LA PUISSANCE PAUVRE - UNE HISTOIRE DE LA RUSSIE DE 1815 A NOS JOURS
SOKOLOFF GEORGES
FAYARD
38,24 €
Epuisé
EAN :9782213024318
Ce livre ne serait pas une histoire de la Russie si on n'y trouvait pas des personnages hors du commun, de furieux débats d'idées, des calamités terribles et d'innombrables victimes. Ils sont donc là, de Nicolas Ier _ le tsar à la " sévérité inquiète " _ au secrétaire de charme qu'à été Mikhaïl Gorbatchev ; des prises de bec entre slavophiles et occidentalistes aux récents affrontements entre réformateurs radicaux et patriotes réactionnaires ; des famines aux guerres mondiales ; de la paysannerie martyrisée aux victimes des répressions de masse. Derrière ces débordements épiques, on trouve, constamment présente, une intrigue. Au XVIIIe siècle, on parlait déjà de la Russie comme du colosse aux pieds d'argile. Et ce qui n'a pas cessé de frapper depuis les observateurs _ russes comme étrangers _ de l'Empire, c'est qu'il n'avait pas les moyens économiques de ses prétentions internationales. Ainsi déséquilibré, le bateau russe a parfois considérablement tangué. Triomphant en 1815, il est en détresse quarante ans plus tard, à l'issue de la petite guerre de Crimée. Brisé en 1920, il croise avec toute la majesté d'une superpuissance globale en 1975. Moins spectaculaire, mais plus éclairant au fond, est ce qui se passe entre ces grands bouleversements. Tsars et secrétaires parviennent à maintenir la Russie en équilibre bien qu'elle soit _ paradoxe d'autant plus inexplicable qu'il dure longtemps _ un empire sous-développé. Où chercher la clef du mystère ? Sans doute dans l'enchaînement de diverses formes d'exploitation _ de l'asservissement tsariste au terrorisme stalinien _ qui ont précisément permis de bâtir la gloire de l'Etat sur l'indigence du peuple. Aujourd'hui, la puissance pauvre vient de sombrer dans un autre naufrage. S'en remettra-t-elle encore par l'invention d'une nouvelle formule d'exploitation ? A moins que la Russie ne change de nature, comme elle avait commencé de le faire entre 1861 et 1913, pour devenir enfin ce que ses habitants voudraient tant qu'elle soit : un pays " normal ". Georges Sokoloff est professeur des universités à l'INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales), conseiller scientifique au CEPII (Centre d'Etudes prospectives et d'informations internationales), consultant à la banque Lazard. Il a effectué d'importantes missions d'assistance technique en Russie au cours des dernières années.
Date de parution
08/12/1993
Poids
1 365g
Plus d'informations
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EAN
9782213024318
Titre
LA PUISSANCE PAUVRE - UNE HISTOIRE DE LA RUSSIE DE 1815 A NOS JOURS
Auteur
SOKOLOFF GEORGES
Editeur
FAYARD
Largeur
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Poids
1365
Date de parution
19931208
Nombre de pages
0,00 €
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Epuisé
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La période de coexistence pacifique et de détente, habituellement considérée d'un point de vue trop strictement politique, l'est ici sous l'angle économique. S'appuyant sur des sources statistiques soviétiques, ce livre explore les mobiles de la politique menée par l'URSS, depuis le milieu des années cinquante, pour acquérir des biens d'équipement occidentaux. Si la décision d'ouverture économique sur l'Ouest relevait de considérations militaires, diplomatiques, économiques, financières ou technologiques, l'intention de l'Union soviétique était aussi, et peut-être surtout, de gagner du temps dans la course à la modernisation. L'appel au capital occidental a commencé plus tôt qu'on ne le croit généralement : l'investissement soviétique se trouve depuis longtemps à un degré élevé de dépendance vis-à-vis des matériels occidentaux. Cette dépendance économique ancienne n'est pas inconciliable, comme l'URSS tente de le prouver dans ses évolutions récentes avec l'affirmation de l'autonomie de décision d'une super-puissance.
