Les philosophes en République. L'aventure intellectuelle de la Revue de métaphysique et de morale et
Soulié Stéphan ; Prochasson Christophe
PU RENNES
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EAN :9782753507562
En 1893, un. groupe de jeunes philosophes rationalistes et idéalistes, fondent la Revue de métaphysique et de morale. Fidèles à l'enseignement d'Alphonse Darlu qui fut leur professeur au lycée Condorcet, Xavier Léon, Elle Halévy et Léon Brunschvicg veulent défendre la philosophie contre les menaces symétriques du positivisme et du mysticisme. La revue bénéficie d'une reconnaissance universitaire précoce et lance des entreprises collectives de premier plan: l'édition-monument des oeuvres de Descartes, les congrès internationaux de philosophie (le premier se tient à Paris en 1900) et la Société française de philosophie (fondée en 1901). Les animateurs français des débats du temps (Boutroux, Bergson, Durkheim, Lévy-Bruhl, Brunschvicg, etc.) se rencontrent dans le salon de Xavier Léon, véritable "foyer" de la philosophie française. Leur hôte est un médiateur de talent; directeur de la Revue de métaphysique et de morale et administrateur de la Société française de philosophie, il est devenu en quelques années un entrepreneur philosophique de dimension européenne. Dans ce moment républicain de la philosophie où s'articulent les principes de l'individualisme démocratique et les exigences du devoir social, se constitue ainsi une société des esprits qui ouvre des espaces de discussion réglée. L'obsession fin-de-siècle de l'anarchie intellectuelle et morale, le refus du dilettantisme et l'affirmation du "devoir de solidarité" forment le soubassement culturel de ce microcosme républicain. Bien que parfois tendue vers l'idéal d'un régime de production et de validation collectives du savoir, la "socialisation" du travail philosophique n'étouffe pas le génie individuel: il ne s'agit pas d'éliminer la controverse mais de forger les instruments de sa régulation apaisée et de sa rationalisation, en éliminant les faux problèmes pour donner davantage de reliefs aux divergences majeures. Les pensées fortes se singularisent et s'affermissent à partir d'une matrice problématique commune, dans la dynamique de la discussion. Les débats autour du bergsonisme et de la "philosophie nouvelle" constituent un observatoire privilégié de cette scène intellectuelle animée par les philosophes en République. Par leurs pratiques intellectuelles tout autant que par leurs discours, ces derniers incarnent une veine idéaliste de la philosophie républicaine qui connaît aujourd'hui un regain d'intérêt de la part des historiens et des philosophes. Biographie de l'auteur Stéphan Soulié est agrégé et docteur en histoire. Cet ouvrage est tiré du premier volume de sa thèse sur "La philosophie en République. La Revue de métaphysique et de morale et la Société française de philosophie (1891-1914)".
Nombre de pages
327
Date de parution
05/03/2009
Poids
596g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782753507562
Titre
Les philosophes en République. L'aventure intellectuelle de la Revue de métaphysique et de morale et
Auteur
Soulié Stéphan ; Prochasson Christophe
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
596
Date de parution
20090305
Nombre de pages
327,00 €
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Alphonse Darlu est une des grandes figures de philosophe professeur de la Troisième République. Connu comme le maître de philosophie de Marcel Proust, il n'a pas publié d'ouvrage philosophique systématisant sa pensée, ce qui explique le relatif oubli dont il a été l'objet dans la mémoire collective. Il fut pourtant un acteur majeur des controverses intellectuelles du tournant du siècle et une autorité intellectuelle et morale de premier plan. Il joua un rôle important dans la naissance de la Revue de métaphysique et de morale, fondée par ses anciens élèves du lycée Condorcet, dont il rédigea, en 1893, le manifeste introducteur et dont il inaugura, en 1895, la rubrique "questions pratiques" ouverte à des sujets politiques ; il prit part aux controverses et polémiques de l'Affaire Dreyfus ainsi qu'à la réflexion critique, au coeur de la pensée républicaine, sur l'idée de solidarité, sur les conditions de possibilité d'une morale laïque et le rôle de l'Université dans l'entreprise démopédique de la République. Figure bien connue des philosophes et des historiens spécialistes de la période, certains de ses textes les plus retentissants sont fréquemment cités dans différents travaux universitaires mais ils ont rarement été reproduits dans leur intégralité. D'autres textes, inégalement accessibles et dispersés dans différents périodiques, étaient jusqu'ici mal connus quand on en n'ignorait pas l'existence. La sélection de textes que nous proposons doit ainsi combler une évidente lacune en offrant un corpus de référence constitué d'articles, de discours et de conférences publiés entre les années 1880 et la Première Guerre mondiale. A travers la participation de Darlu aux discussions de son temps, l'ambition est d'apporter une contribution à la compréhension des questionnements et des débats sur l'idée républicaine et à la connaissance de la vie intellectuelle dans le moment 1900.
