans la nature et dont je n'ai qu'une perception incomplète et mutilée parce qu'elles s'accordent mal avec les désirs d'une âme philosophique, m'ont paru jadis vaines, sans ordre, absurdes. Maintenant je laisse chacun vivre selon sa complexion et je consens que ceux qui le veulent, meurent pour ce qu'ils croient être leur bien, pourvu qu'il me soit permis à moi de vivre pour la vérité". Lettre de Spinoza à Oldenburg, 1665.
| Nombre de pages | 379 |
|---|---|
| Date de parution | 12/01/2022 |
| Poids | 262g |
| Largeur | 108mm |
| EAN | 9782080270740 |
|---|---|
| Titre | Oeuvres Tome 4. Traité politiques %3B Lettres |
| Auteur | Spinoza Baruch ; Appuhn Charles |
| Editeur | FLAMMARION |
| Largeur | 108 |
| Poids | 262 |
| Date de parution | 20220112 |
| Nombre de pages | 379,00 € |
| Disponibilité | En stock |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Traité de l'autorité politique
Spinoza BaruchOn pourrait concevoir différentes espèces de démocraties. Je n'ai pas l'intention d'examiner ici successivement chacune d'entre elles. Je n'en analyserai qu'une seule : celle où tous les habitants, sans exception, pourvu qu'ils n'obéissent point à d'autres lois que celles de leur patrie, que, par ailleurs, ils soient indépendants et mènent une vie honorable, jouissent du droit de voter à l'assemblée suprême et de revêtir les charges publiques. Je dis expressément : pourvu qu'ils n'obéissent point à d'autres lois que celles de leur patrie, afin d'exclure les étrangers, présumés soumis à une autorité politique différente. J'ajoute : et soient par ailleurs indépendants, afin d'exclure tant les femmes et les esclaves (au pouvoir de leurs maris et de leurs maîtres) que les enfants et les pupilles (dans la mesure où ceux-ci subissent le pouvoir de leurs parents et de leurs tuteurs). Enfin, j'ai dit : pourvu qu'ils mènent une vie honorable, afin d'exclure sans recours ceux qui sont déshonorés par un crime ou une conduite honteuse quelconque."Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,00 € -

Traité des autorités théologique et politique
Spinoza Baruch« En résumé: * Il est impossible de priver les individus de la liberté d'exprimer ce qu'ils pensent. * La reconnaissance de la liberté individuelle de juger ne menace ni le droit, ni le prestige d'arbitre, incarnés par la souveraine Puissance. Avec la réserve, toutefois, que nul n'abusera de cette liberté pour introduire dans la communauté une espèce quelconque de législation nouvelle, ou pour se livrer à quelque activité que ce soit, contraire aux lois traditionnelles. * La jouissance individuelle de la liberté de juger ne représente aucun danger pour la paix et n'entraîne aucun inconvénient, auquel il ne soit très facile de prévoir un remède. * Elle ne menace, en aucun cas non plus, quelque ferveur sacrée que ce soit. * Les lois instituées, concernant des problèmes spéculatifs, sont tout à fait inopérantes. * Enfin, la jouissance individuelle de la liberté de juger (qui ne menace ni la paix, ni aucune ferveur véritable au sein de la communauté publique, ni le droit de la souveraine Puissance) est en outre elle-même indispensable à la conservation de la paix, de la ferveur et du droit politique souverain. »Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,00 € -

Traité de la réforme de l'entendement. suivi de Les principes de la philosophie de Descartes. et de
Spinoza BaruchIl me reste encore, pour finir, à dire aux amis pour qui j'écris : Ne soyez pas étonnés de ces choses nouvelles, car vous savez bien qu'une chose ne cesse pas d'être vraie, du fait qu'elle n'est pas acceptée par beaucoup. Et vous n'ignorez pas dans quelle époque nous vivons, aussi je vous prie instamment d'être très prudents en communiquant ces choses à d'autres. Je ne veux pas dire que vous deviez les garder entièrement pour vous, mais seulement que, si vous les communiquez à quelqu'un, vous ne soyez inspirés par d'autres fins ni d'autres mobiles que le salut de votre prochain : je vous recommande de vous assurer que votre travail ne sera pas vain. Enfin, si, à la lecture, vous rencontriez quelque difficulté à ce que je pose comme certain, je vous demande de ne pas vous hâter de le réfuter, avant de l'avoir longuement médité et avec assez de réflexion ; si vous faites ainsi, je tiens pour assuré que vous parviendrez à la jouissance des fruits que vous attendez de cet arbre."EpuiséVOIR PRODUIT9,50 €
Du même éditeur
De la même catégorie
-

Du progrès et de la promotion des savoirs, 1605
Bacon FrancisLe savoir dérivé d'Aristote, s'il est soustrait au libre examen, ne montera pas plus haut que le savoir qu'Aristote avait." Dans les arts mécaniques, le début est grossier puis l'on développe et perfectionne - ce que Bacon baptise ici "progrès". S'il n'en va pas de même pour les savoirs, c'est que, dans la société, la science est une grande incomprise. Que faire pour y remédier ? Bien des choses, et d'abord convaincre l'Etat de s'en mêler. Publié en anglais en 1605, Du progrès n'a connu jusqu'ici qu'une traduction française, en 1624. La phrase qui recommande le libre examen d'Aristote y a été censurée, comme tout ce qui touche à la scolastique. Bacon lui-même, en se faisant traduire en latin pour le Continent, expurge son livre. L'audace intellectuelle de l'original n'avait donc pas encore vraiment franchi la Manche. L'essentiel fut cependant entendu de tous au XVIIème siècle : les sciences, produites par l'effort humain, doivent être distinguées de la religion.EpuiséVOIR PRODUIT14,50 € -

Sagesse ou ignorance ? La question de Spinoza
Macherey PierreL'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER19,00 € -

Apprendre à philosopher avec Spinoza
Braz AdelinoRéputée d'accès difficile, la pensée de Spinoza, loin de se réduire à un discours théorique, est ancrée au contraire dans une exigence pratique: comprendre, à partir de ce que les hommes sont dans leur réalité passionnelle, comment il est possible de constituer une coexistence des libertés. Cela suppose une réforme de notre mode de connaître, comme condition d'affirmation de notre être, et une réflexion sur les systèmes de valeurs et la société politique, ceci afin de comprendre notre part d'éternité.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER12,00 € -

Ethique. Edition revue et augmentée. Edition bilingue français-latin
Spinoza Baruch ; Pautrat BernardPrésentation de l'éditeur L'Ethica more geometrico demonstrata fut publiée après la mort de Spinoza, en 1677. Bernard Pautrat en propose la plus rigoureuse des traductions avec un dossier présentant deux "vies" de Spinoza (datant de 1706 et 1735), qui le situe déjà entre anathème et immortalité, ainsi qu'un très bel inventaire des biens du philosophe à sa mort. Un livre clé de la modernité, à la fois classique et hétérodoxe, dans sa plus réfléchie et précise traduction française, avec le texte latin en regard, indispensable.En stockCOMMANDER14,60 €


