Le maître des corbeaux. Dans les coulisses de la Tour de Londres
Skaife Christopher ; Ladrange Grégoire
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EAN :9791096997114
Un homme a, selon lui, le travail le plus étrange au Royaume-Uni : Christopher Skaife, le maître des corbeaux de la tour de Londres. Centre emblématique de Londres, siège de la monnaie royale et trésor des joyaux de la couronne, la tour abrite en permanence une petite population de corbeaux. Ils sont nourris et soignés par la garde d'honneur de beefeaters qui y habite. La tradition veut que si les corbeaux venaient à disparaître, le royaume s'effondrerait. Le maître des corbeaux garantit que cela n'arrive jamais. Après une longue carrière militaire, Skaife s'occupe depuis huit ans des sept corbeaux de la tour, qu'il considère comme ses amis. Skaife raconte de façon très personnelle sa relation avec ces grands oiseaux intelligents, mais obstinés et imprévisibles, et les efforts parfois dangereux qu'il entreprend pour les protéger. À travers ses tâches quotidiennes, il dévoile le folklore, l'histoire et les superstitions entourant ces oiseaux et leur illustre demeure.''
Nombre de pages
224
Date de parution
14/11/2019
Poids
323g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9791096997114
Titre
Le maître des corbeaux. Dans les coulisses de la Tour de Londres
Auteur
Skaife Christopher ; Ladrange Grégoire
Editeur
OMBLAGES
Largeur
145
Poids
323
Date de parution
20191114
Nombre de pages
224,00 €
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Derek Niemann, fils d'immigrants allemands au Royaume-Uni, est à Berlin pour une conférence lorsqu'il décide par curiosité de trouver la maison de Karl, son grand-père paternel. Quand il cherche le nom de ce dernier en ligne, il fait une découverte glaçante : Karl était le SS-Hauptsturmführer Niemann, condamné en 1945 pour crimes contre l'humanité. Cette révélation altère le cours de sa vie. Il consacre plusieurs années à des recherches et des entrevues avec sa famille élargie afin de comprendre qui était vraiment cet homme que son père décrivait comme un simple fonctionnaire, mais que la postérité accuse d'avoir supervisé l'esclavage des camps de concentration à une échelle industrielle. Derek révèle peu à peu l'engrenage qui amena Karl Niemann à cette compromission monstrueuse. Karl avait rejoint le parti nazi en 1929. En 1933, lorsque Hitler arriva au pouvoir, il fut licencié de son poste dans une imprimerie. Avec trois jeunes enfants à nourrir, il accepta de rencontrer, sur la recommandation de son propriétaire, un homme qui pourrait l'aider à retrouver du travail. Il s'agissait du bras droit d'Heinrich Himmler. Dès lors, le rôle de Karl dans la SS ne cessa de grandir. En 1936, il vivait à Dachau, travaillant dans l'administration du camp d'entraînement SS attenant au camp. Pendant la guerre, transféré à Berlin, il était envoyé dans toute l'Europe occupée pour contrôler le travail des déportés. En 1945, tandis que les Soviétiques avançaient vers Berlin, il déplaça sa famille vers les Alpes, passant de nouveau par Dachau, où la Shoah était à son paroxysme. Quand la guerre fut finie et qu'il eut purgé une courte peine de trois ans d'emprisonnement, sa femme Minna et lui dissimulèrent toute trace de leur passé nazi, laissant à leur petit-fils Derek de sinistres mystères. Karl éprouva-t-il des remords pour l'horreur à laquelle il avait participé ? Comment Minna, qui ne cachait pas son antipathie pour les nazis, put-elle accepter les activités de son mari ? Un nazi dans la famille retrace le parcours d'Allemands ordinaires qui choisirent, par passivité ou par intérêt personnel, de fermer les yeux sur les conséquences terribles de leurs actions.
Giuseppe Morello, un meurtrier et voleur de bétail originaire de la petite ville de Corleone en Sicile, arriva à New York en 1892 comme des milliers de ses compatriotes. Amoral, intelligent, plongé dans le monde d'extrême pauvreté et d'opportunités qu'étaient les communautés d'immigrants récents aux Etats-Unis, Morello allait former la première des organisations criminelles qui deviendraient immensément célèbres sous le nom de mafia. La carrière de Morello, devenu " boss des boss ", jusqu'à son meurtre en 1930, suivit la naissance de la mafia moderne, de fraternités de faible ampleur inspirées des pratiques siciliennes à des organisations professionnelles du crime, rendues prospères par la prohibition. Mike Dash, autour de Morello, peint aussi le New York misérable et tumultueux du début du 20e siècle avec un détail remarquable tiré d'innombrables documents de police, rapports du service secret et témoignages d'époque.
Burghardt du Bois William Edward ; Ladrange Grégoi
Au moment de la parution d'Eaux sombres en 1920, W. E. B. Du Bois est déjà considéré comme l'un des plus grands hommes de lettres américainsA , premier homme noir à avoir obtenu un doctorat aux Etats-Unis (et le sixième à être entré à Harvard), professeur d'histoire et d'économie à l'université d'Atlanta et cofondateur de la fameuse NAACP (National Association for the Advancement of Colored People), il a été particulièrement remarqué pour la publication des Ames du peuple noir, un recueil d'essais dont l'influence sur la politique et la littérature américaines fut immense. Son combat infatigable pour les droits civiques et contre les violences révoltantes perpétrées contre les Noirs aux Etats-Unis (au Sud, bien sûr, mais aussi au Nord où émigrèrent de nombreux travailleurs pendant la Première Guerre mondiale) s'est étendu à un militantisme mondial, tant à travers le mouvement panafricain que par des positions telles que la défense des Intouchables en Inde. C'est dans le contexte de l'été rouge de 1919, où plus de trois cents Noirs furent tués dans divers actes de violence raciale, que paraît Eaux sombres, la première de trois autobiographies de Du Bois, qui, comme Les Ames du peuple noir, mêle les genres pour mieux saisir la complexité des concepts de race et d'identité. Tour à tour poésie, fiction, mémoires et essai, le livre présente une vision sans fard mais profondément humaniste de la possibilité d'une démocratie et d'une égalité réelles malgré les animosités qui opposent les citoyens américains. Comme l'indique le sous-titre qu'il choisit (" Voix de l'autre côté du voile "), Du Bois veut faire entendre à chacun la voix de l'autre à travers les séparations ethniques, économiques, de sexe, etc. , et ainsi encourager une conscience des intérêts et valeurs qui les unissent. Inédit en français, Eaux sombres est un livre lyrique, passionné, lucide, qui conserve plus de cent ans après sa publication une actualité pressante.