
Le genre au travail. Recherches féministes et luttes de femmes
Les femmes n'ont jamais autant été actives, n'ont jamais autant été diplômées, n'ont jamais autant été cadres. Et pourtant, on assiste à un renouveau des luttes de femmes salariées, d'ici et d'ailleurs. Les mutations de l'emploi et du travail sont nombreuses et elles concernent (évidemment) tout particulièrement les femmes. Les activités de service se transforment à toute vitesse. Les emplois ultra-féminisés du travail du care auprès des personnes âgées, des jeunes enfants, des malades comme des personnes bien portant·es, sont soumis à des contraintes de plus en plus fortes sur leurs financements et les conditions de travail qui en découlent. La première partie est consacrée au constat de la croissance des inégalités professionnelles parmi les femmes elles-mêmes, la seconde partie ouvre la question du genre au travail à de nouveaux enjeux féministes et à de nouveaux risques pour l'égalité. Pour construire une société de l'égalité entre femmes et hommes au travail, pour pallier ces inégalités croissantes entre les femmes, les recherches féministes, les associations et les syndicats se doivent d'explorer toutes ces réalités complexes, ces croisements en mouvement qui font du genre au travail un objet à la fois d'actualité et en mutation permanente. Cet ouvrage participe pleinement de cette ambition... Son originalité est aussi de donner la parole à des actrices de terrain, de différentes générations et orientations idéologiques, qu'il s'agisse de femmes syndicalistes dans leur pluralité (CFE-CGC, CGT, CFDT, FSU, Solidaires), et de féministes dans des associations reliées plus ou moins directement aux questions de travail ? : Collectif national pour les droits des femmes, Osez le féminisme ? ! #SOSégalitépro, NousToutes, Femmes Egalité, En avant tout·es ? ! Une quarantaine d'auteures sont réunies dans cet ouvrage.
| Nombre de pages | 341 |
|---|---|
| Date de parution | 18/02/2021 |
| Poids | 444g |
| Largeur | 150mm |
| EAN | 9782849508541 |
|---|---|
| Titre | Le genre au travail. Recherches féministes et luttes de femmes |
| Auteur | Silvera Rachel ; Lapeyre Nathalie ; Laufer Jacquel |
| Editeur | SYLLEPSE |
| Largeur | 150 |
| Poids | 444 |
| Date de parution | 20210218 |
| Nombre de pages | 341,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Un quart en moins. Des femmes se battent pour en finir avec les inégalités de salaires
Silvera Rachel ; Perrot MichelleMalgré les lois, discours, et chartes, le salaire des femmes reste inférieur d?un quart à celui des hommes. Portant un nouveau regard sur cet écart, Rachel Silvera montre qu?il est possible de gagner sur ce front. Elle rappelle l?histoire du « salaire d?appoint ». Au XIXe siècle, on considérait qu?il n?était pas vital pour les femmes de travailler; elles pouvaient compter sur « Monsieur Gagne-pain ». Un modèle qui pèse encore? au XXIe siècle. Néanmoins, ces dernières années, des femmes ? pas toujours syndiquées ou féministes ?, ont prouvé qu?elles étaient victimes de discrimination salariale et ont gagné leurs procès, obtenant parfois des rappels de carrière conséquents. Rachel Silvera leur donne largement la parole, offrant des témoignages aussi divers qu?édifiants. Elle propose enfin deux nouveaux leviers d?action. Parce qu?elles ont eu des enfants, sont passées à temps partiel, ou parce qu?elles sont femmes, Maria, Flora et d?autres n?ont eu aucune augmentation de salaire, ou très peu, au cours de leur carrière. Les juges ont reconnu qu?il s?agissait de discrimination. La loi proclame: « À travail de valeur égale, salaire égal ». Un principe essentiel, car les femmes sont concentrées dans certains secteurs et emplois reposant sur des qualités présumées innées. Les textes permettent désormais de comparer les postes à partir de critères tels que les connaissances requises, l?expérience, les responsabilités, etc. Le travail d?une assistante de direction ne vaut-il pas alors celui d?un technicien? Encore faut-il que l?État, les partenaires sociaux et les salariées se mobilisent. Ce livre, à jour de la jurisprudence la plus récente, leur donne de nouveaux moyens d?en finir avec des inégalités d?un autre âge.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 € -

Travail, genre et sociétés N° 43, mars 2020 : Sales boulots
Seiller Pauline ; Silvera RachelSale boulot, boulots sales : le concept de dirty work tel qu'il est décrit par Everett C. Hughes désigne à la fois des activités professionnelles jugées dégradantes, dégoûtantes ou humiliantes, souvent en bas de l'échelle de la division du travail et certaines dimensions moins valorisantes présentes dans toutes les activités professionnelles, même les plus prestigieuses, et dont on essaie généralement de se débarrasser en les transférant au personnel subalterne ? et/ou aux salariées récemment arrivées ou moins intégrées - précaires, sous-traitantes, non. Ce numéro revient sur cette notion classique de sociologie du travail dans le cadre d'une réflexion sur les inégalités de genre en s'intéressant spécifiquement aux boulots sales dans lesquels les travailleurs et travailleuses sont directement en contact avec la salissure, les déchets, les fluides corporels. La variété des métiers étudiés permet de rendre compte des expériences multiples. Les articles invitent à poursuivre les travaux mobilisant la notion de sale boulot sous l'angle du genre dans d'autres secteurs professionnels qui ont explicitement les attributs des boulots sales (gestion de la mort, travail dans les égouts ou les abattoirs par exemple), mais aussi de les comparer aux secteurs hautement valorisés de l'espace social.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER25,00 € -

