C est dans cet espace de flottement entre deux langues où surgit l image, et se dénouent les refoulements ordinaires du langage révélant les tracés mémoriels qui hantent l écriture, qu Anne-Marie Smith-Di Biasio, tel un « passeur », lit et interprète le texte de la langue-mère qu elle partage avec Virginia Woolf; et, comme dans le chuchotement d une conversation ininterrompue et intemporelle avec Woolf, elle retraduit et re-questionne en les découpant et les déconstruisant avec sa palette à elle des extraits: Ondes, Au phare, La Chambre de Jacob, Une ébauche du passé. C est ainsi que La hantise de l écriture propose un retour aux origines sensorielles et obsédantes de l imaginaire woolfien, un retour aux gestes, visages, voix recélés dans l écriture, à sa mémoire de l infantile. Ainsi s agit-il dans cette attention portée sur lestraits visibles et invisibles de l écrit de lire et de traduire des tracés de la parole, du regard, du corps d entendre et de faire entendre rythme, mouvement, sonorité, image. Comme celle de l épitaphe, cette écriture est hantée par la qualité fragmentaire et énigmatique de l inscription silencieuse renvoyant tel un miroir la parole de l écriture woolfienne à ce qui la hante. Et pourtant, c est d un lien avec la vie qui ne peut pas se défaire que cette obsession troublante semblerait comme dans le rêve émaner. Car il y a un va et vient constant entre l intériorité hallucinatoire de la parole woolfienne et son regard vers les tonalités changeantes du monde extérieur. L image pense. Celles formées par cette rupture du réel qu ouvre le deuil de l être aimé sont aussi la figure d un engagement intime et féminin dans les discontinuités de l histoire du vingtième siècle. Virginia Woolf écrit l oreille tendue; elle ramasse les survivances d une langue et d une culture anglaise traversée par l étrange dans un geste immémorial et moderniste qui fonde sa vision au présent et l inscrit définitivement dans la modernité.
Date de parution
26/05/2010
Poids
280g
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EAN
9782352600671
Titre
VIRGINIA WOOLF LA HANTISE DE L'ECRITURE
Auteur
SMITH DI BIASIO ANNE
Editeur
INDIGO
Largeur
0
Poids
280
Date de parution
20100526
Nombre de pages
0,00 €
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Se souvenir avec et pour les textes, écrire, écouter, voir, traduire aussi, telle serait la poétique subtile qui se tisse dans Le Palimpseste mémoriel que nous offre Anne-Marie Smith-Di Biasio. Un même geste entrelace les fils de toute rencontre esthétique, là où une même qualité d'attention les relie en transparence, quand la langue se fait musique et l'image s'ouvre à l'interstitiel. De quoi le 1er modernisme est-il ici le nom pour qu'il faille l'écrire au pluriel et que, pourtant, de Virginia Woolf à Luchino Visconti, de Walter Benjamin à Amos Oz, d'Anthony Minghella à Katherine Mansfield, de Sigmund Freud à Pablo Neruda, se trace un retour, s'entende une même condition, se déploie une même nappe expérientielle ? De quoi les modernismes pluriels et pourtant un nous approchent-ils qu'il faille cette qualité d'écoute, cette attention mémorielle ? De chapitre en chapitre, le modernisme et ce dont il est la trace circule de roman en film, de symphonie en poème, nous revient et s'altère pour mieux dire ce que traque la lecture d'un estrangement. L'intertextualité anachronique reconduit cet exil intérieur, cette mise en fuite du sens, la saisit au moment même où le sens s'inaugure, à contre-sens, dans un fécond déport mélancolique. Car le modernisme doit s'entendre ici comme une "arrière-langue" en attente de son inscription, la condition négative d'un sens qui peine à s'inventer dans un présent vacillant, dont la promesse paradoxale ne peut que revenir, être "palimpseste mémoriel".
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L'écrivain moderniste brésilien Oswald de Andrade (1890-1954), dramaturge, poète et romancier publie, parallèlement à son œuvre de fiction, de nombreux textes critiques et essais axés sur la défense de l'art, en particulier la peinture, la sculpture, la photographie et le cinéma. Après sa participation à la Semaine d'art moderne de Sào Paulo en 1922, point d'orgue du Modernisme brésilien et des nombreux courants s'y rattachant, il tisse des liens avec l'avant-garde artistique et littéraire brésilienne puis européenne, en particulier lors de ses fréquents séjours à Paris, entre 1923 et 1929. Ses deux manifestes les plus connus, le Manifeste da Poesia Pau Brasil, " Manifeste de la poésie Bois Brésil " de 1924 et le Manifeste Antropofago, " Manifeste anthropophage " de 1928, s'inscrivent dans la lignée du cubisme, du dadaïsme et du surréalisme, mais apportent aux courants d'avant-garde européens des saveurs éminemment brésiliennes, fondées sur ce que l'auteur aimait appeler " l'originalité native ". L'écrivain s'appuie sur les deux arts représentatifs du XXe siècle, la photographie et le cinéma, pour approfondir ses recherches sur l'écriture du roman et l'inscrire dans la modernité. Dans ses essais sur l'art et ses nombreux manifestes, comme dans les sept œuvres romanesques publiées de 1922 à 1945 qui incluent une trilogie, deux romans d'avant-garde et un diptyque, l'intérêt porté au cadrage, au travail sur l'image et son développement et au montage forgent l'espace pluriel et métissé du roman oswaldien, toujours en quête de nouveaux itinéraires, ouvert sur le champ et le hors champ.
