Au centre de Sainte-Catherine, petite île imaginaire des Caraïbes : un volcan. Au centre de son cratère : un lac. Au centre du roman de Bob Shacochis : un jeune agronome américain, Mitchell Wilson. Mitchell, au cours d'une de ses excursions professionnelles, traverse à la nage le lac d'eau chaude. A cette expérience concrète se mêlent deux autres menaces éruptives : les intrigues politiques sanglantes d'une minuscule république indépendante, sortie récemment de l'esclavage mais non du culte vaudou, entraînent le jeune homme dans un maelström de dangereuses complications ; et la réapparition de son ancienne amie, la brillante et vénéneuse Johanna, le replonge dans les affres d'une passion sans issue. Avec Johanna resurgit une Amérique cynique et désabusée à laquelle Mitchell avait cru pouvoir échapper. Le premier roman de Bob Shacochis témoigne d'une rare créativité : la puissance de son imagination, son art complexe de la narration, sa création de personnages à la fois monstrueux et touchants, son écriture opulente et poétique en font une oeuvre magistrale, réaliste autant que visionnaire.
Nombre de pages
608
Date de parution
05/03/1996
Poids
656g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782070736782
Titre
Sur les eaux du volcan
Auteur
Shacochis Bob
Editeur
GALLIMARD
Largeur
150
Poids
656
Date de parution
19960305
Nombre de pages
608,00 €
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Jackie Scott, alias Renee Gardner, aussi connue sous le nom de Dottie Chambers ou Dorothy Kovacevic, est retrouvée morte au bord d'une route en Haïti. Qui était-elle réellement et dans quelles circonstances vient-elle de disparaître ? Nombreux sont ceux qui aimeraient répondre à ces questions et comprendre cette femme qui les obsède. Mais comment percer le mystère de cette fille de diplomate, familière depuis toujours de ceux qui façonnent l'histoire du monde dans l'ombre des gouvernements ? Une fresque envoûtante aux accents shakespeariens, entre histoire d'amour, thriller et roman métaphysique.
Un Américain expatrié sous les Tropiques conserve sa mère morte dans la chambre froide de son hôtel. Deux vieilles filles recluses dans leur plantation en ruine attendent prostrées l'homme de leur vie. Un musicien raconte dans quelles circonstances il a dévoré le coeur de sa bien-aimée. Deux rastas en bordée fomentent malgré eux un début de révolution...Des îles des Caraïbes aux rivages de Virginie ou du Texas, Américains ou insulaires, les personnages de ces neuf nouvelles cherchent tous à réinventer leur vie, tiraillés entre le regret d'un ailleurs et l'abandon au présent, entre les promesses de la mer, la luxuriance des jours et les fantômes du passé. Le danger rôde, dans la nature comme dans les blessures de l'Histoire, mais toujours la vie s'affirme, intense, avec ses incongruités, ses pulsions élémentaires, ses plaisirs immédiats. Shacochis la célèbre de son style flamboyant et sensuel, qui témoigne de la puissance d'un grand écrivain américain.
Paradis de solitude ou société en miniature, les îles de ce recueil se disputent le statut de territoire pour naufragés. Il y a d'abord cet Américain, expatrié dans les Caraïbes, qui se retrouve à devoir conserver sa mère décédée dans la chambre froide de son hôtel. Et aussi ces deux insulaires qui, malgré eux, fomentent un début de révolution. Sans parler de ce trafiquant de drogue pourchassé par la police, qui plonge dans l'océan avant d'être sauvé par un bateau rempli de réfugiés. Tous affrontent ici des mers incertaines. Lauréat du National Book Award, ce premier livre de Bob Shacochis raconte, avec réalisme et un humour parfois grinçant, l'envers de la vie sous les tropiques.
Sur l'île antillaise de Sainte-Catherine se trouve un volcan en activité, au cratère recouvert d'un lac épais et chaud. Mitchell Wilson, un jeune expatrié américain, y mène des expériences pour le compte du ministère de l'Agriculture. Mais voilà que la situation politique se dégrade, entraînant Mitchell au coeur des rivalités sanglantes du gouvernement. C'est aussi le moment que choisit la séduisante Johanna, son amour d'autrefois, pour réapparaître dans sa vie et détruire définitivement l'image paradisiaque de l'île. Désormais l'éruption devient inéluctable, car rien ne semble pouvoir contenir les forces de la nature ni les tensions humaines.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.