
LE LIT
Il faisait des photos des draps après l'amour, pendant qu'elles occupaient la salle de bains. Il ne souhaitait pas en sortant son appareil photo après une nuit d'amour qu'elles découvrent qu'au lieu de les prendre elles, il photographiait l'état du lit. Ces nuits d'amour donnaient des lits défaits, différents de ceux des nuits de sommeil. Les draps étaient entortillés comme s'ils avaient servi à une évasion. Voilà le récit d'un homme et des lits de son existence couchés sur le papier. Il fait du lit le coeur obscur et ardent de ses paroles, de ses sensations et intentions de vivant d'aujourd'hui. Ses mots se glissent dans les plis froissés de l'intime pour livrer une petite musique de chambre aux résonances universelles. Le lit, on y dort, on y fait l'amour, on y est malade, on y meurt et on y naissait il n'y a pas si longtemps encore. Le lit héberge et protège la part sombre et inconsciente de toute vie. Du sommeil aux rêves, la notion de durée s'y perd : on ne sait jamais combien de temps on a dormi, une minute ou un siècle... Ainsi naît, devant nous lecteurs, impudique et secret, un personnage singulier et tout un chacun, pris dans la litanie de combats prévisibles et dans un monde en ébullition de valeurs, de questions, de choix à venir.
| Date de parution | 17/03/2016 |
|---|---|
| Poids | 218g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782915083873 |
|---|---|
| Titre | LE LIT |
| Auteur | SIMON ALAIN |
| Editeur | ROUGE PROFOND |
| Largeur | 155 |
| Poids | 218 |
| Date de parution | 20160317 |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Géopolitique d'un monde mélancolique
Simon AlainRares sont les périodes où l'actualité donne l'impression d'écrire une page d'Histoire. Et nous en vivons une... qui semble incompréhensible. Peut-être trop d'informations tue-t-il le sens. Peut-être aussi regardons-nous le monde nouveau avec de vieilles lunettes. La tentation est grande d'être pris par la mélancolie, qu'elle soit nostalgique, dépressive ou furieuse ! Pour éviter cette apparente fatalité qui nous entraîne, cet essai tente d'éclairer le cours des événements. A cette fin, il propose une grille de lecture qui fasse le tri dans les informations, les plus futiles et les moins utiles, les péripéties et les vraies ruptures. Avec l'Histoire et la Géographie pour témoins, Alain Simon revisite les grandes questions actuelles : la construction européenne à la croisée des chemins, les ambitions empêtrées des Etats-Unis, la croissance de la Chine, le terrorisme islamiste, le conflit entre Israéliens et Palestiniens, les politiques monétaires et commerciales des grandes nations... Le regard proposé est parfois paradoxal, l'économie danse avec la diplomatie, les créances jonglent avec les croyances... au risque d'être toutes discréditées, et l'ironie se glisse dans la gravité.Impression à la demandeCOMMANDER24,30 € -

Géopolitique et stratégies d'entreprise. Créances et croyances
Simon AlainSur commande en 6-8 joursCOMMANDER15,45 € -

MONOLOGUES - SOUS LE SIGNE DU CHIEN, JALOUX DE DIEU, AIMER,
SIMON ALAINJe cherche à écrire par association d'idées. Mes archives personnelles n'y sont pas classées par rubriques comme dans une bibliothèque, mais en désordre, reliées entre elles par des fils affectifs ou par le hasard des coïncidences et de la temporalité. Cette série de monologues repose donc sur une écriture discontinue dans le propos et ininterrompue dans la forme, chaînes de mots évoquant images, pensées, embryons de réflexions philosophiques, fragments de vie, délires, visions, tentatives de retrouver l'instantanéité de la pensée. Ma méthode s'appuie sur le mythe de l'improvisation ; je dis mythe car l'improvisation hante toutes les pratiques théâtrales sans toutefois aboutir à des créations. Le dictionnaire définit l'improvisation comme "l'écriture sur le champ de vers, de chansons" ; l'expression "sur le champ" donne un caractère d'urgence spontanée, ouvre aux connexions entre ce que l'on dit, pense et ce que détient sa mémoire. La cohérence de ces monologues est celle du lien : mes textes sont reliés de façon souterraine comme ces îles isolées qui se découvrent à marée basse complètement rattachées entre elles, ne constituant qu'une seule entité... Cette pratique de l'écriture dont le but est d'être dite en public ne renvoie-t-elle pas au lecteur, voire au futur spectateur, le propre fonctionnement de ses pensées ...Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER12,00 €
Du même éditeur
-

