Age de l'épuisement des ressources, du bouleversement des cycles naturels, l'Anthropocène s'illustre par la rapidité des transformations thermo-industrielles du système-Terre. En dépit de cette accélération sans analogue, les sociétés contemporaines continuent de se nourrir de valeurs obsolètes. La croissance est l'une d'elles. D'où l'impératif de déconstruire un imaginaire productiviste qui ignore la nature et les contenus de la production ; de penser des politiques de l'Anthropocène qui se fondent sur l'acceptation de seuils et de limites. Envisagée ici comme un projet égalitaire plutôt que comme une injonction à diminuer le produit intérieur brut, la société décroissante cherche à éviter le délitement des liens, à maintenir les conditions d'habitabilité de la Terre dans une décence commune. Cette réédition de la trilogie des Politiques de l'Anthropocène entend y contribuer.
Nombre de pages
600
Date de parution
25/11/2021
Poids
582g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782724637854
Titre
Politiques de l'Anthropocène
Auteur
Sinaï Agnès
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
125
Poids
582
Date de parution
20211125
Nombre de pages
600,00 €
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Depuis les débuts de l'époque industrielle, il y a deux cents ans, les activités humaines ont profondément modifié les cycles de la nature, d'où le terme d'Anthropocène pour qualifier la période contemporaine. Alors que les stocks de combustible s'épuisent, la dissipation exubérante d'énergie liée aux économies fondées sur la croissance touche à sa fin. Quelles en seront les répercussions politiques, économiques et sociales sur un système fondé sur une soif sans limites de ressources naturelles ? Ere d'accélération, l'Anthropocène brille de ses derniers feux. Le XXe siècle sera celui de la " descente énergétique ". Face à cette rupture profonde dans l'histoire des temps, adopter un autre modèle que le productivisme s'impose d'urgence.
Devenue le socle de la culture collective, l'économie de croissance qui veut que chaque individu s'inscrive dans une spirale de production-consommation, connaît ses limites en raison de son incapacité à répondre à l'ambition qui la rendait "socialement" acceptable : maintenir une société du plein-emploi. Nonobstant cela, le vieux modèle de croissance se défend face à la pénurie de matières premières cruciales (métaux critiques et pétrole conventionnel) en proposant de nouvelles mythologies telles que la recherche éperdue de l'efficacité énergétique, le découplage qui cherche à émanciper la croissance de toute limite matérielle ou le PIB, indicateur obsolète d'une croissance essoufflée dans les vieux pays industriels et asphyxiante dans les pays émergents. Penser l'économie au-delà de la croissance, dont l'envers est une formidable dette vis-à-vis de la nature et des générations futures. Innover et dessiner de nouveaux horizons, voilà ce que propose cet ouvrage.
Walter Benjamin (1892-1940) est un témoin précoce du basculement du monde vers le règne des machines et l'effacement de la magie. Son matérialisme historique inspiré de Marx, doublé d'une vision quasi mystique puisée dans la théologie juive, le conduit à explorer l'envers des objets et des villes, dans lesquelles il promène son regard de flâneur en exil. Il y pressent le caractère démesuré du XXe siècle, traversé par des champs de forces aussi puissantes que des entités cosmiques. Formulée dans les "sombres temps" de l'entre-deux-guerres, son oeuvre contient aussi des ferments d'utopie et de résistance à la grande accélération qui s'annonce : le refus de l'utile, la possibilité permanente de renverser le cours des choses, l'émancipation des classes opprimées, les instants d'intensité arrachés à l'uniformisation du monde. Sa philosophie s'apparente à une constellation de pensée, un arrêt de l'histoire, un mode d'expérience du monde qui permettent de retrouver l'ici et maintenant, par-delà la catastrophe et la démesure des forces industrielles.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.