Résumé : Réfléchir sur les rapports entre parole et musique dans les mondes hispaniques signifie se pencher sur cette histoire que nous connaissons encore peu et mal. Mais c'est également une invitation à penser et à repenser les modalités d'échange et de métissage à l'intérieur de la culture ibérique et hispano-américaine, et les relations d'opposition et complémentarité entre les formes poétiques savantes et populaires. Conçues à partir d'une idée de Gustavo Guerrero, les journées d'études internationales organisées par le Centre d'Etudes Hispaniques d'Amiens (CEHA) de l'Université de Picardie Jules Verne et consacrées à Paroles et Musique dans le Monde Hispanique ont permis à des hispanistes de quatre pays latino-américains de se joindre à des enseignants-chercheurs de trois universités françaises. Dans l'harmonie qu'un tel thème impose, ils ont développé des points de vue très divers, explorant tantôt des aspects formels du sujet, tantôt ses reflets sociaux, politiques, historiques ou littéraires.
Le poète Juan Gelman vint à l'Université de Lille 3 en octobre 2004, répondant à l'invitation de chercheurs spécialistes de la littérature latino-américaine et de l'Institut Erasme (Maison des Sciences de l'Homme du Nord-Pas-de-Calais). Lors de ces conversations avec le public, il ponctua, avec son acuité et son efficacité singulières, les débats organisés sur son œuvre, et il offrit la lecture de ses poèmes. Le présent ouvrage n'est donc pas seulement une édition d'actes, mais le prolongement aux questionnements posés dans cette conversation collective et l'écho d'une poésie qui, merveilleusement lue par le poète, révélait son intelligence et la beauté de son univers lyrique. La première partie de l'ouvrage explore la mémoire inhérente à la matière poétique et par là même résistante aux douleurs des disparitions, des morts, des exils, des barbaries contemporaines, ainsi que la subversion du langage poétique que le poète pratique depuis Violin y otras cuestiones (1956). La deuxième partie est consacrée à l'œuvre journalistique du poète. Si elle ne peut avoir comme en poésie pour objet elle-même mais par définition le monde qui entoure le poète, elle maintient l'exigence d'un engagement à l'écriture, d'où l'extraordinaire cohérence entre la biographie personnelle et politique de Juan Gelman et l'entier de son œuvre. En fin de volume des entrevues du poète et un article parus initialement en Argentine. Ces documents nous ont semblé pertinents pour saisir la personnalité de Juan Gelman et prolonger sa présence parmi nous. Nous entendons approcher ainsi avec l'ensemble d'articles réunis dans ce volume, par le biais de leurs approches critiques différents, l'œuvre complexe et singulière d'un des plus grands poètes de la fin du XXe et du début du XXIe siècle en dialogue constant avec la poésie et des poètes du monde entier.
E scritura y oralidad en América latina son los temas de las actas del coloquio "Vida y obra de escritores latinoamericanos en Paris" y "Tradiciôn oral indigena y mestiza de América latina" que tuvieron lugar en mayo 2006. Los veinte articulos aqui reunidos, muestran la influencia de Francia y la importancia de su capital para los creadores que desde mediados del siglo XIX, llegan de las naciones latinas de América. Paris se vuelve un lugar de encuentro, de inspiracion y de consagracion de la escritura. Esta ciudad mitica es la cuna de los movimientos literarios en lengua espanola que surgen a lo largo del siglo XX : el "Modernismo" con poetas como el nicaragüense Rubén Dario (1867-1916), la peruana Zoila Aurora Càceres (1872-1958), entre otros ; la "Nueva narrativa" con la novelista venezolana Teresa de la Parra (Paris, 1889-Madrid, 1936), el "Creacionismo" con el poeta chileno Vicente Huidobro (1893-1948) ; el "Realismo magico" de mediados de los 30 con los escritores Miguel Angel Asturias (Guatemala, 1899-Madrid, 1974), la cubana Lydia Cabrera (La Habana, 1899-Miami, 1999) ; el "Boom" de los 70 con el colombiano Gabriel Garcia Màrquez (1923), los argentinos Julio Cortàzar (Bruselas, 1914-Paris, 1984) y Marta Traba (Buenos Aires 1930-Madrid 1984), el peruano Mario Vargas Llosa (Perù 1936), el mexicano Octavio Paz (México, 1914-1998) ; la "Escritura del género femenino" de las décadas 80 y 90 con la mexicana Elena Garro (1917-1998) y la colombiana Mârvel Moreno (Barranquila, 1939-Paris, 1995).