Guide introductif aux Sénats. Structures, fonctionnements et réformes
Sovogui Antoine akoï ; Bangoura Fodé
L'HARMATTAN
30,00 €
Prévente
Sortie prévue le 22 octobre 2026
EAN :9782336652726
Le bicaméralisme repose sur la coexistence d'une Chambre basse et d'une Chambre haute, appelée Sénat. Hérité du modèle britannique médiéval, il visait à représenter les différentes classes sociales. Aujourd'hui, les sénats se répartissent en trois catégories : fédéraux, unitaires et hybrides, selon une logique de représentation territoriale, locale ou mixte. En 2025, près de quatre-vingts Etats disposaient d'un parlement bicaméral. Organe de pondération et de légitimation, le Sénat assure l'équilibre des intérêts et fait contrepoids à l'exécutif et à la majorité parlementaire. La comparaison des sénats des Etats-Unis, de France, du Canada, d'Australie, du Japon, d'Inde et d'Afrique du Sud révèle trois fonctions communes : légiférer, contrôler et représenter. Leurs prérogatives spécifiques, leurs modalités d'accès, la durée des mandats et les responsabilités des sénateurs varient selon les régimes. Structuré autour d'une présidence, de commissions et de règles internes, le Sénat encadre le travail législatif et la discipline. Il peut aussi intervenir dans la nomination des juges, la ratification des traités ou la révision constitutionnelle, et exercer des pouvoirs de consultation ou de veto. Les droits et immunités des sénateurs protègent leur indépendance, tandis que des mécanismes disciplinaires garantissent l'intégrité de l'institution. Par la diversité de ses compétences, le Sénat contribue au renforcement de l'Etat de droit démocratique.
Nombre de pages
302
Date de parution
22/10/2026
Poids
360g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336652726
Auteur
Sovogui Antoine akoï ; Bangoura Fodé
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20261022
Nombre de pages
302,00 €
Disponibilité
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...