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Les cahiers de la SIELEC N° 6 : Le désenchantement colonial
Durand Jean-François ; Seillan Jean-Marie ; Sévry
KAILASH
15,00 €
Épuisé
EAN :9782842681876
Avec ce volume sur le désenchantement colonial, la SIELEC a voulu à nouveau sortir des sentiers battus : si beaucoup de travaux ont abordé l'idéologie de la conquête, analysé une littérature souvent vouée à la célébration de l'Empire et de son oeuvre, plus rares sont les études qui s'intéressent aux doutes, aux inquiétudes, au malaise qui se dégagent de nombreux récits, et pas seulement des livres clairement engagés dans la critique de la colonisation. Or, ce qui est frappant, c'est l'extrême diversité de ces textes, parfois venus d'administrateurs et de militaires, qui laissent s'exprimer une désillusion qui vient contredire les accents épiques et exaltés de toutes les formes de propagande. Il va de soi que ces grands thèmes de la désillusion et du désenchantement ne se présentent pas sous le même éclairage selon les continents : du Maghreb (O. du Puigaudeau, Jérôme et Jean Tharaud, Aline de Lens) à l'Afrique noire (M. Leiris, G. Balandier, Simenon...), les nuances sont sensibles, comme le montrent plusieurs articles de ce livre. Désillusions d'un fonctionnaire colonial à peau noire, comme René Maran, et ailleurs, démystification du discours missionnaire, pessimisme du regard, souvent, quand on compare l'Afrique vécue à l'Afrique rêvée : dans tous les cas, la conviction que la réalité quotidienne (de la brousse, du désert, ou de la colonie elle-même) est bien différente de celle que voudrait imposer la rhétorique dominante. Pour certains auteurs (Malraux, Aragon), la critique se fait plus directement politique, et ne se limite pas à regretter les défaillances d'un système : elle en dénonce les fondements. Les contrastes sont non moins évidents lorsqu'on aborde le vaste continent de l'anglophonie, d'où se détachent quelques cimes. Faire se côtoyer des écrivains universellement reconnus et des auteurs plus confidentiels, mais dont le propos peut aussi bien que celui des plus grands jeter un éclairage cru sur les failles et lézardes de toute une époque, est aussi l'un des objectifs de nos Cahiers. Comme pour les précédents volumes, le thème choisi est volontairement complexe et problématique. Il permet de mieux comprendre à quelle profondeur et à quel niveau d'analyse des textes littéraires peuvent parler de problèmes contemporains, affronter les questions historiques les plus cruciales et aller au coeur de ces nouveaux mondes nés de l'expansion coloniale de l'Europe.
Nombre de pages
503
Date de parution
25/02/2010
Poids
678g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782842681876
Titre
Les cahiers de la SIELEC N° 6 : Le désenchantement colonial
Auteur
Durand Jean-François ; Seillan Jean-Marie ; Sévry
Editeur
KAILASH
Largeur
140
Poids
678
Date de parution
20100225
Nombre de pages
503,00 €
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En empruntant à Marguerite Yourcenar le titre de l'un de ses meilleurs romans, mais en lui donnant un sens tout à fait différent, ce livre, qui reprend l'ensemble des communications faites lors du Colloque organisé par notre Association les 12 et 13 mai 2006, à Paris, à l'Institut de France, voudrait s'interroger sur la dimension sombre, tragique, cruelle de l'œuvre mauricienne aussi bien dans les essais, les romans que les écrits journalistiques : " Nous avons appris, et dès notre jeunesse, que l'homme est né féroce. Un jeune français qui va à l'école et qui aime les livres connaît tout de l'homme dès qu'il a ouvert Montaigne, Racine, Pascal. " Cette remarque du Journal trouve d'innombrables échos dans toute l'œuvre. il suffit, pour s'en convaincre, de relire la Vie de Jésus de 1936, aux accents tragiques qui atteignent des sommets inégalés, comme dans l'évocation de la nuit de Gethsémani : " Tout homme, à certaines heures de son destin, dans le silence de la nuit, a connu l'indifférence de la matière aveugle et sourde. La matière écrase le Christ. Il éprouve dans sa chair l'horreur de cette absence infinie. " A l'évidence, cette angoisse du vide, cette horreur ressentie devant la cruauté et la violence du monde décrivent une tonalité essentielle de la création mauricienne, à laquelle on peut, bien sûr, opposer un autre versant de l'œuvre, celui ou triomphe l'éternelle jeunesse de la Grâce. Mais l'univers romanesque n'en portera pas moins partout les traces de tensions intérieures et de contrariétés, qui contribuent beaucoup aux atmosphères les plus incandescentes et dures des romans. Dès lors, se dégage de tous les textes, fruits d'une écriture acérée qui excelle dans l'art si classique de la destruction des masques, une fascinante poétique de la noirceur, laquelle exprime d'ailleurs parfaitement, faut-il le rappeler, le visage le plus obscur d'un siècle qui a su franchir des degrés indicibles dans l'horreur. Or, ce noir Mauriac est bien notre contemporain capital.
