L'ANGE FAIT LA BETE - VOL02 - L'HUMANISME POSTMODERNE
SOUCHARD BERTRAND
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782140348747
Qu'est-ce qu'une personne humaine pour notre société postmoderne ? Une histoire de l'humanisme peut aider à répondre à cette question. L'humanisme grec est pluriel mais centré sur la nature. L'humanisme médiéval et chrétien s'appuie sur la Révélation de Dieu. L'humanisme moderne est anthropocentrique. L'humanisme postmoderne serait "angélocentrique ", achèvement d'un détachement de la nature et de Dieu. Le propos de Pascal se réalise : "L'Homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête". La vision postmoderne de l'Homme est en fait post-humaniste, une gnose : un dualisme corps/esprit, un salut par la connaissance, un relativisme éthique, un rejet de la révélation de Dieu, un retrait du monde ou de la nature. Le retrait du christianisme n'est pas la fin du religieux, mais le retour ou l'émergence de spiritualités immanentes. Les bêtises de l'angélisme postmoderne s'appellent transhumanisme, wokisme, écologisme, animalisme.
Date de parution
26/06/2023
Poids
263g
Largeur
155mm
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EAN
9782140348747
Titre
L'ANGE FAIT LA BETE - VOL02 - L'HUMANISME POSTMODERNE
Auteur
SOUCHARD BERTRAND
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
263
Date de parution
20230626
Nombre de pages
0,00 €
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Qu'est-ce qu'une personne humaine si elle n'est "ni ange, ni bête" selon le mot de Pascal ? Pour l'écologie profonde et l'antispécisme, comme pour Darwin, la différence entre l'Homme et l'animal ne serait que de degré. Mais un examen attentif de la vie rationnelle (conscience, langage, technique, liberté), de la vie sensible (sensation, désir, violence, souffrance), de la vie corporelle (sexualité, naissance, nutrition, mort) permet d'induire une différence de nature. Par ailleurs, la religion demeure un propre de l'Homme par rapport à l'animal. Peut-elle s'enraciner dans la diversité de cette vie rationnelle, sensible et corporelle, non comme un ajout externe, mais comme son accomplissement ? Ni ange, ni bête, l'Homme ne s'identifie ni à l'animal, ni à un pur esprit religieux désincarné. L'humanité se réfléchit au double miroir de l'animalité et de la divinité. L'Homme n'existe qu'entre les deux pôles irréductibles de l'immanence et de la transcendance. Le spirituel humain s'incarne dans le plus charnel.
Si le terme d'énergie est central dans la science physique contemporaine, il est difficile à définir et à enseigner. Pour essayer d'en comprendre le sens, il faut d'abord voir l'écart entre la mécanique classique de Descartes, Galilée ou Newton qui utilisent le mot de force et la thermodynamique qui introduit le terme d'énergie dans la science. Alors que la force est l'action d'un corps à travers un espace vide, l'énergie exprime le bilan d'un système où nous trouvons conservation et transformation dynamique en même temps. Avec Einstein, l'énergie intensifie sa présence avec la célèbre équation E=mc2. De plus l'énergie quantique semble paradoxale. Cette caractérisation contemporaine de l'énergie physique peut prendre pour miroir réflexif, l'inventeur du mot énergie, Aristote.
Catholiques et orthodoxes se revendiquent ensemble du concile Constantinople III qui affirme " une énergie divine et une énergie humaine " pour le Christ, refusant le monoénergisme théandrique. Pourtant, des catholiques (thomasiens) défendent une simplicité divine, une grâce créée et une vision de Dieu alors que des orthodoxes (palamites) soutiennent une distinction réelle entre essence et énergie en Dieu, une énergie incréée et un Dieu inconnaissable. L'examen des divergences ne permet-il de voir des convergences ? Dans l'Ecriture, si l'énergie se rapporte souvent à une opération de Dieu, elle est aussi l'énergie de l'homme et des éléments de la nature, incréée et créée. La théologie des énergies divines n'est-elle pas aussi une théologie des énergies humaines et cosmiques ? L'examen et la comparaison de l'énergie chez Aristote et de l'énergie chez Plotin permettent de saisir des divergences. Avec le Stagirite, nous avons une analogie des énergies physique, biologique, sensible, intellectuelle, éthique et théologique. L'Un plotinien conduit la foi chrétienne à toujours plus d'équivocité et d'altérité, selon une forme de monoénergisme divin. Méditer et articuler les différentes présences de Dieu (création, grâce et incarnation) peut aider à saisir les convergences. Les Latins pourraient reconnaître qu'ils ont besoin d'une théologie des énergies qui ne peut pas se réduire à l'acte et à la substance, car l'actus latin, statique, juridique et théâtral n'est pas l'energeia grec, dynamique, physique et éthique. Les Grecs peuvent saisir que cette théologie des énergies doit prendre des accents aristotéliciens, à la suite de saint Maxime le confesseur, au-delà de Plotin et du néoplatonisme.
Résumé : Si Dieu est bon, pourquoi le mal ? Y a-t-il une vie après la mort ? La Création selon la Bible est-elle contredite par les théories scientifiques de l'évolution ? Jésus est-il Dieu ? Le Nouveau Testament est-il antisémite ? Dieu s'oppose-t-il à ma liberté? Oui au Christ, non à l'Eglise ? La laïcité de l'Etat doit-elle maintenir la religion dans la sphère privée ? Voici quarante-deux questions, sur Dieu et sur la foi chrétienne, que chacun se pose à un moment ou à un autre de sa vie, qu'il soit croyant ou incroyant. Il s'agit à chaque fois de répondre à un problème de manière claire et précise, sans être simpliste. Dans un souci pédagogique, ce livre se veut accessible au plus grand nombre. Chemin faisant, on passera d'une interrogation à une autre, au gré de sa curiosité, pour, finalement, acquérir une vue d'ensemble de la foi chrétienne.