Comparer les emplois entre les femmes et les hommes. De nouvelles pistes vers l'égalité salariale
Lemière Séverine ; Silvera RachelLes inégalités salariales entre femmes et hommes perdurent malgré les nombreuses lois et négociations d'accords collectifs. Si aujourd'hui, le principe de droit social français " à travail égal, salaire égal " semble respecté et ses violations sont réprimées par les tribunaux, le principe juridique ne s'arrête pas là. Légalité salariale entre hommes et femmes doit également exister à " valeur comparable " des emplois. Or, femmes et hommes restent encore concentrés dans des secteurs, des filières, des entreprises et des emplois très différents, et cette spécialisation du travail rend inefficace le principe français d'identité salariale. L'étude présentée ici propose une analyse de l'égalité salariale fondée sur la valeur comparable des emplois. Après une présentation des approches en termes de valeur comparable entre emplois masculins et féminins et des expérimentations étrangères, les auteures comparent des " paires " d'emplois à prédominance féminine et masculine estimés de même valeur, c'est-à-dire placés au même niveau dans les classifications professionnelles. Les résultats de ces comparaisons montrent les nombreux biais sexistes dans l'évaluation des emplois, souvent liés au poids de l'histoire des métiers et de leur représentation syndicale. Une grille d'analyse sexuée des critères d'évaluation des emplois est présentée : qualification, expérience, complexité, technicité, efforts, conditions de travail, responsabilité ou encore encadrement sont analysés sous l'angle du genre et de leurs différences de valorisation dans les emplois à prédominance féminine et masculine.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 € -

Féministe, la CGT ? Les femmes, leur travail et l'action syndicale
Binet Sophie ; Dumas Maryse ; Silvera Rachel ; MarMais qu'est-ce qu'elles veulent encore ? Un salaire égal pour un travail de valeur égale ? Oui ! Mais aussi la fin des violences et de toutes les discriminations. Rien de moins ! Le mouvement pour l'émancipation des femmes prend des visages multiples : lutte pour l'égalité des rémunérations et des carrières, action pour le respect de la dignité et de l'intégrité... Quelle part y ont prise les syndicats, en particulier la CGT ? En 120 ans d'existence syndicale, les femmes ont, grâce au soutien des cégétistes et malgré les réticences initiales, progressivement conquis le droit au travail, pris des responsabilités et revendiqué l'égalité. Mais cela suffit-il à qualifier ce syndicat de féministe ? Si elle s'affirme désormais comme telle, la CGT en prend-elle vraiment la mesure dans son activité quotidienne ? De son côté, le mouvement des femmes accorde-t-il une place suffisante au travail dans son action ? Comment parvenir à ce que féminisme et mobilisations sociales se nourrissent mutuellement pour changer la société en profondeur ? Ce livre prend ces questions à bras-le-corps. Les apports de ses trois auteures, de parcours divers et de générations différentes, permettent de comprendre comment mouvement féministe et syndicalisme, qui se sont longtemps regardés avec méfiance, peuvent et doivent aujourd'hui conjuguer leurs efforts. Pour que l'émancipation des femmes devienne, au présent, le combat de toutes et de tous.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER17,00 €
Du même éditeur
-

Le plan Condor en procès. Répression sans frontières et crimes contre l'humanité en Amérique du Sud
Lessa Francesca ; Michelini InèsA travers les voix et les récits de survivants et de témoins, de militants des droits de l'homme, d'acteurs judiciaires, de journalistes et d'historiens, Francesca Lessa lève le voile sur les secrets de la répression transnationale mise en place par les dictatures sud-américaines entre 1969 et 1981. Mettant en place une coordination répressive inédite connue sous le nom de plan Condor, les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien des Etats-Unis, lancent une campagne de lutte contre la "subversion" . Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine envoient des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France, Italie, Portugal, Espagne...) et aux Etats-Unis. Les forces militaires et policières, légales et extra-légales, de ces dictatures vont enlever, torturer et assassiner des centaines d'hommes et de femmes. Le plan Condor est le fil conducteur des dictatures sud-américaines qui firent des dizaines de milliers de morts, et plus encore de torturés, d'emprisonnés, d'exilés. Au cours de ces années, l'Amérique du Sud devint une zone de terreur généralisée et d'impunité pour ceux qui perpétuaient la violence. Dans ce livre, Francesca Lessa montre également comment des réseaux d'individus en quête de justice se sont progressivement matérialisés et ont réussi à transcender les frontières nationales pour obtenir justice pour les victimes de ces horreurs. S'appuyant sur un travail de terrain approfondi, des recherches dans les archives, des observations de procès et plus d'une centaine d'entretiens, Le plan Condor en procès explore le passé et le présent de l'Amérique du Sud. Ce livre met en lumière les luttes actuelles pour la justice, alors que les sociétés de la région sont confrontées à l'héritage des atrocités commises.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 € -

