Quel biologiste sérieux pourrait de nos jours remettre en cause les acquis de la biologie moléculaire ? ADN, génome, expression génétique sont entrés dans le langage courant. Peut-on imaginer qu'il n'en fut pas toujours ainsi et qu'il a fallu à une poignée de chercheurs et d'universitaires livrer un combat tenace et précurseur pour réussir à imposer ces concepts, alors considérés au mieux comme trop révolutionnaires, dans les années 1960-1970 ? C'est ce combat, qui éclaire un épisode crucial de l'histoire des sciences biologiques, que Michel Sicard, un de ses précurseurs, nous décrit ici avec modestie. En termes simples et palpitants, il nous fait vivre la façon dont il a découvert le mécanisme qui corrige les erreurs de copie de l'ADN, source de mutations et de certains cancers. C'est le récit d'une lutte victorieuse, s'étendant sur près de quarante années. Nous sommes conviés à partager les étapes d'une formation scientifique approfondie sur fond de guerre d'Algérie. Nous suivons l'établissement graduel d'une discipline scientifique nouvelle en dépit de l'hostilité des «chers collègues» pour enfin en arriver à cette forme de reconnaissance qu'est la conduite de la vie d'une université, Toulouse, devenue pôle de référence français.
Nombre de pages
142
Date de parution
08/04/2015
Poids
200g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343061344
Titre
Généticien, pourquoi pas ?
Auteur
Sicard Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
200
Date de parution
20150408
Nombre de pages
142,00 €
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Ces textes ont été écrits dans la fascination du visuel, souvent pour duos avec peintres. Des œuvres, ils en ont gardé la saveur et le goût de l'espace. Des mots, tels de petites îles avec ponts, s'agglutinant en segments souples, qui suggèrent des images fluides, comme si le langage progressait en végétation, était le lieu d'une germination multiple, boutures et rameaux, genèse et croissance, entre floraison et contamination. Mais où s'arrête l'agitation des flores séminales, où commence le florilège, la brillance d'échos que le style tisse en moire ? A travers quelques expériences sensibles - une naissance, des voyages, terrestres et maritimes, le désastre d'une ville en lambeaux... -, un sujet circule, en quête de mémoire, traverse territoires, du Nord au sud, de l'ouest à l'est, court, navigue, plonge ou se redresse, s'essaie à l'envol. Une poétique de l'infime sensation.
Le peintre qui a vécu l'aventure Cobra - groupe d'artistes expérimentaux nordique - vient s'installer à Paris en 1951. Début d'une migration vers une autre lumière. Les thèmes changent : les " hautes herbes " deviennent savanes, pelures d'oranges, palmiers, chutes d'eau, volcans, arbres brûlés ou plaques d'égout. L'?uvre d'Alechinsky bouleverse la structure des tableaux qui se dédoublent en " centre et marges ". Tout y est parcours, croissances, efflorescences, miroitements. Alechinsky est un contemporain majeur par cette remise en cause de l'image unaire. Comme dans un film, il traque inlassablement le temps et fait émerger une matière naturelle qui nous pétrit paradoxalement d'imaginaire. En témoignent ces effluves, ces fluidités, ces tremblements du papier d'abord roulé en boule, ou estampé à même le sol - touchant la peau du réel pour d'oniriques divagations continuées par les poètes, Dotremont, Butor, Ionesco, Tardieu... Ce " versant Sud " se nourrit d'orientalisme. Depuis son voyage au Japon en 1955, la forme/le dessin, aux techniques d'encre et d'eau, se rapproche de la calligraphie. Le trait est trace ou signe que le peintre ressource aux origines des écritures. Michel Sicard, depuis une vingtaine d'années, est l'interprète de cette ?uvre où les chemins de la peinture et de l'écriture se croisent, s'exaltent, se multiplient.
Résumé : Jude Stéfan, poète majeur de notre temps, est l'un de ceux qui renouvellent la pensée et le langage et nous montrent que la culture est un art de vivre son propre chemin. Volume après volume, il écrit la poésie la plus éhontée, la plus scandaleusement perverse, la plus exquisément baroque de cette fin de siècle.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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