La mort tragique de Mehmet Shehu, premier ministre et numéro deux du régime albanais, en décembre 1981, a sans doute été le dernier crime de palais classique du monde communiste. Si l'Albanie en fut le théâtre, c'est pour la simple raison que les autres pays de l'Europe de l'Est avaient déjà vu se clore en 1953, avec la mort de Staline, la partie sanglante, shakespearienne, de la chronique communiste, pour passer à une période tragi-comique _ que l'on pourrait qualifier de gogolienne _, alors qu'en Albanie l'époque de la tragédie se poursuivit jusqu'en 1985, année de la mort du dictateur. Rien de ce qui s'est produit dans ce pays ne peut être compris ni expliqué si l'on n'a pas en vue cette différence de calendrier.Bashkim Shehu, fils de Mehmet, est un des rares auteurs de notre époque qui, après avoir eu la malchance de vivre l'année 1937 en 1981, a eu la chance de pouvoir par la suite écrire la vérité, ce qui n'a pas été donné à des centaines d'autres. Son livre, que l'on peut qualifier de tridimensionnel du fait qu'il a été vécu en enfer, conçu au purgatoire et écrit dans la liberté, constitue l'un des témoignages les plus authentiques de ce qui s'est produit dans les profondeurs du monde communiste, cet univers dantesque qui, contrairement à ce qu'on voudrait espérer, paraît au fil des ans toujours plus obscur et inexplicable.
Nombre de pages
216
Date de parution
01/04/1993
Poids
232g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782213030845
Titre
L'automne de la peur. Récit
Auteur
Shehu Bashkim
Editeur
FAYARD
Largeur
135
Poids
232
Date de parution
19930401
Nombre de pages
216,00 €
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Profitant des derniers travaux d'érudition et d'articles récents sur le théâtre de la révolution, et à partir de nouvelles recherches, l'auteur procède à une mise au point qualitative et quantitative des représentations des ?uvres théâtrales de Voltaire et de Rousseau, reprises à Paris pendant la Révolution. Elle étudie ensuite les pièces, qui, durant cette période, et notamment lors du transfert des restes de Voltaire et de Rousseau au panthéon, mirent sur la scène ces deux philosophes en tant que personnages de théâtre. Elle relève enfin, entre autres, l'influence de leurs ?uvres sur l'inspiration des auteurs dramatiques de ce temps. Trois pièces, reproduites en fin de volume, illustrent cette étude: deux sur Voltaire et une sur Rousseau.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).