Le travail totalitaire
Rozenblatt PatrickAu travail, et dans la joie s'il vous plaît, sous l'emprise des technologies de communication et surveillance, il faut désormais être à disposition de l'employeur 24 heures sur 24, sept jours sur sept et même lors de ses congés. A contrario de cette réalité, s'enchaînent les discours patronaux et étatiques présentant la vie quotidienne comme de moins en moins contrainte par le temps de travail. Loin de cette arnaque, ce livre explore comment, depuis 1968, s'est déployé un processus d'intrusion du travail capitalistique dans notre quotidien. Associé aux pratiques managériales, qui font de l'urgence la norme dans l'organisation du travail, le travail totalitaire engloutit la moindre parcelle de liberté de notre temps. Il s'accapare notre intimité jusque dans l'offre et la consommation de loisirs planifiés et minutés. Il fait de nous des "esclaves modernes". "Le travail totalitaire" explique en quoi la bataille pour l'émancipation ne peut plus se satisfaire de la seule réduction quotidienne du temps de travail. Une critique radicale de la vie quotidienne devient ainsi une condition indispensable pour qu'advienne une société démocratique.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 € -

Apprendre ensemble.
Hooks Bell ; Portron Margaux ; Rozenblatt PatrickRésumé : La pédagogie de l'émancipation défendue dans cet ouvrage insiste non seulement sur l'importance du féminisme dans les salles de cours mais aussi sur la nécessité d'articuler la théorie et la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. bell hooks nous rappelle qu'il existe un important corpus de textes qui nous aident à mieux comprendre comment les différents systèmes de domination fonctionnent à la fois de manière indépendante et interdépendante, pour perpétuer et soutenir l'exploitation et l'oppression. En s'appropriant ce point de vue, de nombreuses personnes ont changé significativement leur mode de pensée pour transformer leur vie : les Blancs ont travaillé à devenir antiracistes, les hommes à remettre en question le sexisme et le patriarcat et les hétérosexistes à réellement défendre la liberté sexuelle. De fait, de nombreuses étapes, parfois imperceptibles, ont marqué ces évolutions. Afin de les valoriser, il faut les nommer tout en continuant à les critiquer rigoureusement. Ces deux choses, nommer le problème et l'articuler pleinement et profondément aux pratiques pour aborder et trouver des solutions, sont nécessaires pour générer et inspirer un esprit de résistance permanent. Au travers de seize leçons, bell hooks présente l'éducation progressiste comme une pratique de la liberté qui permet de faire face au sentiment de perte de sens et de restaurer les relations entre les individus et entre les groupes. En définitive, c'est ce qui peut conduire à apprendre à créer du commun, apprendre ensemble. Elle nous invite, en nous livrant les outils pour le faire, à mettre en oeuvre une sagesse pratique visant à concevoir la salle de cours comme un lieu thérapeutique et révélateur, un lieu de libération mutuelle où l'enseignant et l'étudiant travaillent en partenariat. Pointer l'inégalité, en se passant d'envisager un objectif constructif de résolution, empêche l'espoir et la création d'une société fondée sur la justice. Ce qui ne peut que contribuer à maintenir une culture de domination.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 € -

Monde en guerre. Militarisation, brutalisation, résistances. Points de vue du Sud
Thomas FrédéricL'Ukraine et Gaza ont abruptement remis la guerre au centre des agendas occidentaux. La médiatisation au Nord de ces deux affrontements ne doit cependant pas occulter la permanence, la multiplicité et l'intensité des conflits armés au Sud. Du Soudan à la Birmanie, en passant par le Yémen, les conflits entre Etats ne cessent de se multiplier. Auxquels il faut ajouter les guerres "transversales" déclarées au terrorisme, au narcotrafic, aux gangs. Dans un contexte d'insécurité et de violences - à la fois réelles et perçues -, la militarisation de la politique semble s'affirmer. Les prérogatives des armées s'étendent, des militaires accèdent - par la voie légale ou par un coup d'Etat - au pouvoir, tandis que nombre de gouvernants surenchérissent sur le virilisme et la manière forte, dans une sorte de populisme punitif. Ces conflits montrent également que les instruments de la guerre ne sont plus seulement les divers armements "classiques" aussi sophistiqués soient-ils mais aussi l'eau, les céréales, les enfants et bien entendu les outils de communication. Marqueur d'une délégitimation de la démocratie, cette hybridation politico-militaire oppose les prétendues vertus de forces armées morales, efficaces et nationalistes à des gouvernements peu représentatifs, incapables et corrompus. Elle tend, ainsi, à brutaliser les rapports sociaux, à naturaliser la violence étatique et à banaliser les états d'exception, mettant à mal le contrôle des institutions, la défense des droits et la protestation sociale. Un ouvrage qui fait le point sur les guerres "locales" au Sud qui pourraient bien embraser le monde.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER13,00 €
