1899. Les ultimes préparatifs de l'Exposition Universelle. Une ère de science et de progrès s'ouvre pour faire oublier les déchirements de l'affaire Dreyfus. Les temps sont à l'optimisme mais voilà qu'une affaire de moeurs sème le trouble et inquiète Paris : dans les tramways, on pique à l'aide d'aiguilles des femmes à l'entrejambe. Lorsque l'une d'entre elles meurt, la presse se déchaîne contre les anarchistes qui exploitent le fait divers pour semer la terreur. Une estampe, mais qu'en sait la Sûreté ? Dans un Paris nostalgique, peuplé de regrets, Nino, un vieux militant hanté par le souvenir des violences et des échecs, enquête pour mettre hors de cause les mouvements libertaires, avec l'aide inopinée d'un Oscar Wilde en butte aux affres de l'exil, bien décidé à réaliser son dernier chef-d'oeuvre : le dynamitage de la tour Eiffel. Un roman d'aventures baroque, à la manière des feuilletons du XIX siècle, qui ressuscite un Paris populaire, ouvrier et solidaire, loin des clichés de la ville Lumière. Mêlant aphorismes précieux et argot fin de siècle, Sébastien Rutés salue dans un hommage tendre et décalé l'anarchisme parisien et le poète irlandais qui vit ses derniers jours entouré de personnages réunis par la défaite des idéaux.
Nombre de pages
174
Date de parution
07/10/2008
Poids
297g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782918112013
Titre
Le linceul du vieux monde
Auteur
Rutés Sébastien
Editeur
ATINOIR
Largeur
160
Poids
297
Date de parution
20081007
Nombre de pages
174,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A l'approche des élections, le Gouverneur - candidat à sa propre réélection - tente de maquiller l'explosion de la criminalité. Les morgues de l'Etat débordent de corps anonymes que l'on escamote en les transférant dans un camion frigorifique. Le tombeau roulant est conduit, à travers le désert, par Vieux et Gros, deux hommes au passé sombre que tout oppose. Leur consigne est claire : le camion doit rester en mouvement. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sans autre arrêt autorisé que pour les nécessaires pleins de carburant. Si les deux hommes dérogent à la règle, ils le savent, ils iront rejoindre la cargaison. Partageant la minuscule cabine, se relayant au volant, Vieux et Gros se dévoilent peu à peu l'un à l'autre dans la sécurité relative de leur dépendance mutuelle. La route, semée d'embûches, les conduira-t-elle au légendaire Mictlán, le lieu des morts où les défunts accèdent, enfin, à l'oubli ...
A l'approche des élections, le Gouverneur ? candidat à sa propre réélection ? tente de maquiller l'explosion de la criminalité. Les morgues de l'Etat débordent de corps anonymes que l'on escamote en les transférant dans un camion frigorifique. Le tombeau roulant est conduit, à travers le désert, par Vieux et Gros, deux hommes au passé sombre que tout oppose. Leur consigne est claire : le camion doit rester en mouvement. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sans autre arrêt autorisé que pour les nécessaires pleins de carburant. Si les deux hommes dérogent à la règle, ils le savent, ils iront rejoindre la cargaison. Partageant la minuscule cabine, se relayant au volant, Vieux et Gros se dévoilent peu à peu l'un à l'autre dans la sécurité relative de leur dépendance mutuelle. La route, semée d'embûches, les conduira-t-elle au légendaire Mictlán, le lieu des morts où les défunts accèdent, enfin, à l'oubli ...
La vespasienne représentait un petit bout de zone libre, plus libre encore que la zone non occupée : sans pétainistes ni gaullistes, la vespasienne n'appartenait ni à Paris ni au présent, elle perpétuait la liberté d'autrefois, les années folles, lorsqu'on n'exigeait pas de choisir, qu'il n'y avait d'engagement qu'esthétique et qu'on ne parlait de pureté et de morale que dans les luxueux salons des maisons closes. " Novembre 1941. Paul-Jean Lafarge, directeur de La Revue des lettres, est un homme sans opinion ni autre passion que la poésie. Depuis sa fenêtre, il observe la vespasienne de sa rue, où se pressent habitués et inconnus. Jusqu'au jour où, constatant un étrange manège, il s'y rend et y découvre un pistolet et deux chargeurs. C'est le début d'un engrenage qui va bouleverser un quotidien étriqué que même la guerre n'avait pas ébranlé. Paul-Jean Lafarge est sommé de choisir son camp, tandis que la vespasienne, espace jadis neutre, devient la scène où s'affrontent les passions d'un univers en flammes... Dans ce tableau cruel et drôle du Paris occupé, hanté par les fantômes de Montherlant, Brasillach et Drieu la Rochelle, Sébastien Rutés fait de la vespasienne une allégorie de la débâcle politique et morale d'une époque.
Avril 1950. Gringoire Centon est traducteur pour la Série Noire. Parlant mal l'anglais, il fait traduire son épouse en cachette et se contente de transposer le résultat dans un argot approximatif qu'il apprend dans des bistrots mal famés. Désireux de devenir écrivain lui-même, il se laisse entraîner par un drôle d'Américain dans une rocambolesque affaire de truands lettrés, de faux manuscrits et de vrais gangsters, sur fond de guerre culturelle Est-Ouest et de lutte entre anciens et modernes pour la recomposition du Milieu parisien.
Bentancor Marrtín ; Aubergy Jacques ; Ferrari Alej
Ce livre n'a pas une seule tache d'encre volontaire qu'il faudrait déchiffrer. Quelques photographies l'accompagnent, mais elles ne prétendent qu'engager un dialogue avec les textes et les lecteurs, en aidant l'imagination ou en renforçant l'image intérieure de la Tercera Sección qui se dessine au fil des pages et des mots. La géographie ou l'histoire réelles de ce terroir situé en Uruguay ont moins d'importance que l'autre dimension que la mémoire personnelle, familiale et sociale qui construit un nouvel espace «â??hybride entre celui, réel, de la Tercera Sección et un autre, créé selon ma fantaisie, et qui, avec le temps, a peu à peu dévoré le premierâ??», comme l'a dit Martín Bentancor.
Pablo Green, plongé dans son inconstance mentale, peut avoir des moments de grande lucidité mais aussi tomber dans une folie paranoïaque. Entre ces deux états, se déroule le récit extravagant, surprenant et parfois désopilant de Saint Remède. Il s'agit de décrire les transformations de ce jeune homme d'abord meurtrier de sa mère atteinte d'un mal incurable et qui devient, plus tard, un assassin en série. Une longue série qui débute avec la voyante et le médecin qui abusèrent de la confiance de Madame Green. Suivront, le voisin du dernier étage qui ne cesse de le torturer avec sa trompette, le concierge de l'immeuble, bel exemple de violence domestique, un médium sans scrupules. Et d'autres personnages vont s'ajouter à la liste. Pablo Green, un serial-killer au patronyme anglais qui, précisément, note ses pensées les plus épouvantables dans la langue d'un poète de la Beat Generation qu'il vénère. Pablo Green, un personnage-auteur, détracteur d'un romancier français contemporain, qui a des entretiens par téléphone avec deux grands écrivains latino-américains dans l'au-delà. Tout est possible mais tout est crédible. Tout est abracadabrant et étincelant mais aussi extrêmement sérieux avec le plus cru et le plus obscur de la condition humaine.