Comme c'est souvent le cas de certains romans noirs latino-américains, "Seul le prix du sang" restitue le malaise, l'éc?urement, l'horreur face à une société arrogante et violente, mais il va bien plus loin que cela. Sans se perdre dans la présentation efficace d'un argument ni dans la description des personnages, il propose une réflexion sur la vengeance (Pour certains groupes indigènes, seul le prix du sang peut régler des dettes qui ont coûté la vie) et sur la manière avec laquelle cette vengeance finit par s'éteindre elle-même et va détruire celui qui s'y est plongé. Alors, comme dans la nouvelle Emma Sunz, de Borges, c'est en s'en allant que le personnage trouve la délivrance; lui ne partira pas vers le sud mais vers le nord, ce nord perdu de la Colombie, où les rafales de vent font se confondre le désert et la mer. Ce roman a confirmé que Mario Mendoza était l'écrivain le plus critique de sa génération sur l'histoire récente de son pays et bien sûr le plus dérangeant pour certains milieux de la société colombienne; une circonstance que Mario, dès sa déjà lointaine jeunesse, a toujours assumée comme un témoin gênant qui pose son doigt sur la plaie, ce qui lui a valu de connaître de sérieux ennuis. Mario Mendoza (Bogota, 1964), après des études de lettres, a enseigné la littérature avant de s'y consacrer. Il est l'auteur de 10 romans dont "Satanas". Avec "Seul le prix du sang", il est publié pour la première fois en France.
Nombre de pages
280
Date de parution
18/07/2011
Poids
290g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782918112198
Auteur
Mendoza Mario ; Gamboa Santiago ; Aubergy Jacques
Editeur
ATINOIR
Largeur
125
Date de parution
20110718
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
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Bogota, années 1980. Lasse de vivre d'expédients, María décide de prendre sa revanche sur la société en dépouillant les clients des clubs chics de la ville. Artiste à succès, Andrés découvre que ses portraits prédisent les maladies dont ses modèles vont souffrir. Prêtre dans un quartier populaire, Ernesto voit sa foi mise à rude épreuve quand son chemin croise celui d'un assassin refusant tout repentir. Qui peut bien relier ces trois âmes tourmentées qui errent dans les rues de la capitale colombienne ? La réponse, c'est Campo Elías, vétéran du Vietnam hanté par ses souvenirs de guerre et obsédé par le thème du double maléfique. L'ancien soldat ne connaît qu'une seule façon de régler ses problèmes : la violence. Et il n'hésitera pas à y recourir.
Deux pensionnaires d'un collège religieux de Barcelone ont disparu. Une nonne délirante et un policier véreux promettent la liberté à un délinquant fou à condition qu'il éclaircisse le mystère. L'enquête révèle l'existence d'un souterrain derrière la chapelle du collège, où les deux jeunes filles se seraient livrées à des rituels sanglants. Un roman policier d'une férocité parodique, qui porte sur l'Espagne de l'après franquisme un regard aussi cocasse qu'impitoyable.
Le village de Nazareth est très agité: Joseph est accusé de meurtre. Or, en sa qualité de charpentier, il est le seul à pouvoir construire la croix sur laquelle il doit être cloué. Voilà qu'arrive le philosophe Pomponius, errant aux confins de l'Empire romain en quête d'eaux miraculeuses. Moyennant finances, il accepte d'aider Jésus, convaincu de l'innocence de son père, à démasquer le vrai coupable.
Eduardo Mendoza est né à Barcelone en 1943. Son ?uvre est traduite dans le monde entier. Il a reçu en France le prix du Meilleur Livre étranger en 1998 pour Une comédie légère.
Bentancor Marrtín ; Aubergy Jacques ; Ferrari Alej
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