Dans le discours public, la république et ses «?valeurs?» sont invoquées en permanence, suscitant souvent l'indifférence et parfois l'irritation. Devant ce constat, il importait de redonner du sens aux mots, car la vie démocratique et la construction de l'intérêt général sont aussi une affaire de langue. Comment poursuivre une forme ou une autre de «?vivre-ensemble?» sans se parler et sans se comprendre?? Ce livre fait donc le choix de donner la parole à des chercheurs européens qui interrogent les mots de la république et du républicanisme dans une perspective internationale et sur la longue durée, des démocraties grecques aux enjeux contemporains. Son ambition : inviter le lecteur à prendre du recul et à penser la république non comme un dogme, mais comme un objet vivant où doivent se conjuguer l'intérêt commun et la liberté de tous.Table des matières : Mots (de la république) - 1792 (République de) - 1848 (République de) - 1931 (Seconde République espagnole) - 1946 (naissance de la République italienne) - Abolition de l'esclavage - Amérique (République américaine) - Amérique latine - Archives nationales - Bolivar - Buisson - Bureaucratie - Cicéron - Cité - Citoyenne - Citoyenneté - Colonisation - Commonwealth - Communautarisme - Communs - Conciliarisme - Condorcet - Constitution (-nel) - Démocratie - Démocratie représentative - Devise (Liberté, Égalité, Fraternité) - Dévouement - Dieu - Dreyfus (Affaire) - Droits de l'homme - Égalité - Église - État d'urgence - Exils - Famille - Federalist Papers - Ferry - Fêtes - Florence - Francs-maçons - Gambetta - Garde nationale - Garibaldi - Genève - Humanisme civique - Hume - Impôt - Individu - Individualisme - Islam - Jaurès - Juifs - Justice - Kant - Laïcité - Leroux - L'Hospital - Liberté - Libre-pensée - Loi(s) - Machiavel - Mazzini - Milton - Minorités - Monarchomaques - Montesquieu - Néorépublicanisme - Pacifisme - Paine - Patriotisme - Pédagogie républicaine - Physiocratie - Platon - Privé-public - Progrès - Protestantisme - Provinces-unies - Rawls - Référendum - Religion républicaine - Renouvier - République fédérale (ou fédérative) - République islamique - Républiques populaires - République sociale - Résistance (et renouveau républicain) - Risorgimento - Robespierre - Rome - Rousseau - Say - Sidney - Solidarité - Souveraineté - Suisse - Université - Valmy - Venise (République de) - Vertu civique - Weimar (République de) - [Régime de Vichy].
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Nombre de pages
125
Date de parution
15/02/2023
Poids
102g
Largeur
115mm
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EAN
9782715414075
Titre
Les 100 mots de la République. 2e édition revue et corrigée
Le présent volume réunit pour la première fois le recueil oublié de textes choisis par Gilles Deleuze dans l'oeuvre d'Henri Bergson, Mémoire et vie (1957), et le petit livre, devenu un classique, qu'il consacre moins de dix ans plus tard au bergsonisme. Les extraits offrent à la fois une précieuse introduction aux principaux enjeux de la pensée bergsonienne et une mise en perspective de son rôle dans l'oeuvre de Deleuze. Si la lecture de ces textes choisis au miroir du Bergsonisme confirme l'interprétation de Deleuze, elle laisse aussi apparaître une résistance de l'oeuvre à son interprète. Une nouvelle trajectoire philosophique, proprement deleuzienne, s'invente ici par différenciation avec le corpus bergsonien.
Résumé : "Nous savons que ce ne sont pas des pensées comme les autres, ces pensées qui nous relient ou nous séparent les uns des autres, par exemple lorsque je ne cesse de penser à ta venue ou à ton départ ? ou même à ta disparition ?, ou lorsque notre dispute me revient à l'esprit, ou lorsque je dois t'annoncer une épreuve ? ou te déclarer mon amour. Ces pensées ont beau être singulièrement intenses, parmi nos pensées, et singulièrement vitales, dans nos vies, nous les réduisons à des cas isolés, nous n'y pensons plus. Or, le but de ce livre est simple : il consiste à expliquer pourquoi "penser à quelqu'un", ce n'est pas comme penser à "quelque chose", mais pas non plus une exception pour la pensée, ni dans la vie. Bien plutôt un modèle de la pensée, et une orientation dans la vie." Frédéric Worms.
Résumé : "Nous avons besoin aujourd'hui d'un humanisme vital. Et cela nous ramène à la valeur de l'humain qui est la condition de tout humanisme et sur laquelle on s'est beaucoup trompé. Car cette valeur n'est pas une propriété simple qui excepterait l'humain du vivant ou qui pourrait être écrasée par lui. Elle réside plutôt dans des inventions humaines, réponses toujours perfectibles à tous les dangers vitaux à la fois. Ainsi, cet humanisme est vital non seulement parce qu'il situe l'humain dans le vivant, mais parce qu'il le considère comme nécessaire et urgent, pour la vie de tous les vivants. L'humanisme suppose encore autre chose : un accès universel à tous les humains. Or, ici, nous partageons bien quelque chose mais n'est-ce pas d'abord une inquiétude ? Oui, en effet. C'est même ce qui m'a poussé à vous écrire. Mais je savais, dès que je m'y suis engagé, que cela nous permettrait aussi de rejoindre nos joies". F. W. Dans ces lettres adressées à une amie "inquiète et qui sait penser" , Frédéric Worms explique pourquoi l'humanisme vital est la réponse philosophique aux dangers de notre temps.