Plus de "dégels" ni de "détentes"! On n'ouvrira pas la Russie sur le monde moderne en continuant de l'imaginer en dehors et au-dessus du sort commun aux autres nations: il faudra se résoudre à la rendre organiquement compatible avec l'Occident. A la stupeur générale, un souverain soviétique a entendu le message iconoclaste des intellectuels de sa génération. Voilà vingt ans de cela, Gorbatchev a accepté de remettre en question la forteresse du socialisme. Mais quand il a entrepris de la réaménager, elle s'est éboulée. De dérapages en glissades, de culbutes en rétablissements, la Russie d'aujourd'hui est méconnaissable. Puissance, territoire, peuplement, économie, gouvernement, société, diplomatie... de l'URSS ne reste plus que le souvenir. Suffisamment tenace, ce dernier, pour nourrir la critique d'une Russie désormais trop ordinaire? Le propos de ce livre n'est pas de polémiquer, il est de raconter. Il est de faire le récit, le plus attentif possible aux personnages et aux circonstances, de l'odyssée conduite par les chefs russes et endurée par leur peuple pour se rapprocher de nous Biographie de l'auteur Georges Sokoloff est professeur des universités aux Langues O"et conseiller scientifique au CEPII (Centres d'études prospectives et d'informations internationales). Il a publié aux éditions Fayard La Puissance pauvre. Une histoire de la Russie de 1815 à nos jours"
Ce livre survole les onze cent cinquante années d'histoire qui nous séparent des origines de la Russie. Initialement exposés à de multiples sources d'insécurité que le "joug tartare" des années 1248-1480 illustre parfaitement, les Russes se sont ensuite trouvés embarqués dans une vaste épopée impériale: de quoi sublimer les affres en grandeur, ont dit leurs chefs et leurs chantres. Et cela en dépit du gros retard de développement d'abord créé par le "joug" perpétué ensuite par de modernisations trop politiques pour ne pas rester inachevées. Au fil des siècles, le pays s'est ainsi éloigné d'une Europe à laquelle il avait appartenu mais qui "s'est laissé gagner par la raison et la modernité, tandis que lui-même semblait voué à une orgueilleuse démesure. Pourtant, la Russie change progressivement elle aussi. Et la crise mondiale que nous subissons ensemble pourrait préparer son retour au sein de la famille européenne. Mieux comprendre la Russie, si proche et si lointaine, en décryptant son histoire: telle est l'ambition de ce nouvel ouvrage de Georges Sokoloff. Biographie de l'auteur Georges Sokoloff est professeur émérite des universités à l'institut national des langues et civilisations orientales et conseiller au CEPH (Centre d'études prospectives et d'informations internationales). Il a notamment publié L'Economie obéissante (Calmann-Lévy, 1976), The Economy of Detente (Berg, 1987), 1933, l'année noire (Albin Michel, 2000). Il est l'auteur aux éditions Fayard de La puissance pauvre (1993) et de Métamorphose de la Russie (2003)."
C'est un fait: les légions romaines ont bel et bien diffusé les langues dites latines au sud de l'Europe. Mais faut-il admettre de la même façon que des tribus nomades surgies de la steppe avaient déjà diffusé l?« indo-européen commun »de l'Oural à l'Atlantique? Oui, démontrent les linguistes, c'est bien la vieille langue-mère de nos idiomes courants. Son vocabulaire nous en apprend d'ailleurs beaucoup sur le quotidien des peuplades qui l'avaient jadis parlé. Elles nous ont aussi laissé des traces irréfutables de leurs migra-tions, confirment les archéologues. Elles nous ont même légué leurs mythes et leurs rites, ajoutait Dumézil. Pour-tant, l? « idée indo-européenne » bute sur un ultime et grand mystère: comment des bandes éparses de pasteurs nomades ont-elles pu imposer leur lexique et leurs m'urs à des indigènes si éloignés, en outre bien plus nombreux et souvent plus évolués que les intrus venus les coloniser ... C'est sur ce mystère que Georges Sokoloff, armé des plus récents travaux sur l'épopée indo-européenne, enquête ici. Ce regard jeté sur ces ancêtres nomades venus de loin peut aussi devenir, à notre époque d'intenses migrations, de replis identitaires et d'esquisse d'une civilisation-monde, un thème de réflexions rêveuses. Georges Sokoloff, éminent spécialiste de l'histoire russe, est professeur émérite à l'Institut national des langues et civili-sations orientales et conseiller au CEPII (Centre d'études prospectives et d'informations internationales). Il est l'auteur aux éditions Fayard de La Puissance pauvre, de Métamorphose de la Russie et de La Démesure russe, mille ans d'histoire.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).