« Les mots s'ajoutaient aux mots. Les dossiers s'entassaient. Les hommes défilaient sans fin. On ne distinguait plus leur visage ou leur corps. Ensemble comme un gigantesque amas obscur ils nous mettaient mal à l'aise. Ils étaient obligés de mentir, de raconter une tout autre histoire que la leur pour tenter l'asile politique. Évidemment on ne croyait presque jamais à leurs histoires. Achetées avec le trajet et le passeport, elles allaient jaunir et tomber en miettes avec tant d'autres histoires accumulées depuis des années ». Au petit matin, après avoir passé la nuit au poste pour avoir fracassé une bouteille de vin sur la tête d'un immigré, une jeune femme déroule le film de l'année écoulée et les raisons qui l'ont conduite à ce déchaînement de violence. Étrangère elle aussi, elle gagne sa vie comme interprète auprès des demandeurs d'asile, dans les bureaux semi opaques des zones périphériques de la ville. Place intenable, insoutenable. Ce récit se lit comme une succession de tableaux et de scènes, qui fouillent aussi bien les consciences qu'ils peignent la violence du monde. Le regard de l'auteur est comme le poème de Baudelaire qui donne son titre au livre: sans concession et sans complaisance.
Nombre de pages
154
Date de parution
10/10/2011
Poids
208g
Largeur
141mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782879297866
Titre
Assommons les pauvres !
ISBN
2879297869
Auteur
Shumona Sinha
Editeur
OLIVIER
Largeur
141
Poids
208
Date de parution
20111010
Nombre de pages
154,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
« Trisha ne reconnaît plus le ciel de sa ville. En plein jour la lumière lui semble estompée, tachetée de noir. »la jeune femme sait depuis toujours qu'il faut se méfier de l'obscurité. Cette ville, dans laquelle elle revient pour assister à la crémation de son père, c'est Calcutta. Elle y retrouve le quartier, la maison, les meubles et les objets de son enfance, et tout la bouleverse. Elle se souvient que l'huile d'hibiscus était un remède pour adoucir la folie de sa mère et que la couette rouge remisée au grenier cachait l'arme de son père communiste.Dans ce roman à l?écriture puissante, Shumona Sinha revisite à travers l'histoire d'une famille les violences politiques d'un pays qui est le sien, le Bengale occidental.
Résumé : Shumona Sinha, née à Calcutta, a appris le français à l'âge de vingt-deux ans. Depuis, elle considère cette langue comme sa "langue vitale", celle qui l'a libérée, sauvée, fait renaître. Venue vivre en France à vingt-huit ans, autrice de cinq romans tous écrits en français, elle raconte son itinéraire, semé de déceptions : les années passant, elle conserve l'image d'une femme exilée, étrangère dans un pays qu'elle avait cru celui de son émancipation. Ce livre puissant, d'une grande sincérité, apporte un éclairage sur l'oeuvre et la vie d'une Indienne qui a choisi de vivre en France, d'habiter notre langue, et qui confie : "Pour chaque mot j'ai fait un long voyage".
Chacun se passerait bien d?écouter les pleurs, les plaintes et les mensonges des autres. Mais quand onen fait son métier, comment ne pas se laisser contaminer par la violence véhiculée par les motsd'hommes et de femmes désespérés? C'est ainsi qu'une jeune interprète auprès de demandeursd'asile se retrouve au commissariat après avoir assommé un immigré avec une bouteille.
4e de couverture : "Cette jeune femme d'un pays si lointain où les vaches sont plus précieuses que les femmes fait trembler ma nuit, fissurer le sol sous mes pieds et je ne sais pas si c'est de la peur ou de la joie que j'éprouve en la voyant soulever la pierre tombale." À Calcutta, dans les années 1980, Tania, une jeune Bengalie, détestée par sa mère et mise à l'écart par les adolescents de son âge, trouve refuge dans les livres. Elle se prend de passion pour le destin tumultueux d'un éditeur russe, fondateur des Éditions Raduga, dont la fermeture a été ordonnée en 1930. Elle retrouve la trace de sa fille Adel, octogénaire, dans une maison de retraite à Saint-Pétersbourg et décide de lui écrire. Avec sensibilité et une poésie évocatrice, Le testament russe propose une traversée du XX? siècle en suivant ces deux femmes passionnées, chacune ayant lutté contre une forme d'oppression : celle d'une dictature sans pitié dans une Russie qui bannissait les livres et s'acharnait contre les poètes ; celle de la famille et de la tradition étouffante en Inde. Shumona Sinha, fascinée par la littérature russe, fait revivre dans ce roman les milieux littéraires des années 1920-1930. En rappelant les liens culturels et politiques entre le Bengale-Occidental et l'Union soviétique, elle offre aussi une réflexion sur la puissance de la langue maternelle et le désir pour une langue étrangère.
Tu n'es plus drôle, Guélao. Terrible sentence. Si je n'étais pas drôle, à quoi employer mes jours ? ". A huit ans, Guélao découvre qu'il a un don : celui de faire rire les autres. Plus tard, il décide de devenir humoriste. Mais est-ce vraiment un métier ? Et que faire quand les lumières s'éteignent et que la solitude s'invite sans demander votre avis ?
Percival Everett reprend les personnages et l’aventure épique du chef d’œuvre de Mark Twain « Les aventures d’Huckleberry Finn », mais retourne les rôles et fait de Jim (qui choisira de s’appeler James), l’esclave, le personnage principal. Une œuvre romanesque remplie d’humanité qui nous plonge au cœur de l’Amérique du XIXème siècle et de la guerre de Sécession, et qui dresse le portrait émouvant d’un homme qui sait la puissance des mots.
Oscar, vingt-cinq ans, travaille comme livreur d'électroménager pour une grande enseigne. Les journées se succèdent : zones périphériques qui se ressemblent toutes, trajets en camion, clients plus ou moins aimables, musique partagée et cafés trop serrés. Puis viennent les soirées à refaire le monde, la fatigue et les lendemains brumeux. Autour de lui, il y a Kamel, le collègue danseur, Toutac et Sanders, les potes d'enfance. En miroir, il y a Clément, le frère modèle, celui qui avance pendant qu'Oscar stagne, moteur allumé mais itinéraire inconnu. Quand Chloé, un visage du passé, réapparaît par hasard, une fissure s'ouvre dans la routine et ravive chez Oscar le besoin de reprendre la main sur sa vie. Pilote automatique raconte la lente usure du quotidien et du travail, les fidélités qui sauvent et le désir têtu de recommencer. Eliot Ruffel déploie une langue à la fois orale et poétique, capable de saisir la beauté des gestes ordinaires.
Ce que je regrette de ne pas avoir su : Bloquez tout le monde sur votre messagerie instantanée. Les quatre dernières années de psychanalyse sont une dépense inutile. L'avion ne va pas s'écraser. Tout ce qui vous déplaît dans votre corps à l'âge de trente-cinq ans, vous le regretterez à l'âge de quarante-cinq. Si la chaussure ne vous va pas dans le magasin de chaussures, elle ne vous ira jamais. Quand vos enfants sont adolescents, il est important d'avoir un chien pour que quelqu'un dans la maison soit content de vous voir." J'en fais toute une histoire peut se lire comme un manuel de survie dans le monde moderne ou un one-woman show sur la "condition féminine". Tout y passe : l'amour, le divorce, l'argent, les enfants, la chirurgie esthétique... Nora Ephron s'empare de chaque sujet avec ironie, sans jamais oublier d'être tendre.