Ce nouveau livre de l'Association Internationale des Amis de François Mauriac approfondit un point essentiel, celui de l'enracinement religieux d'une oeuvre qui, si elle a connu, au fil des décennies, des infléchissements et des évolutions, a toujours maintenu, dans les essais comme dans les romans, un lien substantiel et nourricier avec un christianisme venu de la plus lointaine enfance.
Cet ouvrage propose un nouveau regard rétrospectif sur le continent englouti des littératures coloniales : la distance historique, l'apaisement des passions, l'utilisation, désormais courante en critique littéraire, d'outils empruntés à d'autres champs du savoir (linguistique, anthropologie, histoire culturelle) permettent de poser à ces littératures de nouvelles questions et de réévaluer leur place dans cette vaste ère historique tumultueuse et violente - l'ère des Empires - qui a vu l'expansion planétaire de l'Europe, les guerres mondiales et le choc en retour de l'émergence de jeunes nations indépendantes. Quelques-uns des meilleurs spécialistes, universitaires européens et africains, se sont associés pour rédiger cet ensemble d'études composé de trois volumes qui rend plus familières ces littératures mal connues en dépit de leur grande qualité et de leur extrême diversité. Ce premier tome, Afrique francophone : Découvertes, cerne la notion de " littératures coloniales ", dans ses rapports, entre autres, avec l'exotisme. Il aborde la question complexe des contacts de ces littératures, en amont avec les récits de voyage, les rapports de mission, etc., et en aval avec les expressions émergentes des futures littératures nationales. Le tome 2, Afrique francophone : Approfondissements, s'articulera autour du problème de l'altérité dans le roman colonial, des expériences d'" inculturation " d'auteurs qui ont vécu l'Afrique de l'intérieur et du traitement du thème africain dans des romans où triomphe l'imaginaire, tandis que le tome 3 proposera un panorama des littératures coloniales d'Afrique anglophone et lusophone, la Grande-Bretagne et le Portugal n'ayant pas mis en place les mêmes systèmes de colonisation que la France.
Bollywood Bombay est une nouvelle aventure du détective Feluda et de son jeune acolyte Tapesh. Jayatu vient de recevoir une proposition bien excitante : l'adaptation de son dernier roman policier - Les Bandits de Bombay - par un réalisateur très populaire. Ses amis Feluda et Tapesh proposent de l'accompagner sur le tournage de "la scène clé" à Bombay. Mais tout cela sent le mystère et l'aventure car dès leur arrivée dans la capitale du cinéma, un meurtre est commis et cette sombre affaire ressemble à s'y méprendre à celle imaginée par l'écrivain, fort peu rassuré d'ailleurs... Un roman court et savoureux dans lequel Satyajit Ray décrit avec amusement et ironie subtile les grosses ficelles du film bollywoodien. Le regard d'un grand maître sur un genre de cinéma qui sort aujourd'hui des frontières indiennes.
En 1931, Andrée Viollis, grand reporter au Petit Parisien, principal quotidien de l'époque, arrive en Indochine, la conquête militaire est depuis longtemps achevée. En 1893, la France avait créé l'Union indochinoise qui regroupait les colonies et protectorats et du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Elle témoigne dans ce texte, entre reportage et journal, de la dure réalité de la colonie souvent bien éloignée de la langueur exotique décrite dans les romans de l'époque dont certains néanmoins évoquaient la brutalité des colons et de leurs soutiens locaux. Durant les prémices de la guerre d'indépendance de l'Indochine qui deviendra le Vietnam, nombre d'atrocités sont commises par des militaires, des légionnaires et autres représentants de l'autorité française. La France finira, dix ans après la publication de ce livre qui suscitera bien des critiques en métropole, par perdre le "joyau" de son empire colonial. A l'heure de la reconnaissance et de la repentance il faut tout de même faire la part des choses, reconnaître les abus mais ne pas oublier que beaucoup, parmi les Français ont souffert de cette brutalité et firent de leur mieux pour alléger les souffrances du peuple indochinois, des médecins, infirmières, religieux, journalistes et écrivains... qui ne cessèrent de dénoncer ces excès. Andrée Viollis a eu le courage d'écrire ces pages documentées, ce qui, à l'époque, n'était pas rien...
Songez, quand vous découvrirez ou retrouverez le Cambodge des temples, Angkor-Vat, le Bayon, le Bapuon, Banteay Srei, Prah Khan... que l'immense cité des rois khmers fut reconstruite pierre à pierre par les hommes de l'Ecole française d'Extrême-Orient à partir des années 1900. En 1901, Pierre Loti s'assoupit à l'ombre des géants du Râmâyana, pendant que Charles Carpeaux, le fils du sculpteur, se débat avec les tentacules des banians qui emprisonnent les tours à visage du Bayon. Paul Claudel, lui, croit rencontrer à Angkor-Vat Satan personnifié. Quant à André Malraux, il vient à Angkor en 1923 pour dérober, à Banteay Srei, plusieurs déesses sculptées en bas-relief. De nouveaux documents, retracent l'équipée de l'écrivain au Cambodge.