Comment expliquer la place centrale du religieux dans des sociétés sécularisées ? Cet ouvrage aborde cette question à partir d'une sociologie politique du religieux en prenant pour objet le regain de l'orthodoxie en Géorgie postsoviétique. Silvia Serrano montre que la pertinence sociale de l'orthodoxie tient non pas à ses énoncés religieux propres et à une religiosité accrue, mais à ce qu'elle rend possible dans le champ politique. Elle est constitutive de deux types de dynamiques politiques : d'une part, elle est au coeur de la reformulation de l'identité nationale à l'oeuvre depuis l'indépendance de la Géorgie en 1991 et, d'autre part, en raison des investissements dont elle fait l'objet, elle produit des clivages éminemment politiques. Cet ouvrage dégage les logiques populistes par lesquelles le religieux réintroduit une dimension conflictuelle du politique. En s'inscrivant dans des débats sur les dynamiques de sécularisation/ dé-sécularisation, sur la persistance du fait religieux et son rapport à la modernité, sur la politisation du religieux dans un contexte de libéralisation des systèmes politiques, ce livre fournit un cadre d'analyse novateur pour l'étude des relations entre religieux et politique dans le monde contemporain. Silvia Serrano est politiste, professeure à Sorbonne Université et chercheure au Centre d'étude des mondes russe, caucasien et centre-européen à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris) et à Eur'Orbem (Sorbonne Université).
Nombre de pages
310
Date de parution
22/10/2018
Poids
490g
Largeur
160mm
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EAN
9782811125561
Auteur
Serrano Silvia
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20181022
Nombre de pages
310,00 €
Disponibilité
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Tbilissi, novembre 2003: Édouard Chevardnadze, président en exercice, ancien premier secrétaire du parti communiste géorgien et dernier ministre des Affaires étrangères de Mikhaïl Gorbatchev, se voit contraint de remettre sa démission... Faut-il voir dans la " révolution des roses " un coup d'État préparé en sous-main et motivé par des considérations stratégiques? Les nouveaux États seraient-ils condamnés à n'être que le jouet des volontés impériales " ? Pré carré de la Russie, poste avancé des États-Unis ou nouveau voisinage de l'Europe, où en est le Caucase? Prise en étau entre les " Grands ", la Géorgie offre un éclairage exemplaire sur les difficultés d'une accession à l'indépendance. Sa volonté d'affranchissement de la tutelle russe la conduit à nouer des alliances jugées tout aussi aliénantes, alors même qu'elle cumule depuis les années 1990 l'ensemble des problèmes apparus dans l'espace post-soviétique: conflits ethniques, effondrement économique, troubles sociaux... Un ouvrage indispensable pour ceux qui veulent comprendre les politiques étrangères des petits États et l'importance des identités nationales dans la sortie d'empire.
Cet ouvrage richement illustré approfondit la connaissance de l'infini au-delà du principe mathématique. Il dévoile 150 théories sur les liens entre l'infini et l'espace, la religion, l?énergie, la pensée, la probabilité, l?éternité, la géométrie ou le calcul. Il s'intéresse à la théorie du Chaos, aux fractales de Mandelbrot ou encore aux QR codes. Il s'interroge sur l'infini de Jorge Luis Borges, la dialectique de l'infini de Hegel et lève le voile sur les symboles que recèlent l'Ouroboros, le Phénix, La Fontaine de Jouvence et bien d'autres...Ces notions, clairement définies et expliquées de façon agréable, sont organisées par domaines de connaissances, science, mathématiques, technologie, art, philosophie et symbolique. Un ouvrage enthousiasmant qui pose les bases d'une réflexion passionnante.
Sciences, physique fondamentale et appliquée, mathématiques, philosophie, art et symboliqueL'infini est un concept bien plus large que sa seule appréhension mathématique. Passionnant et vertigineux, il a nourri et intrigué savants, scientifiques mais aussi artistes et penseurs depuis des siècles... et pourtant, il semble toujours aussi impalpable ! Cet ouvrage richement illustré se penche sur cette question fascinante. Il développe 150 théories sur les liens entre infini et espace, religion, énergie, pensée, probabilité, géométrie ou calcul. Il s'intéresse à la théorie du Chaos, aux fractales ou encore aux QR codes. Il s'interroge sur l'infini de Borges, la dialectique de l'infini de Hegel et lève le voile sur les symboles que recèlent le Phénix, La Fontaine de Jouvence et bien d'autres encore... Ces notions, clairement définies et expliquées de façon abordable, sont organisées par domaines de connaissances : sciences, mathématiques, technologie, art, philosophie et symbolique. Un ouvrage enthousiasmant, qui pose les bases d'une réflexion captivante.
Rupnik Jacques ; Tinguy Anne de ; Serrano Silvia ;
L'Union européenne fait face à la double contrainte de stabiliser ses périphéries et d'éviter l'inclusion comme seule finalité de ses relations avec ses nouveaux voisins. Quelles sont en effet les limites géographiques, institutionnelles et politiques du processus d'élargissement ? L'Union peut-elle poursuivre l'" européanisation " de sa périphérie sans offrir de perspective d'intégration ? Quel type d'influence l'Union peut-elle exercer sur son voisinage proche qui ne passe pas par l'élargissement ? Une analyse des politiques de voisinage, de leur réception par les pays concernés (Ukraine, Géorgie, Moldavie, Balkans, pays de la Méditerranée, Turquie), et un éclairage des enjeux auxquels l'Europe doit répondre, des frontières russes au partenariat euroméditerranéen.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.