Grand reporter photographe devenu artiste photographe, Tristan Siegmann a dans ses photographies l?acuité du regard du reporter et le talent de la mise en scène de l?artiste. La revue Allemagne d?aujourd?hui lui doit la série de photographies qui illustrent depuis son numéro 181 (2007) sa couverture. C?est la modernisation de la ville, la restauration de ses bâtiments et l?évocation du passé qui priment dans ce choix de photographies, à travers la nouvelle garde centrale de Berlin, la chancellerie et les stèles en mémoire aux juifs assassinés d?Europe ; on y retrouve aussi l?association de la modernité architecturale aux styles passés avec la coupole de verre qui coiffe désormais l?ancien bâtiment du Reichstag pour y accueillir dans la transparence les sessions du parlement fédéral. Pour le numéro qu?Allemagne d?aujourd?hui a consacré en 2009 à "la mémoire de trois fondations" (No 189, juillet-septembre 2009) pour rappeler la naissance des deux Etats allemands en 1949 et celle de l?Allemagne unifiée induite par l?ouverture du Mur de Berlin le 9 novembre 1989, elle a demandé à Tristan Siegmann, qui a longtemps vécu à Berlin, de dire, en quelques vues, la mémoire qu?il a conservée de cette ville et quelles traces il y trouve encore du Mur. Rien d?héroïque dans ses photographies qui s?attachent plutôt à nous surprendre par un trait saillant inattendu ; le regard fouille le détail, en révèle le côté cocasse, mais avec le souci de faire réfléchir, avec le plus grand sérieux, soucieux de montrer les transformations, la modernité de Berlin en même temps que la vie au quotidien, dans ce qu?elle peut avoir à la fois de plus simple et de révélateur, telle cette cycliste sur un trottoir devant l?Eglise du Souvenir à Berlin ? Ouest ou ces enfants dont l?un tient un parapluie et qui jouent à la balle? à côté des restes, bien réels, du Mur avec ses graffitis côté Berlin-Ouest.
Nombre de pages
48
Date de parution
30/05/2013
Poids
190g
Largeur
200mm
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EAN
9782757404621
Titre
Allemagne d'aujourd'hui Hors-série : Berlin : lieux, traces, frontières. La photographie à l'épreuve
Siegmann Renaud ; Cormier Jean-Luc ; Starck Philip
Mercenaire-saltimbanque - c'était il y a près de quinze ans -, Michel Haillard s'est pris au jeu du mobilier d'art, par instinct. Atypique et décalé, l'artiste s'est fait connaître comme le fils prodige d'un courant anti-académique, responsable d'une ?uvre hors norme, à la fois élitiste et populaire, mêlant deux aspects antagonistes, quoique complémentaires : l'indigène et le civilisé. Son travail reflète son goût pour la magie des formes extra-occidentales et le clinquant du patrimoine circassien. Un mobilier-règne animal, plus qu'un mobilier-trophée de chasse. Ce qui frappe dans cet ensemble, ces meubles véritablement incarnés, ces pièces d'art aussi sensibles que mirifiques et parées des matériaux parmi les plus anciens du monde vivant, c'est avant tout l'intensité plastique, ce choc physionomique des formes et de leurs croisements insensés. Guérisseur mystique capable d'hybrider n'importe quel corps animal, Michel Haillard excelle désormais, dans cet art dit " sauvage " qui se situe à mi-chemin entre l'" imaginer-créer " et l'" exorcisme décoratif ". Son travail reconnu par de nombreux collectionneurs internationaux est régulièrement exposé par Daniel Goldmann dans sa galerie Omagh, à Paris depuis une dizaine d'années.
Le journaliste Renaud Siegmann a déjà signé tout récemment un ouvrage sur les tags avec l'avis des gens qui les font.Ici, l'auteur nous ouvre les yeux sur le mail art, un type de courrier spécial à base de timbres, enveloppes et dessins les plus créatifs possible. Le tout affranchi. Bien des artistes ont contribué à l'émergence du genre.Le livre regorge de ces correspondances créatives apparues dès le XIXème siècle. Des lettres envoyées à Henri IV, Paris IV reviennent avec la mention décédé depuis 1610. On n'apprend que Marcel Proust n'habite pas à l'adresse au lieu de n'habite plus. On écrit à Tintin au bout du monde et la lettre revient couverte de tampons exotiques. En fin d'ouvrage, une liste d'originaux laissent leurs coordonnées pour recevoir aussi bien vieux clous, Polaroïds que collages. Ici, tout suggère un monde pas si formaté, sensible au contenant et au contenu. -- MarieClaireMaison.com
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.