Les rapports anciens et complexes, harmonieux ou conflictuels selon les occurrences, de l'art avec la société et avec l'Etat, constituent l'épine dorsale des réflexions déployées ici. Dans quelle mesure précisément l'analyse des liens existant entre les facultés humaines emblématiques - à savoir l'entendement, l'imagination et la sensibilité - permet-elle de comprendre les rapports entre l'art, la société et l'Etat ? Que peuvent l'art et la culture en général, dans l'avènement du bien-être individuel et collectif ? Dans le contexte particulier du Niger, pays aujourd'hui confronté au terrorisme, aux épidémies, au chômage, à l'analphabétisme, etc., en quoi les artistes contribuent-ils à la consolidation de l'engagement citoyen, véritable antidote à ces fléaux dévastateurs ? Telles sont les principales interrogations auxquelles ce livre essaie de répondre.
Nombre de pages
244
Date de parution
18/06/2019
Poids
300g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343177816
Titre
Art, Etat et société
Auteur
Serki Mounkaïla Abdo Laouali
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
300
Date de parution
20190618
Nombre de pages
244,00 €
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Cet ouvrage procède à un examen critique de la sphère de l'art en général, des activités de création artistique et de jouissance esthétique en particulier, à une période où se pose avec une extrême acuité la question cruciale des rapports de l'art aux autres pans de l'existence humaine. L'approche, qui s'appuie sur l'histoire de l'esthétique, mais fait aussi appel à l'histoire de l'art et à la culture philosophique en général, permet de cerner les nombreux contours de cette réalité hybride et pas toujours facile à saisir, qu'est aujourd'hui devenu l'art. Après l'examen des vertiges modernes et de l'engrenage postmoderne ayant marqué l'évolution de cette sphère, l'accent est mis sur l'art contemporain en général, tiraillé entre la logique marchande et l'instrumentalisation, puis sur l'art africain contemporain en particulier, qui se débat entre leurres et lueurs, entre ombre et lumière, entre espoir et désespoir.
Le présent ouvrage tente de répondre à une préoccupation constante des chercheurs, soucieux d'une gestion optimale de leur temps et de leur énergie pour réaliser dans les délais impartis un travail scientifique. Entre autres, sont analysées les normes académiques et les principales exigences de forme et de fond requises en la matière.
Le présent ouvrage collectif rappelle les enjeux autour de l'acte de philosopher, s'interroge sur la problématique de son effectivité, réitère sa pertinence, évalue sa portée et propose non seulement des perspectives d'amélioration des relations entre le philosophe et la société, mais aussi et surtout des orientations nouvelles qu'exigent les contextes nouveaux. Constituant un précieux instrument dans la compréhension de la tâche du philosophe et des écueils qui le guettent, il pourrait en même temps être un supplément à ne point négliger qui permettrait aux autres, non philosophes, d'avoir une attitude avertie, avisée, vis-à-vis du philosophe et de son rôle au sein de la société.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...