L’Eglise catholique pour le changement politique et la bonne gouvernance au Cameroun. Expression et
Sofack Noël ; Lado Ludovic
L'HARMATTAN
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EAN :9782336580975
Alors que le Cameroun traverse de profondes crises politiques, sociales et économiques, une question fondamentale s'impose : quel rôle peut encore jouer l'Eglise catholique dans la quête de justice, de paix et de bonne gouvernance dans un Etat qui se revendique laïc ? Par un regard pluridisciplinaire - allant de la science politique à la théologie, en passant par la géopolitique et la sociologie -, cet ouvrage éclaire la pertinence et la légitimité de la fonction tribunitienne des évêques dans le contexte camerounais. Il analyse d'abord les modèles explicatifs du changement politique, avant de dresser une radioscopie critique de la gouvernance au Cameroun. Il montre ensuite comment l'Eglise catholique, loin d'être un acteur marginal, s'impose comme sentinelle de la démocratie, promotrice des droits humains, gardienne du bien commun et force de reconstruction du lien social. L'auteur explore enfin les fondements de cet engagement tout en proposant une légitimation théorique rigoureuse de l'engagement sociopolitique de l'Eglise, en la pensant comme une force morale et prophétique capable d'influencer positivement la transition démocratique. Une réflexion lucide, engagée et éclairante pour penser autrement la relation entre foi, pouvoir et société au Cameroun.
Nombre de pages
274
Date de parution
01/03/2026
Poids
330g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336580975
Auteur
Sofack Noël ; Lado Ludovic
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260301
Nombre de pages
274,00 €
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L'Eglise catholique s'est engagée pour des élections justes et transparentes et dans l'éducation du peuple sur le sens et l'importance du vote en démocratie, à travers l'observation-construction-proposition d'un nouvel ordre électoral au Cameroun. Il faut ainsi reconnaître qu'elle a mené un véritable combat politique, malgré les soupçons de collusion avec le pouvoir. L'analyse de cet engagement est d'un enjeu majeur : lever le voile sur l'action multiforme de l'Eglise catholique pour le changement politique au Cameroun et le répertoire d'actions qu'elle a déployées depuis 1990 pour l'avènement d'une véritable démocratie. Ce travail apporte un éclairage équilibré et permet d'apprécier à sa juste valeur l'action de l'Eglise dans le champ politique camerounais et les raisons qui justifient et motivent cet engagement.
La crise alimentaire mondiale de 2007/2008 s'était cristallisée dans les émeutes de la faim au Cameroun. Ces émeutes étaient consécutives à la nouvelle géopolitique mondiale de l'agriculture et de l'alimentation, mais aussi aux balbutiements des politiques agricoles camerounaises et traduisaient une crise de gouvernementalité. Une analyse de ce moment éclaire sur les changements opérés dans la gouvernance agrostratégique ou politiques publiques de sécurité alimentaire. De fait, des stratégies de gestion de crise à court et à long terme ont été implémentées, mais avec une efficacité relative. Les manifestations qui s'étaient muées en revendications politiques ont reçu des réponses qui n'ont pas amélioré la gouvernance démocratique, car la société camerounaise, malgré les discours officiels, reste à bien des égards sous tension.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...