L'autobiographie dilatée. Entretiens avec Nanni Moretti
Gili Jean AntoineEn décembre 1976, dans le mythique Filmstudio de Traste-vere à Rome, un jeune homme de vingt-trois ans projetait lui-même son premier long métrage tourné en Super 8. Il s'agissait de Nanni Moretti et le film s'intitulait de manière prémonitoire Je suis un autarcique. Ainsi, dans un cinéma italien marqué par la difficulté à se renouveler, faisait irruption un surdoué égocentrique, un cinéaste passionné qui allait s'imposer très vite comme la figure dominante de sa génération. Metteur en scène exigeant que la conscience de son talent et la rigueur de ses positions morales et politiques rendent souvent incommode, Moretti a d'abord exploré l'introspection autobiographique cristallisant les angoisses existentielles d'un individu plongé dans une société privée de repères éthiques et idéologiques. Sous l'identité de Michele Apicella, il a été membre d'une troupe de théâtre (Je suis un autarcique), étudiant (Ecce Bombo), cinéaste (Sogni d'oro), professeur de lycée (Bianca), prêtre (La messe est finie), homme politique joueur de water-polo (Palombella rossa). Dans Journal intime et Aprile, Michele Apicella cède la place à Nanni Moretti lui-même. Il sera désormais à la fois un homme public intervenant dans le débat politique et un homme privé évoquant le cadre de ses préoccupations intimes (La Chambre du fils, Le Caïman, Habemus Papam, Mia madre). Dans cet ouvrage, l'artiste se confie à Jean A. Gili, éminent spécialiste du cinéma italien, et revient sur toute sa production cinématographique, s'imposant comme un créateur protéiforme, un intellectuel vigilant et un producteur, distributeur, directeur de salle, opérateur culturel omniprésent.EpuiséVOIR PRODUIT18,00 € -

Horror - Histoire de sang, d'esprits et de secrets
Argento DarioSorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Des peuples et des films
Brossat AlainQuelle peut être la part du cinéma, en tant qu'il est une puis- sance agissante et non pas seulement un observateur du présent, concerné, souvent consterné, plus rarement enthousiaste, pas seulement un témoin, donc, et moins encore un miroir ou un reflet du moment (ou de l'époque), quelle part le cinéma peut-il prendre à la reconfiguration d'un peuple et à sa relance ? " Jean-Gabriel Périot le souligne dans la préface de cet ouvrage : Alain Brossat répond aux questions qu'il pose en proposant une traversée inédite de l'histoire du cinéma. Pour lui, il n'y a politique dans un film qu'à la condition que ce film soit lieu de l'inscription d'un peuple. Il ne s'agit pas tant de discerner ce qu'est le peuple, voire un peuple, que de dessiner les nom- breuses figures au fil desquelles se produisent le surgissement ou le délitement, la composition ou l'émiettement, l'apparition ou la disparition d'un peuple. Le cinéma doit tenir une position, ce qui est bien plus qu'adopter un point de vue et, davantage encore, que défendre une opinion. Tenir une position, c'est ce qui permet à un film de réintensifier un événement en associant cette capacité à la présence d'un peuple. Par contraste avec le cinéma du roman national destiné à relancer le peuple de l'Etat, le cinéma du peuple n'enseigne rien, n'exalte ni n'exhorte. Il transmet de l'expérience collective et il le fait à hauteur de l'homme ordinaire ; une expérience qui a certes l'histoire et la vie politique comme milieux, mais aussi les relations sociales, le travail, les épreuves subies en commun, les routines et l'inattendu... L'histoire de ce cinéma du peuple que raconte Alain Brossat n'est pas une histoire achevée. Rejetant la litanie du "c'était mieux avant", il ne voit aucun motif à désespérer du cinéma et de ses capacités agissantes. Comme les peuples se rappelleront toujours au bon souvenir de leurs gouvernants, le cinéma ne sera jamais totalement soumis.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 €

