L'histoire de la théorie des quanta s'identifie presque avec celle de la physique moderne. Aucune théorie ne s'est révélée à ce point prestigieuse et fructueuse. Et pourtant, ses fondements n'ont cessé de poser d'immenses questions qui ont divisé les physiciens. Trois problèmes étaient en discussion (réalité, compréhensibilité, causalité) : les entités microscopiques (électrons, photons, atomes etc...) existent-elles objectivement dans la réalité matérielle ? si tel est le cas, peut-on comprendre la structure et l'évolution des processus atomiques et construire des modèles correspondant à la réalité ? les lois de la physique permettent-elles d'attribuer une cause à chaque effet observé ? A ces questions, l'école de Copenhague, avec Bohr, Heisenberg et d'autres, a répondu négativement et a réussi à imposer son point de vue, en dépit des objections critiques d'Einstein, de Schrödinger, de Louis de Broglie, tenants d'une position réaliste. Des expériences nouvelles et récentes amènent aujourd'hui à une réévaluation imminente de la théorie.
Nombre de pages
236
Date de parution
08/01/1992
Poids
302g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782082111652
Titre
Le Grand débat de la théorie quantique
Auteur
Selleri Franco
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
302
Date de parution
19920108
Nombre de pages
236,00 €
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L'histoire de la théorie des quanta s'identifie presque avec celle de la physique moderne. Aucune théorie ne s'est révélée à ce point prestigieuse et fructueuse. Et pourtant, ses fondements n'ont cessé de poser d'immenses questions qui ont divisé les physiciens. Trois problèmes étaient en discussion (réalité, compréhensibilité, causalité) : - les entités microscopiques (électrons, photons, atomes etc...) existent-elles objectivement dans la réalité matérielle ... - si tel est le cas, peut-on comprendre la structure et l'évolution des processus atomiques et construire des modèles correspondant à la réalité ... - les lois de la physique permettent-elles d'attribuer une cause à chaque effet observé ... A ces questions, l'école de Copenhague, avec Bohr, Heisenberg et d'autres, a répondu négativement et a réussi à imposer son point de vue, en dépit des objections critiques d'Einstein, de Schrödinger, de Louis de Broglie, tenants d'une position réaliste. Des expériences nouvelles et récentes amènent aujourd'hui à une réévaluation imminente de la théorie.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.