Féministe, la CGT ? Les femmes, leur travail et l'action syndicale
Binet Sophie ; Dumas Maryse ; Silvera Rachel ; Mar
ATELIER
17,00 €
Epuisé
EAN :9782708246140
Mais qu'est-ce qu'elles veulent encore ? Un salaire égal pour un travail de valeur égale ? Oui ! Mais aussi la fin des violences et de toutes les discriminations. Rien de moins ! Le mouvement pour l'émancipation des femmes prend des visages multiples : lutte pour l'égalité des rémunérations et des carrières, action pour le respect de la dignité et de l'intégrité... Quelle part y ont prise les syndicats, en particulier la CGT ? En 120 ans d'existence syndicale, les femmes ont, grâce au soutien des cégétistes et malgré les réticences initiales, progressivement conquis le droit au travail, pris des responsabilités et revendiqué l'égalité. Mais cela suffit-il à qualifier ce syndicat de féministe ? Si elle s'affirme désormais comme telle, la CGT en prend-elle vraiment la mesure dans son activité quotidienne ? De son côté, le mouvement des femmes accorde-t-il une place suffisante au travail dans son action ? Comment parvenir à ce que féminisme et mobilisations sociales se nourrissent mutuellement pour changer la société en profondeur ? Ce livre prend ces questions à bras-le-corps. Les apports de ses trois auteures, de parcours divers et de générations différentes, permettent de comprendre comment mouvement féministe et syndicalisme, qui se sont longtemps regardés avec méfiance, peuvent et doivent aujourd'hui conjuguer leurs efforts. Pour que l'émancipation des femmes devienne, au présent, le combat de toutes et de tous.
Nombre de pages
190
Date de parution
17/10/2019
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782708246140
Titre
Féministe, la CGT ? Les femmes, leur travail et l'action syndicale
Auteur
Binet Sophie ; Dumas Maryse ; Silvera Rachel ; Mar
Editeur
ATELIER
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20191017
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il y a 80 ans, en 1944, le Conseil national de la Résistance se réunissait clandestinement pour organiser la lutte contre l’occupant nazi et poser les fondements de la société d’après-guerre. « Les Jours heureux » est le nom du programme que les résistants d’alors on imaginé et qui servira de base pour la reconstruction de la société française. Ce sont les acquis de ce même programme que la grande bourgeoisie française, celle-là même qui collabora alors massivement avec les nazis, combat aujourd’hui avec acharnement, de l’aveu même de Denis Kessler. Précédé d’un texte admirable de Sophie Binet, le programme du CNR constitue un document incontournable pour comprendre les enjeux politiques actuels.
Il est minuit moins une. Le monde brûle. Comme les températures, les inégalités battent des records. Le système néolibéral craque de toutes parts. Le capital et l'extrême droite s'apprêtent à faire alliance pour imposer le capitalisme libertarien, dans lequel le droit est remplacé par la loi du plus fort, ou plutôt du plus riche. Ce scénario catastrophe ne peut être déjoué que d'une seule manière?: en remettant le travail au centre du jeu.
Née en 1963 pour porter les revendications des salariés qualifiés à responsabilités, l'Ugict-CGT est vite devenue un outil précieux pour contribuer au regroupement d'un salariat soumis aux politiques néolibérales qui ne cessent de le diviser. Tandis que la CGT représente le monde du travail depuis 1895, il est progressivement apparu nécessaire de prendre en compte les enjeux propres aux ingénieurs, cadres et techniciens : ceux-ci occupent en effet une position paradoxale au sein du monde du travail et du mouvement syndical, se trouvant bien souvent pris en étau, car à la fois victimes et vecteurs des stratégies patronales, sans pour autant en être décisionnaires. A l'heure où le salariat français se partage équitablement entre salariés qualifiés à responsabilités et salariés d'exécution, où les statuts professionnels se sont diversifiés, et où Tubérisation et le capitalisme de plateforme ont brouillé les frontières entre salariat et travail indépendant, cet ouvrage offre un éclairage passionnant sur l'histoire singulière de cette organisation qui, depuis toujours, affirme que les contradictions entre cadres et ouvriers ne sont pas antagoniques et qui défriche les voies d'un rassemblement transformateur. 9 782708 254299
Dans sa lutte pour la survie dans les camps des Khmers rouges au Cambodge, Claire Ly, née boudhiste, entame une conversation avec le "Dieu des Occidentaux" auquel elle demande des comptes. Un apprivoisement qui la conduira vers la voie étonnante de la conversion. Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route pour la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie. Que peut faire une jeune femme contre la folie génocidaire de soldats et de militants qui ont sciemment décidé d'éliminer les ennemis du peuple ? Les principes de l'éducation cambodgienne fondés sur une certaine conception du bouddhisme enseignent l'impassibilité, "la voie du milieu" , le détachement à l'égard des souffrances endurées. Pourtant, pour survivre Claire Ly ne peut plus taire sa haine et sa révolte. Bousculant ces valeurs ancestrales, elle choisit de demander des comptes au Dieu des Occidentaux. Pourquoi a-t-il permis ces horreurs ? Peu à peu, ce Dieu étranger devient un compagnon qui le conduira vers une voie étonnante. A travers cette nouvelle édition, Claire Ly amène le regard du public sur sa blessure, pour donner le courage à autrui de regarder ses propres traumatismes. Elle nous démontre que l'épanouissement personnel de chacun ne s'accomplit que lorsque nous faisons face à nos blessures et interrogations tel un lotus émergeant de la boue.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.