Sinaï Agnès ; Carton Hugo ; Stevens Raphaël ; Serv
ECLM
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EAN :9782843771866
Dans les années à venir, nous devrons faire face aux impacts du réchauffement climatique, à la dégradation accélérée de notre environnement et à la raréfaction des ressources qui maintiennent notre civilisation en vie, trois bouleversements qui vont s'accompagner de profonds changements sociétaux. Il devient urgent de s'y préparer pour infléchir les trajectoires en développant notre résilience, cette capacité des êtres et des systèmes socio-écologiques à absorber les chocs et à se transformer. Mot d'ordre du mouvement des villes en transition, mobilisateur pour certains, synonyme de résignation pour d'autres, la résilience comprend plusieurs facettes. Elle s'adresse à la fois aux individus, aux collectivités et aux élus locaux qui sont en première ligne pour maintenir les fondamentaux de notre société : santé, alimentation, transport. gestion des ressources vitales, énergie, habitat. Loin de prôner le, repli sur soi, les stratégies de résilience encouragent le partage, la coopération, l'autonomie créatrice et l'imagination de tous les acteurs locaux. Les auteurs de ce livre nous offrent une boussole qui pourrait s'avérer bien utile pour traverser ce siècle sans chavirer.
Nombre de pages
110
Date de parution
15/09/2015
Poids
120g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782843771866
Titre
Petit traité de résilience locale
Auteur
Sinaï Agnès ; Carton Hugo ; Stevens Raphaël ; Serv
Editeur
ECLM
Largeur
115
Poids
120
Date de parution
20150915
Nombre de pages
110,00 €
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Depuis les débuts de l'époque industrielle, il y a deux cents ans, les activités humaines ont profondément modifié les cycles de la nature, d'où le terme d'Anthropocène pour qualifier la période contemporaine. Alors que les stocks de combustible s'épuisent, la dissipation exubérante d'énergie liée aux économies fondées sur la croissance touche à sa fin. Quelles en seront les répercussions politiques, économiques et sociales sur un système fondé sur une soif sans limites de ressources naturelles ? Ere d'accélération, l'Anthropocène brille de ses derniers feux. Le XXe siècle sera celui de la " descente énergétique ". Face à cette rupture profonde dans l'histoire des temps, adopter un autre modèle que le productivisme s'impose d'urgence.
Devenue le socle de la culture collective, l'économie de croissance qui veut que chaque individu s'inscrive dans une spirale de production-consommation, connaît ses limites en raison de son incapacité à répondre à l'ambition qui la rendait "socialement" acceptable : maintenir une société du plein-emploi. Nonobstant cela, le vieux modèle de croissance se défend face à la pénurie de matières premières cruciales (métaux critiques et pétrole conventionnel) en proposant de nouvelles mythologies telles que la recherche éperdue de l'efficacité énergétique, le découplage qui cherche à émanciper la croissance de toute limite matérielle ou le PIB, indicateur obsolète d'une croissance essoufflée dans les vieux pays industriels et asphyxiante dans les pays émergents. Penser l'économie au-delà de la croissance, dont l'envers est une formidable dette vis-à-vis de la nature et des générations futures. Innover et dessiner de nouveaux horizons, voilà ce que propose cet ouvrage.
Age de l'épuisement des ressources, du bouleversement des cycles naturels, l'Anthropocène s'illustre par la rapidité des transformations thermo-industrielles du système-Terre. En dépit de cette accélération sans analogue, les sociétés contemporaines continuent de se nourrir de valeurs obsolètes. La croissance est l'une d'elles. D'où l'impératif de déconstruire un imaginaire productiviste qui ignore la nature et les contenus de la production ; de penser des politiques de l'Anthropocène qui se fondent sur l'acceptation de seuils et de limites. Envisagée ici comme un projet égalitaire plutôt que comme une injonction à diminuer le produit intérieur brut, la société décroissante cherche à éviter le délitement des liens, à maintenir les conditions d'habitabilité de la Terre dans une décence commune. Cette réédition de la trilogie des Politiques de l'Anthropocène entend y contribuer.
La récente crise financière n'est pas la première à avoir révélé les maux du système bancaire américain. En 1986 éclate la crise des caisses d'épargne locales (Savings and Loan), qui secoue les États-Unis et oblige les autorités publiques à intervenir, malgré le libéralisme ambiant de l'époque. Cette crise méconnue en Europe provoque la faillite de plus de mille caisses d'épargne, entraînant la fermeture de mille six-cents autres établissements dans leur sillage. William Black a travaillé notamment comme directeur de la Federal Home Loan Bank Board. Il décrit dans cet ouvrage, qualifié de " classique " par le prix Nobel américain George Akerlof, les événements qui ont mené à une des plus grandes crises bancaires de l'histoire américaine : une bulle immobilière gonflée par les déductions fiscales, la dérégulation de l'ensemble du secteur, des pratiques frauduleuses, les lobbies bancaires, les connivences politiques? Nous voyons la catastrophe de l'intérieur, dépeinte par l'homme qui a subi des menaces personnelles pour avoir dénoncé les malversations au sein des directions. L'auteur tire de cette expérience le concept de ?Control Fraud?, ou fraude du contrôleur : lorsque les dirigeants déforment les règles du jeu pour maximiser leurs gains personnels, quitte à mettre en péril leur propre entreprise. Comme il l'a expliqué à la Commission des finances du Congrès américain à l'occasion de la faillite de Lehman Brothers, c'est aussi ce concept qui nous permet de comprendre la vraie nature de la crise de subprimes des années 2007-2009. Visiblement, l'histoire se répète...
Krausz Nicolas ; Lacourt Isabelle ; Mariani Mauriz
Écoles, hôpitaux, maisons de retraite, restaurants d'entreprises? Aujourd'hui, dans le monde, plusieurs millions de repas sont servis chaque jour dans les collectivités et l'impact environnemental de la restauration collective est immense. Nicolas Krausz et Mauricio Mariani s'appuient sur l'histoire de la restauration collective et de la filière alimentaire pour envisager les leviers du changement. Développement de l'agriculture péri-urbaine, création de nouveaux modèles de restauration durable, conscientisation des " mangeurs ", adaptation du territoire et du cadre législatif, sont autant de solutions à mettre en oeuvre pour construire un système aussi durable que possible, et revenir à une forme d'humanisme alimentaire.
Cet ouvrage est destiné à faire connaître des témoignages de paix de la région des Grands Lacs africains. Ce projet a été rêvé et conçu par un combattant de la réconciliation, Justin Kahamaile, trop tôt disparu en 2009. Au coeur des drames de cette région d'Afrique, il a fondé l'Initiative de Genève pour la paix dans les Grands Lacs en rassemblant des artisans de la paix de tous bords et en les invitant à raconter leur action en faveur du vivre ensemble. Pari fou, pari tenu. Deux créateurs suisses, la dramaturge Sandra Korol et le photographe Serge Boulaz, ont également fait le voyage dans les Grands Lacs. À partir des rencontres avec ces femmes et ces hommes, ils partagent, à leur tour, leur parole et leur vision de cette région ravagée et en pleine reconstruction. Au-delà d'une éprouvante traversée de l'horreur, ce livre donne à voir et à entendre l'oeuvre de sentinelles qui, sur le terrain, ne laissent jamais la haine avoir le dernier mot. Au quotidien, ils osent affronter l'adversité pour construire un avenir où la dignité de toute personne, quelle que soit son origine, puisse enfin être reconnue. Ces étincelles d'humanité apportent une réflexion de portée universelle sur l'émergence de la résistance et du pardon en temps de crise.