Enfant des corons, secrétaire général du PCF pendant près de trente-cinq ans, figure de proue du Front populaire, vice-président du Conseil de l'après-guerre, Maurice Thorez est une personnalité majeure de la vie politique française du début des années trente au milieu des années soixante. Son itinéraire, qui traverse le stalinisme, fait de lui un enjeu tant parmi ses contemporains que chez les historiens. Il incarne une organisation, le " parti de Maurice Thorez ", qui bâtit autour de lui l'icône à partir de laquelle s'organisent en positif ou en négatif les représentations du " fils du peuple ". Thorez est un personnage à l'identité constamment exploitée à des fins politiques, c'est pourquoi l'analyse de la construction de l'image thorézienne s'avère indispensable à la compréhension du communisme français. L'évocation de ses itinéraires dépasse sans cesse la simple reconstitution d'une existence dont les actes s'inscrivent pour partie dans un idéal mythique autour duquel se mettent en mouvement un homme et une organisation partisane.
Nombre de pages
302
Date de parution
03/02/2000
Poids
306g
Largeur
125mm
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EAN
9782724607963
Titre
Maurice Thorez
Auteur
Sirot Stéphane
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
125
Poids
306
Date de parution
20000203
Nombre de pages
302,00 €
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La France, patrie européenne de la grève ... Le pays du syndicalisme révolutionnaire, de la grève générale et des grandes fièvres sociales est souvent associé à l'image d'une confrontation permanente qui serait la marque de fabrique de ses rapports sociaux. D'abord interdite et réprimée, la grève a fini par irriguer l'usine et le bureau pour devenir un fait social reconnu par la Constitution. Comment en est-on arrivé là ? Qui fait grève ? Pourquoi ? Comment les pratiques revendicatives ont-elles évolué ? Quelle est l'attitude des acteurs sociaux (État, patronat, syndicats) face à cet événement toujours singulier ... Déchiffrer les grandes évolutions du phénomène gréviste, telle est l'ambition de ce livre. À travers la grève, c'est l'histoire de la société française qui se donne en spectacle.
La loi du 21 mars 1884 reconnaît officiellement les syndicats et leurs unions. Mais pour les parlementaires de l'époque cette liberté syndicale doit être strictement contenue et se montrer conforme à l'ordre républicain. La loi issue de leurs débats témoigne d'un projet qui éclaire encore aujourd'hui les enjeux de l'action syndicale pour la République.
Ce récit est celui d'une rencontre entre un jeune Français et un officier allemand durant la Seconde Guerre mondiale. Une amitié profonde qui durera jusqu'à leur mort. Humaniste généreux, l'auteur nous offre ici une leçon de tolérance pour réconcilier les hommes et montrer que l'amitié fait tomber tous les murs que d'autres voulaient construire. Au fanatisme, à la barbarie et au racisme, la réponse est celle de la liberté, du bonheur de la vie et de la recherche d'une humanité meilleure et plus éclairée.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.