Qui ose s'approprier le vivant? Par quels truchements? A la suite des chercheurs, les entreprises ont perfectionné les techniques qui permettent de manipuler les organismes vivants et de monopoliser les brevets. Vandana Shiva s'insurge contre le pillage des ressources biologiques de la planète par les groupes industriels et financiers, protégés par les nouvelles régulations internationales qu'ils ont eux-mêmes fait adopter. La création intellectuelle, la vie tout court ne seraient-elles plus, au nom du libre échange à tout prix, que sources de profits? La résistance est urgente: la catastrophe écologique est à notre porte. A l'aide de nombreux exemples concrets remarquablement documentés, l'auteur dévoile les mécanismes qui ont conduit à cette situation. Elle donne des pistes pour que les prédateurs, bien identifiés, ne fassent pas main basse sur la vie au nom de la mondialisation et au détriment de l'autosuffisance alimentaire. Son analyse du point de vue de l'éthique, de la biodiversité et de la cohésion sociale est innovante. Ce regard stimulant venant du Sud nous concerne tous au premier chef.
Nombre de pages
127
Date de parution
14/11/1996
Poids
164g
Largeur
135mm
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EAN
9782738444097
Titre
Ethique et agro-industrie. Main basse sur la vie
ISBN
2738444091
Auteur
Shiva Vandana ; Nougaret Marie-Paule
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
164
Date de parution
19961114
Nombre de pages
127,00 €
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Pauvreté et malnutrition généralisées, crise migratoire, creusement des inégalités sociales, polarisation extrême de l'économie... Telle est notre réalité quotidienne, alors que 1 % de la population de la planète a conduit la Terre - et ses sept milliards d'habitants - à la catastrophe sociale et écologique. Dans cet essai à la fois inspiré et très documenté, Vandana Shiva se confronte au club des milliardaires - Gates, Buffet, Zuckerberg et autres empereurs modernes - et dénonce l'impact destructeur du modèle de développement économique linéaire poursuivi par les multinationales qu'ils ont créées. Car leur quête insatiable du profit a instauré de manière antidémocratique l'uniformité et les monocultures, la division et la séparation, les monopoles et la domination des uns par les autres - et ce, dans des domaines aussi divers que la finance, l'alimentation, l'énergie, l'information, la santé et même les relations humaines. Se fondant sur des faits souvent méconnus - et en particulier sur le rôle de la Fondation Bill et Melinda Gates -, Vandana Shiva analyse comment la soi-disant "philanthropie" est devenue le moyen de contourner les structures démocratiques, d'empêcher la diversité et d'imposer des idées totalitaires, portées par une vision unique de la science, de l'agriculture et de l'histoire. Elle appelle à la "résurgence du savoir réel, de l'intelligence réelle, de la richesse réelle, du travail réel, du bien-être réel", afin que chacun d'entre nous puisse revendiquer le droit à vivre, penser, respirer et manger librement.
Shiva Vandana ; Caplat Jacques ; Leu André ; Bessi
Des millions de paysans et de paysannes expérimentent des techniques et des démarches de cultures globales qui ouvrent un espoir immense : l'agriculture peut renouer avec le vivant et devenir une source de stabilité climatique, de renaissance de la biodiversité et de production vivrière performante. En réalisant la synthèse du terrain et de la recherche scientifique, des savoirs paysans et des savoirs académiques, de l'Inde et de l'Europe, ce livre retrouve la démarche initiale de certains fondateurs de l'agriculture biologique et propose un nouvel élan pour un projet planétaire fécond.
Ce livre, devenu un classique de l'écoféminisme, est issu de la rencontre et de l'amitié de deux infatigables militantes. À partir de leurs expériences respectives en sciences sociales et en physique, Maria Mies et Vandana Shiva écrivent sur les préoccupations qui les unissent en tant que femmes. Elles critiquent avec force les conceptions héritées du siècle des Lumières qui associent l'émancipation à la domination de la nature, et soulignent les liens entre l'oppression patriarcale et la destruction de la nature au nom du profit et du progrès. Les femmes ? qui, dans de nombreuses régions du monde, sont les principales productrices de nourriture et les principales responsables des soins aux enfants ? sont les plus durement touchées par le prétendu progrès technologique et par la dégradation de l'environnement.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...