Plongez au coeur de l'une des pensées les plus radicales et influentes de l'histoire de la philosophie occidentale avec les oeuvres Complètes de Spinoza, et en particulier le guide intemporel "De la droite manière de vivre". Cet ouvrage monumental n'est pas qu'une simple compilation ; c'est une invitation à une transformation profonde de l'existence, une quête de la béatitude et de la liberté véritable, ancrée dans une compréhension rigoureuse de la Nature et de Dieu. Baruch Spinoza, figure emblématique du XVIIe siècle, nous livre ici l'essence de sa philosophie éthique, politique et métaphysique. A travers l'Ethique, son chef-d'oeuvre, il déconstruit nos passions et nos désirs, nous offrant les outils pour les comprendre et les maîtriser par la raison. Loin d'une morale dogmatique, Spinoza propose une voie vers la joie et la sagesse, où l'individu, en harmonie avec l'ordre de l'univers, peut atteindre une tranquillité d'âme durable. Il explore la relation complexe entre le corps et l'âme, démontrant comment une connaissance claire de notre propre nature est la clé de notre puissance d'agir et de notre bonheur. Mais l'oeuvre de Spinoza dépasse largement la sphère individuelle. Le Traité Théologico-politique et le Traité politique sont des piliers de la philosophie politique moderne. Spinoza y défend avec ferveur la liberté d'expression et la liberté de penser, des concepts révolutionnaires pour son époque. Il analyse la structure de la société et de l'Etat, cherchant les fondements d'une paix et d'une prospérité durables pour tous les citoyens. Il dénonce les superstitions et les manipulations religieuses qui entravent le développement de l'entendement et la concorde sociale, plaidant pour une séparation claire entre la foi et la raison. Sa vision d'un gouvernement juste, fondé sur le droit et l'équité, continue d'inspirer les débats contemporains sur la démocratie et les droits humains. Ce recueil est également enrichi par le Traité de la Réforme de l'entendement, un texte fondamental qui expose la méthode spinoziste pour acquérir une connaissance vraie et distincte, essentielle à toute démarche philosophique et scientifique. C'est une invitation à aiguiser notre intelligence et à percevoir la vérité au-delà des illusions de l'imagination. Les thèmes abordés sont d'une richesse inouïe : la justice, la morale, l'amour et la haine, la vertu et le vice, le bien commun, l'amitié, la compassion, la volonté et la fatalité. Spinoza nous pousse à interroger notre conscience, à comprendre les mécanismes de nos actions et de nos passions, et à cultiver la générosité et l'honnêteté. Il offre une perspective unique sur la condition humaine, nous invitant à embrasser notre liberté non pas comme une absence de contraintes, mais comme la capacité à agir selon les dictats de notre propre raison. Pour les étudiants en philosophie, les chercheurs, mais aussi pour toute personne en quête de sens et de direction dans un monde complexe, ces oeuvres Complètes de Spinoza sont une ressource inestimable. Elles offrent une vision du monde cohérente et audacieuse, un chemin vers une vie plus riche, plus consciente et plus libre. Redécouvrez la puissance de la pensée spinoziste et laissez-vous guider vers "la droite manière de vivre", une existence où la sagesse et la béatitude ne sont pas des idéaux lointains, mais des réalités accessibles par la connaissance et la vertu. Un classique indispensable pour comprendre les fondements de notre modernité et les défis éternels de l'existence humaine.
