En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Les cahiers de la SIELEC N° 15 : Littérature et imaginaire colonial en France avant 1914
Seillan Jean-Marie
KAILASH
20,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782842682439
Depuis que la France s'est donné au XIXe siècle le statut de puissance impériale, les adjectifs dérivés par préfixation du mot colonie se sont multipliés. Colonial, anticolonial, postcolonial, décolonial disent la vitalité de la réflexion et le poids du contentieux que cette aventure a alimenté. Or, loin d'être liquidé, ce legs revient sans cesse à l'actualité sous forme d'événements de politique étrangère et de débats idéologiques. Encore doit-on, pour cerner la nature de cet héritage, connaître la façon dont les colonisateurs concevaient ce qu'ils nommaient leur mission et, pour cela, se retourner vers l'époque précoloniale de la conquête. Les historiens ont, certes, analysé les documents officiels, les correspondances administratives ou privées, la foule de témoignages publiés dans la presse de l'époque, etc. Mais un champ d'information reste sous-exploité, celui des fictions romanesques publiées avant 1914. Cette littérature à public populaire parlait moins à l'intelligence qu'à l'imaginaire ; en prétendant informer, elle produisait des clichés qui se diffusaient plus aisément que les vérités factuelles. C'est pourquoi le présent ouvrage s'intéresse aux lecteurs français qui partaient pour l'Afrique comme soldats, fonctionnaires, agriculteurs, commerçants, etc. Relire les romans qu'ils avaient lus apporte des éléments de réponse à des questions à la fois simples et complexes : que savaient-ils de ce continent en bouclant leurs cantines ? quels mondes inconnus s'attendaient-ils à trouver ? quel type d'humanité croyaient-ils découvrir dans les hommes qui y vivaient ? qu'entendaient-ils leur apporter et recevoir d'eux en retour ? Et, question plus délicate : que subsiste-t-il de leurs croyances dans l'image que nous nous faisons, aujourd'hui, des peuples de ce continent ? Nombre des écrivains sollicités ici sont tombés dans l'oubli. Mais s'ils ont rédigé leurs romans sans ambition esthétique, sans esprit critique ni autocensure, gageons qu'ils ont beaucoup à nous dire sur les fantômes et les fantasmes qui interfèrent encore dans les relations entre la France et l'Afrique.
Nombre de pages
448
Date de parution
11/01/2024
Poids
604g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782842682439
Titre
Les cahiers de la SIELEC N° 15 : Littérature et imaginaire colonial en France avant 1914
Auteur
Seillan Jean-Marie
Editeur
KAILASH
Largeur
140
Poids
604
Date de parution
20240111
Nombre de pages
448,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Des Tragiques d'Agrippa d'Aubigné à la photobiographie, des Dialogues de Jean-Jacques Rousseau aux romans de science-fiction, des tragédies chrétiennes de Racine aux psaumes occitans, cette étude, de par la diversité des cas étudiés, montre que l'émergence d'un genre nouveau n'est pas seulement un problème de filiation littéraire, mais constitue le témoignage indirect et pour partie déchiffrable des transformations idéologiques et épistémologiques de son temps.
