Le Japon peut-il devenir une grande puissance politique? L'image persistante d'un pays incapable de peser sur l'ordre du monde a pour origine la Constitution pacifiste, adoptée aux lendemains de la seconde guerre mondiale, par laquelle le Japon a définitivement renoncé à la guerre. Or, depuis une quinzaine d'années, le débat sur l'avenir de cette Constitution ne cesse de se développer et de nombreuses évolutions législatives ont permis aux Forces d'autodéfense japonaises d'intervenir à travers le monde, y compris récemment en Irak. Progressivement, le Japon s'affranchit des contraintes de l'après-guerre et tend à devenir un acteur "normal" de la vie internationale. Cette évolution est bien sûr accélérée par la reconfiguration géopolitique mondiale, consécutive à la chute du Mur de Berlin et à l'apparition de nouvelles menaces. Le présent ouvrage fait le point sur l'histoire récente de la question militaire au Japon et analyse, pour la première fois, toute la complexité du tiraillement, spécifiquement japonais, entre une fidélité aux principes pacifistes et la quête d'une plus grande liberté d'action et d'une nouvelle identité politique. Biographie de l'auteur Éric Seizelet est professeur des Universités à l'université Paris Diderot. Ses recherches portent notamment sur les institutions politiques et judiciaires du Japon moderne et contemporain. Régine Serra est enseignante et chargée de mission à Sciences Po ainsi qu'à l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Nombre de pages
210
Date de parution
05/03/2009
Poids
318g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782251722047
Titre
Le pacifisme à l'épreuve. Le Japon et son armée
Auteur
Seizelet Eric ; Serra Régine
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
160
Poids
318
Date de parution
20090305
Nombre de pages
210,00 €
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Résumé : Depuis 1999, le gouvernement japonais a entrepris une vaste réforme de la justice : accroissement des moyens financiers et en personnel, meilleure participation des citoyens, rénovation des professions de justice, adaptation du système judiciaire nippon aux contraintes de la globalisation économique. L'idée d'une justice plus performante et plus proche du justiciable fait son chemin, dans un pays souvent considéré comme rebelle à la chose juridique, et peu enclin à recourir aux tribunaux pour régler les conflits. C'est dans ce contexte de modernisation, sans doute la plus importante de l'après-guerre, que cet ouvrage en forme de bilan présente, pour la première fois à un public français, une synthèse de l'organisation et surtout du fonctionnement de l'appareil judiciaire de l'empire du Soleil levant, mais aussi de ses faiblesses et de ses blocages. Et si, en définitive, la réforme de la justice, après celle de l'éducation et de l'administration, n'était que le dernier grand chantier avant la révision de la loi fondamentale ? Une mise en contexte nécessaire pour comprendre les enjeux actuels de la " refondation " du système politique japonais, et situer la place du pouvoir judiciaire dans la " troisième modernisation " du pays, après la restauration de Meiji, en 1868, et la démocratisation, en 1945.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.