Nombre de pages
114
Date de parution
07/02/2026
Poids
160g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9791043132162
Auteur
Spinoza Baruch
Editeur
CULTUREA
Largeur
148
Date de parution
20260207
Nombre de pages
114,00 €
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On pourrait concevoir différentes espèces de démocraties. Je n'ai pas l'intention d'examiner ici successivement chacune d'entre elles. Je n'en analyserai qu'une seule : celle où tous les habitants, sans exception, pourvu qu'ils n'obéissent point à d'autres lois que celles de leur patrie, que, par ailleurs, ils soient indépendants et mènent une vie honorable, jouissent du droit de voter à l'assemblée suprême et de revêtir les charges publiques. Je dis expressément : pourvu qu'ils n'obéissent point à d'autres lois que celles de leur patrie, afin d'exclure les étrangers, présumés soumis à une autorité politique différente. J'ajoute : et soient par ailleurs indépendants, afin d'exclure tant les femmes et les esclaves (au pouvoir de leurs maris et de leurs maîtres) que les enfants et les pupilles (dans la mesure où ceux-ci subissent le pouvoir de leurs parents et de leurs tuteurs). Enfin, j'ai dit : pourvu qu'ils mènent une vie honorable, afin d'exclure sans recours ceux qui sont déshonorés par un crime ou une conduite honteuse quelconque."
« En résumé: * Il est impossible de priver les individus de la liberté d'exprimer ce qu'ils pensent. * La reconnaissance de la liberté individuelle de juger ne menace ni le droit, ni le prestige d'arbitre, incarnés par la souveraine Puissance. Avec la réserve, toutefois, que nul n'abusera de cette liberté pour introduire dans la communauté une espèce quelconque de législation nouvelle, ou pour se livrer à quelque activité que ce soit, contraire aux lois traditionnelles. * La jouissance individuelle de la liberté de juger ne représente aucun danger pour la paix et n'entraîne aucun inconvénient, auquel il ne soit très facile de prévoir un remède. * Elle ne menace, en aucun cas non plus, quelque ferveur sacrée que ce soit. * Les lois instituées, concernant des problèmes spéculatifs, sont tout à fait inopérantes. * Enfin, la jouissance individuelle de la liberté de juger (qui ne menace ni la paix, ni aucune ferveur véritable au sein de la communauté publique, ni le droit de la souveraine Puissance) est en outre elle-même indispensable à la conservation de la paix, de la ferveur et du droit politique souverain. »
Il me reste encore, pour finir, à dire aux amis pour qui j'écris : Ne soyez pas étonnés de ces choses nouvelles, car vous savez bien qu'une chose ne cesse pas d'être vraie, du fait qu'elle n'est pas acceptée par beaucoup. Et vous n'ignorez pas dans quelle époque nous vivons, aussi je vous prie instamment d'être très prudents en communiquant ces choses à d'autres. Je ne veux pas dire que vous deviez les garder entièrement pour vous, mais seulement que, si vous les communiquez à quelqu'un, vous ne soyez inspirés par d'autres fins ni d'autres mobiles que le salut de votre prochain : je vous recommande de vous assurer que votre travail ne sera pas vain. Enfin, si, à la lecture, vous rencontriez quelque difficulté à ce que je pose comme certain, je vous demande de ne pas vous hâter de le réfuter, avant de l'avoir longuement médité et avec assez de réflexion ; si vous faites ainsi, je tiens pour assuré que vous parviendrez à la jouissance des fruits que vous attendez de cet arbre."
On pourrait concevoir différentes espèces de démocraties. Je n'ai pas l'intention d'examiner ici successivement chacune d'entre elles. Je n'en analyserai qu'une seule : celle où tous les habitants, sans exception, pourvu qu'ils n'obéissent point à d'autres lois que celles de leur patrie, que, par ailleurs, ils soient indépendants et mènent une vie honorable, jouissent du droit de voter à l'assemblée suprême et de revêtir les charges publiques. Je dis expressément : pourvu qu'ils n'obéissent point à d'autres lois que celles de leur patrie, afin d'exclure les étrangers, présumés soumis à une autorité politique différente. J'ajoute : et soient par ailleurs indépendants, afin d'exclure tant les femmes et les esclaves (au pouvoir de leurs maris et de leurs maîtres) que les enfants et les pupilles (dans la mesure où ceux-ci subissent le pouvoir de leurs parents et de leurs tuteurs). Enfin, j'ai dit : pourvu qu'ils mènent une vie honorable, afin d'exclure sans recours ceux qui sont déshonorés par un crime ou une conduite honteuse quelconque".
