Jacques Simon a dirigé Libre Algérie, fondé par Me Ali Mécili en 1986, sur la base des Accords de Londres, signés par Ahmed Ben Bella et Hocine Aït Ahmed. Il s'agissait de répondre à la répression de plus en plus massive contre les universités, les associations, les artistes et la jeunesse de Kabylie. Journal d'informations, d'analyses et forum pour un libre débat, Libre Algérie, tiré à 5 000 exemplaires, fut bien diffusé en Algérie et en France. Jacques Simon a regroupé dans quatre rubriques ses articles qui furent discutés dans les associations, par les étudiants, enseignants, syndicalistes et militants pour la démocratie en Algérie. La documentation apportée et les analyses faites leur ont été utiles pour comprendre les problèmes de l'Algérie, de l'immigration et du monde pendant les trois années qui ont précédé l'explosion sociale et politique d'Octobre 1988. Un numéro spécial de l'été 1987 comprenant 12 articles fournit une analyse fouillée des régimes de Ben Bella, Boumediene et Chadli. Une chronologie couvrant les années 1962-1986 complète avec des repères indispensables la compréhension de cette période. A un moment où l'écriture de l'histoire mixte franco-algérienne commence à s'effectuer, l'auteur a voulu faire œuvre utile en publiant cet ouvrage, à l'occasion du vingtième anniversaire de la parution du mensuel Libre Algérie.
Nombre de pages
287
Date de parution
01/01/2007
Poids
390g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296024687
Titre
Libre Algérie (1986-1988)
ISBN
2296024688
Auteur
Simon Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
390
Date de parution
20070101
Nombre de pages
287,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Jacques Simon retrace ici l'itinéraire de Messali Hadj, permanent du PCF et secrétaire général de l'Étoile nord africaine, qui au congrès anti-impérialiste international de Bruxelles en 1927 s'est prononcé pour la fondation d'une Algérie indépendante. En désaccord avec le PCF, Messali se lie avec la Gauche socialiste, les trotskystes, les syndicalistes révolutionnaires pour mener avec eux tous les combats de la classe ouvrière contre le fascisme, l'impérialisme et l'antisémitisme. Ces mêmes alliés soutiendront ensuite le combat de Messali après 1945 et pendant la guerre d'Algérie. Tous considéraient que Messali avait construit des organisations dont l'idéologie n'était pas marxiste mais plus proche d'une politique prolétarienne authentique.
Cet ouvrage retrace le combat mené par Messali Hadj pour fonder la nation algérienne, laïque et démocratique. En 1924, il rencontre Hadj Ali Abdelkader, membre du PCF, devient secrétaire général de l'Etoile nord-africaine en 1925. Après la dissolution de cette dernière en 1937, Messali fonde le PPA qu'il implante en Algérie. En 1940, il refuse de collaborer avec Vichy. En 1943, Ferhat Abbas rédige le Manifeste du peuple algérien avec un additif de Messali réclamant l'élection d'une Assemblée constituante, qui sera fondatrice de la nation algérienne.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...