Le palimpseste mémoriel. Entendre la mémoire au fil des modernismes
Smith di Biasio Anne Marie ; Bernard Catherine
SUP
24,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9791023107647
Se souvenir avec et pour les textes, écrire, écouter, voir, traduire aussi, telle serait la poétique subtile qui se tisse dans Le Palimpseste mémoriel que nous offre Anne-Marie Smith-Di Biasio. Un même geste entrelace les fils de toute rencontre esthétique, là où une même qualité d'attention les relie en transparence, quand la langue se fait musique et l'image s'ouvre à l'interstitiel. De quoi le 1er modernisme est-il ici le nom pour qu'il faille l'écrire au pluriel et que, pourtant, de Virginia Woolf à Luchino Visconti, de Walter Benjamin à Amos Oz, d'Anthony Minghella à Katherine Mansfield, de Sigmund Freud à Pablo Neruda, se trace un retour, s'entende une même condition, se déploie une même nappe expérientielle ? De quoi les modernismes pluriels et pourtant un nous approchent-ils qu'il faille cette qualité d'écoute, cette attention mémorielle ? De chapitre en chapitre, le modernisme et ce dont il est la trace circule de roman en film, de symphonie en poème, nous revient et s'altère pour mieux dire ce que traque la lecture d'un estrangement. L'intertextualité anachronique reconduit cet exil intérieur, cette mise en fuite du sens, la saisit au moment même où le sens s'inaugure, à contre-sens, dans un fécond déport mélancolique. Car le modernisme doit s'entendre ici comme une "arrière-langue" en attente de son inscription, la condition négative d'un sens qui peine à s'inventer dans un présent vacillant, dont la promesse paradoxale ne peut que revenir, être "palimpseste mémoriel".
Nombre de pages
328
Date de parution
03/04/2024
Poids
300g
Largeur
144mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791023107647
Titre
Le palimpseste mémoriel. Entendre la mémoire au fil des modernismes
Auteur
Smith di Biasio Anne Marie ; Bernard Catherine
Editeur
SUP
Largeur
144
Poids
300
Date de parution
20240403
Nombre de pages
328,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
C est dans cet espace de flottement entre deux langues où surgit l image, et se dénouent les refoulements ordinaires du langage révélant les tracés mémoriels qui hantent l écriture, qu Anne-Marie Smith-Di Biasio, tel un « passeur », lit et interprète le texte de la langue-mère qu elle partage avec Virginia Woolf; et, comme dans le chuchotement d une conversation ininterrompue et intemporelle avec Woolf, elle retraduit et re-questionne en les découpant et les déconstruisant avec sa palette à elle des extraits: Ondes, Au phare, La Chambre de Jacob, Une ébauche du passé. C est ainsi que La hantise de l écriture propose un retour aux origines sensorielles et obsédantes de l imaginaire woolfien, un retour aux gestes, visages, voix recélés dans l écriture, à sa mémoire de l infantile. Ainsi s agit-il dans cette attention portée sur lestraits visibles et invisibles de l écrit de lire et de traduire des tracés de la parole, du regard, du corps d entendre et de faire entendre rythme, mouvement, sonorité, image. Comme celle de l épitaphe, cette écriture est hantée par la qualité fragmentaire et énigmatique de l inscription silencieuse renvoyant tel un miroir la parole de l écriture woolfienne à ce qui la hante. Et pourtant, c est d un lien avec la vie qui ne peut pas se défaire que cette obsession troublante semblerait comme dans le rêve émaner. Car il y a un va et vient constant entre l intériorité hallucinatoire de la parole woolfienne et son regard vers les tonalités changeantes du monde extérieur. L image pense. Celles formées par cette rupture du réel qu ouvre le deuil de l être aimé sont aussi la figure d un engagement intime et féminin dans les discontinuités de l histoire du vingtième siècle. Virginia Woolf écrit l oreille tendue; elle ramasse les survivances d une langue et d une culture anglaise traversée par l étrange dans un geste immémorial et moderniste qui fonde sa vision au présent et l inscrit définitivement dans la modernité.
Je me débrouille en anglais est une méthode simple, facile quipermet à tous de se faire Comprendre et d'être Compris partoutdans le monde, dès lors qu'on y a recours Ce livre s'adresse àCelui qui n'a jamais encore appris l'anglais et veut sedébrouiller seul, à Celui qui a oublié ses études ou bien encoreà tous Ceux qui, en dehors de leur travail ou emploi, ont lavolonté de Consacrer un peu de temps pour se mettre à niveauJe me débrouille en anglais vous permet d'échanger, de faireConnaissance de personnes que vous n'auriez pas abordéessans Cette méthode, de ne plus être perdu dans une ville quevous ne Connaissez pas... Bref, un must pour être à l'aise etautonome partout!
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.