Résumé : De la République romaine aux Républiques populaires ou islamiques en passant par la République des lettres, la notion de " république " est multiple, changeante et complexe. Désigne-t-elle stricto sensu tout ce qui relève de la " chose publique " ? l'intérêt général ou le bien commun ? Que signifie l'expression " valeurs de la République " ? Y a-t-il une différence entre république et démocratie ? En 100 mots, de grands penseurs contemporains, français et étrangers, reviennent sur des notions aussi fondamentales que la cité, la fraternité, l'école et la patrie, des dates-clés, des figures emblématiques ou encore des lieux, pour circonscrire la république et les républicanismes dans leur diversité. 100 mots qui dessinent les contours d'une idée forte mais fragile, qui est sur toutes les bouches, quoique parfois vidée de son sens, et qui est peut-être notre bien commun le plus précieux.
Universitaire de talent, à la faculté des lettres de Toulouse puis à l'Ecole normale supérieure - où il prit, en 1900, la succession, difficile s'il en est, de Bergson - et enfin à la Sorbonne où il fut successivement chargé de cours et professeur adjoint, Frédéric Rauh (1861-1909) est décédé trop tôt pour laisser une oeuvre philosophique achevée. Son ouvrage majeur, L'Expérience morale (1903), dont la cinquième et dernière édition remonte à 1951, n'expose pas un système mais une "technique morale indépendante" libérée de la problématique métaphysique du fondement de la morale. Sa pensée, mobile et opposée à tout dogmatisme, résiste aux interprétations hâtives et aux classifications définitives. S'opposant à une représentation éternitaire de la philosophie, Rauh affirme qu'"il ne peut y avoir de philosophie morale - aussi bien que de morale - que du point de vue du présent". Cet intellectuel juif, dreyfusard et sympathisant socialiste, tente de dégager les conditions de possibilité d'une morale réellement autonome et positive, conforme à la dimension démocratique et émancipatrice de l'individualisme républicain.
Dans le discours public, la république et ses «?valeurs?» sont invoquées en permanence, suscitant souvent l'indifférence et parfois l'irritation. Devant ce constat, il importait de redonner du sens aux mots, car la vie démocratique et la construction de l'intérêt général sont aussi une affaire de langue. Comment poursuivre une forme ou une autre de «?vivre-ensemble?» sans se parler et sans se comprendre?? Ce livre fait donc le choix de donner la parole à des chercheurs européens qui interrogent les mots de la république et du républicanisme dans une perspective internationale et sur la longue durée, des démocraties grecques aux enjeux contemporains. Son ambition : inviter le lecteur à prendre du recul et à penser la république non comme un dogme, mais comme un objet vivant où doivent se conjuguer l'intérêt commun et la liberté de tous.Table des matières : Mots (de la république) - 1792 (République de) - 1848 (République de) - 1931 (Seconde République espagnole) - 1946 (naissance de la République italienne) - Abolition de l'esclavage - Amérique (République américaine) - Amérique latine - Archives nationales - Bolivar - Buisson - Bureaucratie - Cicéron - Cité - Citoyenne - Citoyenneté - Colonisation - Commonwealth - Communautarisme - Communs - Conciliarisme - Condorcet - Constitution (-nel) - Démocratie - Démocratie représentative - Devise (Liberté, Égalité, Fraternité) - Dévouement - Dieu - Dreyfus (Affaire) - Droits de l'homme - Égalité - Église - État d'urgence - Exils - Famille - Federalist Papers - Ferry - Fêtes - Florence - Francs-maçons - Gambetta - Garde nationale - Garibaldi - Genève - Humanisme civique - Hume - Impôt - Individu - Individualisme - Islam - Jaurès - Juifs - Justice - Kant - Laïcité - Leroux - L'Hospital - Liberté - Libre-pensée - Loi(s) - Machiavel - Mazzini - Milton - Minorités - Monarchomaques - Montesquieu - Néorépublicanisme - Pacifisme - Paine - Patriotisme - Pédagogie républicaine - Physiocratie - Platon - Privé-public - Progrès - Protestantisme - Provinces-unies - Rawls - Référendum - Religion républicaine - Renouvier - République fédérale (ou fédérative) - République islamique - Républiques populaires - République sociale - Résistance (et renouveau républicain) - Risorgimento - Robespierre - Rome - Rousseau - Say - Sidney - Solidarité - Souveraineté - Suisse - Université - Valmy - Venise (République de) - Vertu civique - Weimar (République de) - [Régime de Vichy].
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.