Dans 'Du sang, de la volupté et de la mort', Maurice Barrès explore des thèmes profonds tels que la mort, la sensualité et le deuil. A travers une prose sombre et éclatante, il évoque la mémoire de Jules Tellier, un ami disparu, et médite sur la condition humaine. Le livre aborde également des réflexions sur l'art, la passion et la solitude, à travers des récits poignants et des portraits saisissants.
Présenter en aperçu l'histoire de ce grand mouvement de l'esprit humain qui nous éleva graduellement de la magie et de l'astrologie à la science moderne, tel est le but de ce petit ouvrage. On a écrit déjà plusieurs fois l'histoire de la magie. Les uns ont cherché dans l'ensemble de ces croyances chimériques des preuves à l'appui de leur solidité ; les autres n'ont voulu que nous inspirer un profond dédain pour tant de folies et d'absurdités ; nul n'a songé à tirer de la comparaison des faits un enseignement réellement philosophique, et à marquer les différentes phases par lesquelles a passé une science qui, toute chimérique qu'elle est, a été cependant le début nécessaire des grandes découvertes qui devaient en ruiner les fondements. Je tenterai de le faire. J'aurais pu accumuler bien des témoignages et grossir ce volume d'une foule de détails intéressants ; mais j'ai voulu me borner à indiquer la voie qu'a suivi l'esprit humain, et je n'ai demandé à mes lectures que les citations indispensables à la démonstration de la vérité. (A. Maury)
Pendant la guerre de 1870 une diligence est pleine de gens qui fuient l'armée prussienne ; au milieu des gens "honnêtes" et bien-pensants, se trouve "Boule de suif" , une prostituée que ses compagnons de voyage méprisent. La diligence est arrêtée dans une auberge par des soldats prussiens dont l'officier exige, pour la laisser repartir, les faveurs de "Boule de suif" . "Boule de suif" qui refuse d'abord par patriotisme, va-t-elle finir par accepter ? Ses compagnons de voyage lui sauront-il gré de sa rigueur patriotique ou de sa complaisance ? Ce court récit est le premier que Maupassant a publié (en 1880). Son maître, G. Flaubert, n'en avait pas jugé dignes ses écrits précédents.
La religion des Celtes constitue un système de pratiques et de croyances basé sur un panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes. Comme les autres peuples de la protohistoire/Antiquité d'Europe, les Celtes ont développé un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s'est progressivement dissoute dans la culture de l'Empire romain à partir du ier siècle av. J. -C. , à l'exception de l'Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu'à l'évangélisation de l'île au ve siècle. Le celtisme fait donc partie intégrante de la tradition occidentale. Les Celtes ont su résister aux invasions romaines, puis aux évangélisations chrétiennes en gardant leur identité principale, une forme originale de paganisme qu'incarnent les druides. Ces prêtres anciens, dont le temple était la nature, maîtrisaient les sciences de la vie, de la mort et de la magie. Ils honoraient les Dieux qui n'étaient pas encore humanisés. Leurs présences invisibles apparaissaient aux Celtes sous la forme d'animaux que les druides et les héros pouvaient reconnaître. Les récits et les épopées celtiques irlandais témoignent de ce panthéon vivant qui influence encore notre imaginaire. Le plus connu des dieux celtes à forme d'animal est le Minotaure, moitié homme et moitié taureau. Ce dieu primitif apparaît sur les enseignes romaines où il occupe le troisième rang après l'aigle et le loup, avant le cheval et le sanglier. Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C'est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l'Irlande, se pose Henri d'Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l'opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n'enseignaient pas "la métempsychose pythagoricienne" mais d'autres rites racontés dans cet ouvrage richement documenté.