Résumé : La démocratie n'est pas finie, au sens où elle n'est pas achevée et où elle est encore capable de nous surprendre. Elle ne retrouvera sa force qu'en admettant ses faiblesses : des maux qui ne sont pas passagers, mais constants et irréductibles. Des maladies chroniques, qui tiennent à son essence et à l'humanité même. Mais qui peuvent connaître des pics mortels. Il nous faut donc connaître et affronter ces maladies, pour revenir, non à une santé parfaite, mais à la vie humaine, avec ses créations et ses joies, dont la démocratie est une condition. Quelles sont ces maladies ? Avant tout, une violence intérieure aux relations humaines, contre laquelle la démocratie est la seule à lutter, face à des régressions toujours possibles. Cette violence prend des formes nouvelles accentuées par les ébranlements de l'époque : le soupçon ou le cynisme, renforcés par Internet ; le racisme, nourri par le terrorisme ; l'ultralibéralisme, aggravé par la mondialisation. La démocratie qui affronte ces maux, peut seule les guérir, dans une crise qu'elle saura dépasser à condition de la comprendre. Elle se ressaisira alors et s'élargira dans le monde et à tout le monde.
Résumé : Entre la vache Audhumla et le loup Fenrir, entre le frêne Yggdrasill et le dragon Fáfnir, les sombres forêts du Nord de l'Europe et les rivages des mers froides sont peuplés d'êtres merveilleux et fantastiques qui n'en finissent pas de nous fasciner. Après la mythologie grecque, la mythologie nordique, popularisée par Wagner depuis la fin du XIXe siècle, est celle qui a fourni le matériau mythique le plus important. Ses fables et ses légendes ont été principalement consignées dans des sources littéraires, surtout dans l'Edda de l'Islandais Snorri Sturluson (1179-1241), l'Islande étant le véritable conservatoire des antiquités nordiques. En 100 légendes, Patrick Guelpa nous propose de partir à la découverte d'un monde enchanté, où se côtoient dieux et déesses, Ódhinn, Thor et Freyja, monstres, valkyries, géants et nains, elfes et fées...
Spinoza fut attaqué de toutes parts, mais ses positions marquèrent les controverses sur la Bible, le droit naturel et la liberté de conscience. On retrouve sa trace dans les Lumières, l'idéalisme allemand, le marxisme et la psychanalyse. L'Ethique et le Traité théologico-politique construisent une pensée de la Raison, refusant la finalité, la Providence et l'illusion du libre arbitre, une pensée de l'universalité des lois de la nature, de la singularité individuelle, de la liberté de philosopher. Chez Spinoza, rien n'est au-dessus de l'entendement humain ; l'étendue n'est pas moins divine que la pensée ; le bien et le mal sont relatifs ; l'homme n'est pas un empire dans un empire ; la fin de l'Etat est la liberté.
Polymorphes et polyvalents, si les dieux de l'Egypte sont présents sur les stèles, les papyrus, les statues, les temples, ils semblent insaisissables : dans une religion sans dogme ni livre canonique, l'existence des dieux nous parvient fragmentée, éclatée en autant de parcelles vivantes qu'il y a de documents. Claude Traunecker propose au lecteur des clés pour pénétrer dans l'imaginaire des anciens Egyptiens, approcher le monde des dieux de l'Egypte et appréhender cette religion du savoir qui, pendant trois millénaires, a accumulé des connaissances du vrai justifiant des apparences du réel.
Une entrée par la "Sublime Porte" Apparus en Anatolie au début du XIVe siècle, les Ottomans occupèrent un rôle central dans les Balkans, en Europe orientale et au Moyen-Orient avant de disparaître avec la Grande Guerre. Leur empire, consacré par la prise de Constantinople en 1453, s'étendait au XVIIe siècle de la Hongrie au golfe Persique et du Yémen à l'Algérie. Cette superficie n'ayant d'égal que la diversité religieuse, ethnique et culturelle, l'Empire ottoman dut faire face aux défis du gigantisme et de l'hétérogénéité. Grevé par une machine étatique lourde et coûteuse, menacé par de puissants voisins, ralenti par une économie agraire, il perdit pied dans un monde dominé par l'Europe. Si l'occidentalisation lui accorda un long sursis, ce fut au prix d'une soumission aux forts relents coloniaux. Cent ans après la fin de l'Empire ottoman et la création de la république de Turquie qui lui succéda, Edhem Eldem propose de cette structure complexe, de son fonctionnement, de ses forces et de ses faiblesses un récit nuancé, doublé d'une analyse critique.