Contes et légendes du pays Dogon - Tomon du Arou. Tome 1
Somboro Athanase Erensin ; Somboro Paul
L'HARMATTAN
18,50 €
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EAN :9782343198828
Ce livre nous plonge dans l'univers des contes et légendes dont se servaient les Dogon le soir, après les durs travaux champêtres pour divertir, amuser, encourager ou effrayer, moraliser et éduquer aussi bien les enfants que les adultes. En effet, c'est par le conte qu'on éduquait autrefois le jeune Dogon-Tomon, qu'on lui inculquait le savoir-faire nécessaire. Les anciens s'en servaient pour lui apprendre comment vivre en fils et fille, en père et mère, en époux et épouse, en voisin et voisine dans leur société. Ils lui faisaient découvrir entre autres l'homme bon et mauvais, la femme rusée et folle, l'enfant digne ou indigne. Le conte tomon est une véritable école de la vie dans toute sa réalité paisible et guerrière, amicale et hostile. Ces contes recueillis par M. Athanase Erensin Somboro sont donc un condensé de la parole que les vieillards dogon-tomon ont conservée pour servir de panneaux de signalisation et baliser leur propre vie et celle de ceux et celles qui viendront après eux sur le chemin de la vie. Aujourd'hui, par les effets conjugués des nouvelles religions importées, de la colonisation et de la disparition des vieillards, les contes sont aussi menacés.
Nombre de pages
168
Date de parution
04/06/2020
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343198828
Titre
Contes et légendes du pays Dogon - Tomon du Arou. Tome 1
Auteur
Somboro Athanase Erensin ; Somboro Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20200604
Nombre de pages
168,00 €
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Cette histoire, apparemment particulière, constitue désormais un pan important de l'histoire générale du peuple dogon. Elle décrit la société de cette époque dans son organisation, ses ambitions et aspirations légitimes, ses conflits latents ou ouverts ; elle révèle également l'état des relations entre différents villages ou différentes familles, entre les chefs de canton et leurs sujets, entre l'Administration coloniale et les populations locales, les connivences, et aussi les divergences de vision et d'attitudes entre les missionnaires Pères Blancs et les colons vis-à-vis des peuples autochtones sur lesquels ils exercent soit un pouvoir politico-administratif soit un pouvoir religieux.
Ce troisième tome des Contes et légendes du pays Dogon est un pur produit du pays Dogon-Tomon. Il raconte les faits de la vie courante avec ses hauts et ses bas. Ses personnages sont des humains, des animaux, des génies... Bien que différents, ils se comprennent tous. L'auteur raconte ces fables telles qu'elles sont, sans tenir compte de la pudeur. Plusieurs thèmes y sont traités, celui du sens des prénoms Dogon-Tomon, de la justice, du pardon, de la patience, de la discrétion, de l'orgueil, de la trahison, de la cupidité, de la jalousie, etc.
Ce livre nous plonge dans l'univers des contes et légendes dont se servaient les Dogon le soir, après les durs travaux champêtres pour divertir, amuser, encourager ou effrayer, moraliser et éduquer aussi bien les enfants que les adultes. En effet, c'est par le conte qu'on éduquait autrefois le jeune Dogon-Tomon, qu'on lui inculquait le savoir-faire nécessaire. Les anciens s'en servaient pour lui apprendre comment vivre en fils et fille, en père et mère, en époux et épouse, en voisin et voisine dans leur société. Ils lui faisaient découvrir entre autres l'homme bon et mauvais, la femme rusée et folle, l'enfant digne ou indigne. Le conte tomon est une véritable école de la vie dans toute sa réalité paisible et guerrière, amicale et hostile. Ces contes recueillis par M. Athanase Erensin SOMBORO sont donc un condensé de la parole que les vieillards dogon-tomon ont conservée pour servir de panneaux de signalisation et baliser leur propre vie et celle de ceux et celles qui viendront après eux sur le chemin de la vie. Aujourd'hui, par les effets conjugués des nouvelles religions importées, de la colonisation et de la disparition des vieillards, les contes sont aussi menacés.
Dans sa théologie de la Révélation qu'il appelle Selbstmitteilung Gottes (autocommunication de Dieu) , Karl Rahner fait de la parole un concept théologico-fondamental justificatif de la possibilité et de la crédibilité de la révélation chrétienne au double niveau anthropologique et théologique. N'est-ce pas sur ce chemin de la parole qu'une telle théologie se fait proche de la pensée africaine malgré leur distance apparente ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...