Résumé : Avec ce volume sur le désenchantement colonial, la SIELEC a voulu à nouveau sortir des sentiers battus : si beaucoup de travaux ont abordé l'idéologie de la conquête, analysé une littérature souvent vouée à la célébration de l'Empire et de son oeuvre, plus rares sont les études qui s'intéressent aux doutes, aux inquiétudes, au malaise qui se dégagent de nombreux récits, et pas seulement des livres clairement engagés dans la critique de la colonisation. Or, ce qui est frappant, c'est l'extrême diversité de ces textes, parfois venus d'administrateurs et de militaires, qui laissent s'exprimer une désillusion qui vient contredire les accents épiques et exaltés de toutes les formes de propagande. Il va de soi que ces grands thèmes de la désillusion et du désenchantement ne se présentent pas sous le même éclairage selon les continents : du Maghreb (O. du Puigaudeau, Jérôme et Jean Tharaud, Aline de Lens) à l'Afrique noire (M. Leiris, G. Balandier, Simenon...), les nuances sont sensibles, comme le montrent plusieurs articles de ce livre. Désillusions d'un fonctionnaire colonial à peau noire, comme René Maran, et ailleurs, démystification du discours missionnaire, pessimisme du regard, souvent, quand on compare l'Afrique vécue à l'Afrique rêvée : dans tous les cas, la conviction que la réalité quotidienne (de la brousse, du désert, ou de la colonie elle-même) est bien différente de celle que voudrait imposer la rhétorique dominante. Pour certains auteurs (Malraux, Aragon), la critique se fait plus directement politique, et ne se limite pas à regretter les défaillances d'un système : elle en dénonce les fondements. Les contrastes sont non moins évidents lorsqu'on aborde le vaste continent de l'anglophonie, d'où se détachent quelques cimes. Faire se côtoyer des écrivains universellement reconnus et des auteurs plus confidentiels, mais dont le propos peut aussi bien que celui des plus grands jeter un éclairage cru sur les failles et lézardes de toute une époque, est aussi l'un des objectifs de nos Cahiers. Comme pour les précédents volumes, le thème choisi est volontairement complexe et problématique. Il permet de mieux comprendre à quelle profondeur et à quel niveau d'analyse des textes littéraires peuvent parler de problèmes contemporains, affronter les questions historiques les plus cruciales et aller au coeur de ces nouveaux mondes nés de l'expansion coloniale de l'Europe.
Bollywood Bombay est une nouvelle aventure du détective Feluda et de son jeune acolyte Tapesh. Jayatu vient de recevoir une proposition bien excitante : l'adaptation de son dernier roman policier - Les Bandits de Bombay - par un réalisateur très populaire. Ses amis Feluda et Tapesh proposent de l'accompagner sur le tournage de "la scène clé" à Bombay. Mais tout cela sent le mystère et l'aventure car dès leur arrivée dans la capitale du cinéma, un meurtre est commis et cette sombre affaire ressemble à s'y méprendre à celle imaginée par l'écrivain, fort peu rassuré d'ailleurs... Un roman court et savoureux dans lequel Satyajit Ray décrit avec amusement et ironie subtile les grosses ficelles du film bollywoodien. Le regard d'un grand maître sur un genre de cinéma qui sort aujourd'hui des frontières indiennes.
En 1931, Andrée Viollis, grand reporter au Petit Parisien, principal quotidien de l'époque, arrive en Indochine, la conquête militaire est depuis longtemps achevée. En 1893, la France avait créé l'Union indochinoise qui regroupait les colonies et protectorats et du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Elle témoigne dans ce texte, entre reportage et journal, de la dure réalité de la colonie souvent bien éloignée de la langueur exotique décrite dans les romans de l'époque dont certains néanmoins évoquaient la brutalité des colons et de leurs soutiens locaux. Durant les prémices de la guerre d'indépendance de l'Indochine qui deviendra le Vietnam, nombre d'atrocités sont commises par des militaires, des légionnaires et autres représentants de l'autorité française. La France finira, dix ans après la publication de ce livre qui suscitera bien des critiques en métropole, par perdre le "joyau" de son empire colonial. A l'heure de la reconnaissance et de la repentance il faut tout de même faire la part des choses, reconnaître les abus mais ne pas oublier que beaucoup, parmi les Français ont souffert de cette brutalité et firent de leur mieux pour alléger les souffrances du peuple indochinois, des médecins, infirmières, religieux, journalistes et écrivains... qui ne cessèrent de dénoncer ces excès. Andrée Viollis a eu le courage d'écrire ces pages documentées, ce qui, à l'époque, n'était pas rien...
Songez, quand vous découvrirez ou retrouverez le Cambodge des temples, Angkor-Vat, le Bayon, le Bapuon, Banteay Srei, Prah Khan... que l'immense cité des rois khmers fut reconstruite pierre à pierre par les hommes de l'Ecole française d'Extrême-Orient à partir des années 1900. En 1901, Pierre Loti s'assoupit à l'ombre des géants du Râmâyana, pendant que Charles Carpeaux, le fils du sculpteur, se débat avec les tentacules des banians qui emprisonnent les tours à visage du Bayon. Paul Claudel, lui, croit rencontrer à Angkor-Vat Satan personnifié. Quant à André Malraux, il vient à Angkor en 1923 pour dérober, à Banteay Srei, plusieurs déesses sculptées en bas-relief. De nouveaux documents, retracent l'équipée de l'écrivain au Cambodge.